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La langue verte et la cuite

La langue verte et la cuite

Tout homme d’esprit qui bâtit commence sagement par fonder la cuisine.

RABELAIS


LA LANGUE VERTE ET LA CUITE
ÉTUDE GASTROPHONIQUE SUR LA MARMYTHOLOGIE MUSICULINAIRE

linguophilée par
ASGER JORN
Directeur de l’institut Scandinave de Vandalisme Comparé
linguophagée et postpharyngée par
NOËL ARNAUD
Régent de ‘Pataphysique Générale
et de Clinique de Rhétoriconose au Collège de ‘Pataphysique
JEAN-JACQUES PAUVERT ÉDITEUR - 1968


Linguista sum :
linguistici nihil
a me alienum puto

ROMAN JAKOBSON

Prélude aux fines herbes

O my little nothing pretty little nothing
I love nothing better then my life.
I have nothing.
I can spend nothing.
and I take nothing
home to my wife.

(« Air de rien » à l’anglaise)

Hommage à l’Americaine

Le livre que vous allez déguster ici sur la cuisine des langues est le premier du genre. Ce fait surprenant trouve son explication dans l’obstacle, jusqu’à nos jours infranchissable, que dressait l’énigme cultelique de la personnalité. Strictement personnel, ce livre évidemment n’existe pas, puisque par définition ce qui n’existe pas n’est personne et que personne ne peut exister à l’heure présente.

Pourtant, les progrès fulgurants de la nouvelle zéromorphie scientifique nous ont permis de recoudre ce problème délicat grâce à la mise en œuvre d’une néan-technique largement computaine, nécessaire à la struction glutosonore de notre dia-marche ethnogastrique.

Pour avoir ainsi amplement satisfait notre soif auditive aux bonnes sources coulant de la source perdue, et heureusement retrouvée par les hommes de science d’aujourd’hui, nous avons saisi l’occasion de puiser dans des sources de premier cru déjà cuitées de l’art de demain.

Nous ne pouvons qu’imprimer notre plus vive reconnaissance et notre gratitude envers tous ceux qui ont montré une attitude mythophonique gracieuse, et de plus gratuite, d’une fécondité savoureusement poétique, humaine et savante.

Nous remerdions particulinairement la Gotiska Gastrophilselskabets Generalurskottet de Stockholm, la Bibliothèque Nationale à Paris, la Cave Coopérative de Vinification de Labastide-de-Lévis (Tarn), le Département des Arts Culinaires du Museum of Modem Art de New York, le W.Z.T.X. de Cambera, MM. Le Bide-Oie et Gréviste, le Genièvre de Wambrechies, la M.P. de Naples, le Groupement autonome des cuisiniers radicaux-socialistes de la Guadeloupe, le D.D.T. de Lausanne, et surtout le Docteur Umberto Gambetta, Facteur ès Lettres et titulaire de la Chaire de Barcelettologie de l’Université Brucciato d’Albisola, qui a bien voulu nous autoriser à parcourir ses riches collections de légendes populaires de tradition orale. Nous déplorons que le F.N.C.O.P. de Chicago ait refusé sa collaboration, pour des motifs que la science, autant que la morale, réprouve. Fort heureusement, le Pomiane College du Nebraska a compensé — et au-delà — cette défaillance inexplicable.

Sermon fumé

La Science des Marmythes culiphoniques, tel eût pu être le titre de ce livre, si nous n’avions été ramenés à des ambitions plus modestes par le sentiment amplement justifié que, sur la voix que nous essayons d’ouvrir, tout ou presque tout reste à dire, avant qu’on ait le droit de parler de marmythes véritables. En effet, si, comme nous l’espérons, l’homoconie sur la naissance de l’homme marque ici quelques points fumants, ceux-ci ne tiennent à rien autre qu’à une attitude résolue d’illuminé devant l’objet obscur qui, pour la première fois peut-être, nous autorise à considérer les marmythes d’un point de vue complètement chromique.

Les sciences pfuisiques de notre époque évoluent arbitrairement parmi les connaissances des œuvres d’une Nature qui, aux dires des savants, n’existe plus. L’homme lui-même et sa langue doivent sans conteste passer à la même marmythe et être servis un jour en tant qu’objet de connaissance scientifique, eux aussi. Cette connaissance démontrera inéluctablement le pouvoir de la liberté dans les jeux arbitraires de l’esprit, laquelle fait que l’homme est une langue et que la langue est, pour ainsi dire, un homme, ce qui n’est qu’une façon de parler et de se rendre intéressant, comme on peut toujours prétendre que l’art d’aujourd’hui demeure le futur antérieur à l’infinitif présent de la science d’aujourd’hui.

Ouverture gastrophonique

Si un morceau de suie tombe dans la soupe, et qu’il ne soit pas commode de l’en retirer, mêlez-la bien ; cela lui donnera un haut goût français.

Jonathan Swift,
Instructions aux domestiques.

Soupe au laiton

Le génial maître-queux Escoffier ne manquait jamais, dans ses hautes leçons, de mentionner et déplorer la disparition de la langue humaine.

Inventée il y a des milliers d’années, la langue humaine n’existe plus depuis vingt siècles, sauf peut-être à titre de curiosité folklorique dans quelqu’es groupes ethniques isolés de la civilisation moderne.

Admis que l’homme lui-même est d’invention toute récente, puisqu’il date de la grande Révolution française, il est intéressant d’observer que la langue humaine avait disparu plusieurs millénaires avant que l’homme entier ne devienne le plat de résistance. On distingue là une de ces multiples contradictions entre nature et culture qui caractérisent la science culinaire.

Nous ne pouvons qu’imaginer ce que fut la langue humaine cuisinée de mille façons savoureuses. Nous n’en restons pas moins au point zéro de la langue humaine, ce qui est, après tout, fort encourageant puisqu’une langue zéro a précisément pour fonction propre de s’opposer à l’absence de langue. L’infinité des zéros se répétant rend la langue possible. A condition de n’être point trop gourmand, on peut déjà, pour l’instant, se contenter de demi-portions. Ce ne sont pas les méta-langues qui manquent.

De nos jours, alors que l’homme est en voie de disparition, l’absence nomique de sa langue se fait de plus en plus sentir, surtout dans la. cuisine où l’absence de langues humaines laisse présager les pires catastrophes, puisqu’une cuisine alanguie n’est pas de la cuisine: c’est un échec, du point de vue tant culinaire que stronomique.

Ce livre gastronomique est écrit pour prévenir un tel désastre en remettant la langue à sa place astronomique, c’est-à-dire visuelle, comme fondement même de la cuisine.

Une cuisine qui ne se fonde pas sur la langue et ne fond pas sur la langue ne relève pas du code gustatif de l’anthropophagie structuralinguistique.

Potage sonhorrifique

Avec la linguistation culitonique, nous sommes - ainsi que nous l’avons précisé - passés dans le vide, ce qui exige une explication impliquée sur l’évidence avide antagonisante sous l’avidité évidente de la vidomorphie glossorielle.

Ici nous nous appuyons sur la mythification de la néantismogenèse nullogique exhaustive, exposée par l’éminent vidéologue Thomas v. Lehrstuhl, de l’Université de Nichtenheim dans son grand oeuvre (13 volumes): Eine kleine Nichtigkeit (« Un petit rien ») ou, au passage (vol. VI, pp. 179 sq.), il passe au passé de l’antique antitèse pour arriver au futur de la futèse, logiquement téléguidée par ce qui fut antérieur à l’antitèse, aujourd’hui démoderne.

Par une diavision dividuelle, il établit l’identité absolue entre le vide en tant qu’être et la vision en tant que devenir vidique. C’est ainsi que le devenir futuriste de la visionibilité glossorielle appartient à ce qui fut, et que la feue bonne cuisine est un mythe, ce qui, dans l’aspect culinographique, identifie le mythe avec le feu puisque le feu fut feu et la bonne cuisine fut. Cette mise au point fonde la diastructure de base, vidicule de notre futèse mythogastrique.

Après ce diapassement élastique du feu visionnaire dans le vide, envidé d’une vision auditive et vidiphile, nous pouvons dès maintenant nous installer dans la triple signividence scholastique, celle du vide, en soi vidu, du vidence, en soi dense, et du videur, en soi vidé, englobée par l’évidence dividée par le vidair (all.: lehrer).

Trombone in brodo

L’heureusologie scolairisée de la futuration futétique implique un problématisme étrologique inévitable pour la diamarche glossoculinaire. Sa nullité étronomique ne s’applique ni au cultificiel ni au naturafficiel puisque, artificielle, la glossificassité de sa naturalisation gastreuse s’achève par la culination de sa t:ulstructabilité nationale qui trouve son originalité dans la formule logique qui-sine, qua-non.

Une nouvelle détermométrie détermythique récemment déterrée par la computologie diatermostatistique révèle ici un mouvement qui va de mal en pire - en termes pirométriques - vers le déculte dénaturé, donc artificiel.

Rigaudon au tord-boyau

Cette dramatomorphie désastrologique émane plus précisément du mal immanuel vers le pire transcendié qui est la transpiration de l’inspiration expirée, comme le voudrait la formule à descarter: « Je pense, donc je sue ».

Ayant descarté tout ce qui sent suie, nous pouvons aussitôt. consacrifier notre force majeure, entière et sangsueur à la paradisologie sangsaucissonore, harmonimétrique et assauciale des défutées possédérées par l’heureusonomie id~~llusive ce qui permet d’entreprendre notre tachisme avec un optimysticisme largement pissimissible que soustend le mythe hellénique rappelé par Tonplat dans son dialogue sur l’origine du pissimisme:

Mm 1

Agamemnon et Alcibiade se promènent en devisant dans la cour du gymnase à l’ombre des cyprès proches. A brûle-pourpoint, Agamemnon demande à son compagnon: “ Alcibiade mon ami, ne serais-tu pas un spiritiste par hasard? » A quoi Alcibiade répond par une autre question: « Pourquoi cela? »

- Parce que, répond Agamemnon, tu pues fort les spiritueux.

Cette remarque spirituelle fut l’objet d’une longue suite de méditation? et de réflexions. Après quoi, Alcibiade demanda à son compagnon: « Agamemnon mon ami, ne serais-tu point par hasard un pissimiste ? »

Il est difficile d’analyser ce mythe à cause de la triple incertitude qui règne ici au sujet de la dévisagesse transludique du dialogue au bois templier des deux héros classiques. Encore qu’ils soient des spirites spectraux à l’aspectre spiritueux, on reconnait quand même en eux des êtres d’une versionomie purement olfactive.

Chiantinata

Mais il y a plus. L’olfaction spectrologique de la boissonnerie liquide des cypressions gymnasticulaires à brûle-pourpoint (par conséquent mise à feu et en cendres) dégage, d’une façon définitifervente, la puanteur des héros spectroculinaires de la cruauté pourrielle, en rattachant justement l’odoronomie corpusculaire à la cuite boirocratique, fondée sur la linguophagie boitelle des bouteilles boiteuses qui sont à la base même de l’eau de feu (donc de la boisson brûlante à laquelle on se chauffe), comme il est mentionné dans plusieurs marmythes d’une transparenté assez nébuleuse sur l’origine exstatistique de l’ivressemblance compénétrante de l’esprit alcoolastique chez les sauvages hyperbucoliques.

La busivation butologique, en contrastructuration à la débutation abusive, nous amène au but de notre effort, quand nous avons assez bu. Comme le spiritiste a bu, l’abus appartient au règne de l’esprit. C’est là que les disbutants finissent par buter l’un contre l’autre par fission d’emboissonnement. C’est net et clair.

Nous avons alors établi que, par les codages olfactomorphes, s’exprime la même opposition impertinente, de nature culinaire, entre la boisserie d’une cuite et le crustacé pourléché. Ensuite et surtout - du fait que nous disposons d’une preuve supplémentaire à l’appui de nos interprétations - nous allons établir qu’il existe aussi des preuves, dans le domaine puanthologique, de l’existence d’un incertificat méthodoratif qui exige qu’on se borne, pour le moment, à la soulignification de l’aspect transpiromorphe des émanations volatiles que nous dévulgariserons avec pudeur dans les pages suivantes.

Sonate en sole meunière

Auf seinen Nasen schreitet
einher das Nasobem
von seinem Kind begleitet.
Es steht noch nicht im Brehm.

Es steht noch nicht im Meyer,
und auch im Brockhaus nicht.
Es trat aus meiner Leyer
zum ersten Mal ans Licht.

Auf seinen Nasen schreitet
(wie schon gesagt) seitdem,
von seinen Kind begleitet,
einher das Nasobem.

Chr. Morgenstern.

Pupitre à concombres

Contrairement à toutes les prev1s1ons pissimistes, nous sommes parvenus à découvrir deux tribus sauvages qui apprécient hautement la langue et la recherchent avec ardeur. Ces tribus sont établies sur deux domaines mitoyens, à l’intérieur de l’agglomération parisienne; le premier de ces domaines se nomme Montparnasse et l’autre XIVe arrondissement. C’est là que nous avons recueilli les données de base de notre mémoire sur la langue crue et cuite, ses mythes et ses rites. Pour la commodité de l’exposé, nous désignerons désormais la tribu du Montparnasse par M et la tribu du XIVe arrondissement par 14 A.

La géographologie métrique qui déterme la doublùre diamétronomique des deux tribus étudiées établit la distincture de leur situlogement, suivant une méthode nettement spaciomorphe et superficile. Ce fait d’évidence n’empêche pas que les deux tribus cherchent à nous faire des histoires, abusives et imbuvables, au sujet de ce qu’il leur est advenu dans le passé.

Nous ne voulons pas d’histoires ! Et les libertés ainsi prises avec un texte mythique créent souvent des histoires fâcheuses, un mythe pouvant parfaitement contredire la réalité ethnogastrique à laquelle il prétend se référer. Cette distorsion - qui fait partie de sa structure - est toujours brouillée par l’histoiration dismythique qui, par là même, doit être exclue.

La raison pour laquelle nous dismythons les mythologies M et 14 A se voit confirmée par la comparaison des histoires qui se sont produites à cause des histoires que les deux tribus prétendent être leurs mythes d’origine, mais qui ne sont en réalité que ,des dismythes.

Le dismythe sur l’origine de la tribu M affirme:

Dm 1

C’est un pur hasard si notre tribu s’est localisée à Montparnasse. A l’origine, elle était migratrice, sans stationnement stable. Les annales de la légion romaine nous appelaient la tribu GLOUTONIQUE, et on nous craignait fort, et même outre mesure, à cause de notre courage fabuleux. Nous n’étions que des guerriers et cambrioleurs très paisibles.

Il est patent que les chromonotonies de ces histoires annales ne sont nullement mythiques, ce qui met en lumière la comparaison avec les histoires délyreuses de la tribu 14 A quant à son origine:

Dm 2

Notre tribu est d’origine alésiatique et occasionnellement sédentaire à ses moments de repos. Depuis son origine, elle s’est appelée la tribu GLOU-GLOU, et notre plus grande fête sacrée - qui durait toute l’année - consistait en la commémoration de la Prise de la Bouteille, au cours de laquelle notre peuple avait, avec ferveur, supporté les dures durées de la longue chaise d’Alésia. Nous n’avons jamais été des cambrioleurs, mais au contraire de braves pillards, ni courageux ni paisibles, mais héroïques et dignes de méfiance.

Il y a une contradiction diasensée entre ces deux dinamythes, contradiction creusée par la prétention des membres de la tribu M à une similituration entre le ton gloutonique et le bruit glou-glou d’un côté, de l’autre entre le ton culturomorphe et le bruit naturomorphe. Selon cette théorie, la tribu M devrait s’opposer à la tribu 14 A.

C’est en vain qu’une quantité d’ethnologues se sont penchés sur ce problême de la relation d’origine des deux tribus. Il s’impose pourtant de mentionner ici la fameuse hyperthèse, largement discutée, risquée par le sociologue italien Vitello Macchiato, suivant laquelle le mythe gloutonique et le mythe glou-glou n’étaient qu’une seule totalité holistique en diaversion tonique et bruitique, émanant à l’origine d’un unique peuple BRUITONIQUE. Cette proposition est tellement aberrante qu’elle a le mérite premier d’éluder tout commentaire extellecturel à son sujet.

Mais la triplicité de l’abus tributaire de ces dismythes imbuvables dépasse le manque de struction archilogique de leurs histoires, les oppositionnels en cause n’ayant rien vu ni rien compris pour la raison qu’ils étaient nettement entéressés dans cette affreuse confrontologie unilatérale et enterrible.

Soulignons que pour la réussite de notre diamarche éminemment scientifique il est de notre intérêt fondamental de rester entièrement désintéressés conformément à la loi qui veut que seul le non-intérêt peut avoir de l’intérêt puisque l’intérêt est sans intérêt au point de vue scientifique. Ainsi nous sommes sans intérêt, ce qui nous permet justement de nous intéresser, en vertu de la règle culimorphe: « on ne peut pas manger quand on a mangé ».

L’occasion nous est ainsi offerte de bondir immédiatement sur l’érotisme qui, avec raison, passionne nos lecteurs et les autres.

Omelette au bugle en chaleur

La structuration excitante des rapports sexuels entre les deux groupes M et 14 A s’appuie sur des règles très précises. Les hommes de la tribu M vont chercher des femmes dans la tribu 14 A, ce qui fait apparaître clairement une exogamie, laquelle se trouve dédoublée par une démarche bilatérale puisque les hommes de la tribu 14 A vont chercher des femmes de la tribu M, d’où le schéma suivant :

à quoi s’ajoute le fait que les hommes de la tribu M ne s’interdisent pas de chasser les femmes de la même tribu M et que les femmes de ladite tribu M partent volontiers à la chasse des hommes de leur propre tribu M, ce qui s’inscrit dans le schéma :

Pareillement, les hommes de la tribu 14 A courent après les femmes de la tribu 14 A et les femmes de la tribu 14 A après les hommes de la tribu 14 A, ce dont rend compte le schéma :

Ainsi l’exogamie observée au début de nos travaux se double d’une endogamie assez confortable, qui se définit par le schéma :

Il est fréquent que les hommes habitant le secteur 14 A passent le plus clair de leur temps en M. Le même phénomène s’observe pour les femmes de 14 A. Et le cas inverse n’est pas rare. Il arrive aussi qu’un homme ou une femme quitte le secteur 14 A et s’installe en M et vice-versa, ce qui implique un retour à la tribu abandonnée en vue des divertissements érotiques.

Enfin, une règle importante que nous avons pu dégager veut que, dans un nombre de cas non-négligeable, un homme de la tribu M, au lieu de courir derrière une femme, court derrière le derrière d’un homme, qu’il soit de la tribu M ou de la tribu 14 A. Il va sans dire qu’un homme de la tribu 14 A peut agir identiquement. Les femmes de la tribu M, comme celles de la tribu 14 A, se prennent aussi à courir derrière les femmes de M ou de 14 A. Ainsi se dessine le schéma :

Ce schéma se complète d’une flèche bilatérale pour indiquer le fait que deux hommes ou deux femmes peuvent se chercher réciproquement :

Mais il se produit aussi qu’un homme a part à la chasse d’un homme b qui est en chasse d’une femme c, d’où le schéma :

Cette femme c peut être en chasse d’un homme d, lui-même en chasse d’une femme e, et ainsi de suite, ce qui nous donne le schéma :

D’une grande fréquence est la chasse bilatérale, faussement définie comme le triangle érotomorphe. En effet, un homme a peut chasser deux femmes b et c en même temps :

Ces deux femmes peuvent de leur côté partager leur intérêt entre deux hommes, ce qui nous donne trois hommes (a; d; e) et le schéma :

Cette structure s’amplifie selon le nombre des hommes et des femmes impliquées, en sorte qu’on peut parfois la figurer ainsi :

Le fameux triangle érotomorphe ne se ferme que si l’homme a est attaché à deux femmes dont l’une (b) ou les deux (b, c) sont lesbiennes, ce qui donne les deux triangles :

ou encore, dans l’hypothèse de deux hommes (a, d) et d’une femme b, si l’un des hommes (a) est pédéraste et se passionne pour l’autre homme d ou si les deux hommes se passionnent l’un pour l’autre et vice versa :

Qu’un homme a chasse une femme b qui chasse un homme c qui chasse une femme d n’exclut pas l’hypothèse de la femme d chassant l’homme a. Il en résulte une circulation en carré — jugée à tort impossible — qui apparaît dans le schéma :

La pluralité des chasseurs et l’enchaînement de leurs volitions engendrent une structure circulaire connue sous le nom de cercle vicieux :

Les autres combinaisons découlant de ce système sévèrement structuré sont aisément prévisibles. Les hommes et les femmes qui ne respectent pas ces règles de rapports sexuels sont condamnés à vivre dans l’abstinence complète, à moins d’élargir leur domaine de chasse à l’extérieur des territoires des deux tribus, ce que font normalement la quasi-totalité des hommes et des femmes des deux tribus M et 14 A.

Contester la relation entre cette vue générale de l’érotisme de M et 14 A et la langue crue et cuite serait manifester un mépris total pour la bagatelle et les distractions.

Salome en tranches

C’est seulement à partir de la domestication zoologique et botanologique . que .la diamétrie linguophonique e.ntre les deux tribus se fait remarquer. Un mythe zoodomestique de la tribu 14 A nous éclaire en partie sur la zoodomythologie de l’origine cocurielle de la gallonomie en basse-cour:

Mm 2

Un grand coq très âgé est las de son parcours journalier qui lui fait courir toutes les poules en nombre grandissant et l’oblige à des efforts érotologiques et perpéturbatifs considérables. Le propriétaire de la basse-cour, qui, lui aussi, est un grand coureur à bout de souffle, comprend la situation, se procure un jeune coq de bonne race et l’introduit dans le poulailler.

Le vieux coq apprécie la relève, salue le jeune fervent et lui propose fraternellement de diviser le lot en parts égales. Ainsi chacun aurait sa dosé de plaisir. Mais le jeune coq ne veut rien savoir d’un compromis égallistique. Il se veut le dominateur poulistique de l’ensemble entier.

Comme if n’y a aucune possibilité de trahison, le vieux coq se voit contraint de trouver une solution définitive au problème et, à regret, il invite le jeune coq à une concurrence sportive: « Puisque nous sommes des coureurs, lui dit-il, nous allons trancher entre nous, par une course en cour, de qui aura l’empire de la bassecour. Nous allons faire la .course du parcours de la cour dix fois de suite, et le plus rapide gagnera. » Le jeune èoq, sûr de sa couragibilité, accepte immédiatement et ne refuse même pas de concéder au vieux coq quelques mètres d’avance, en considération de son âge avancé et de son long stage dans la cour. Sur ce, ils se mettent en route.

Le propriétaire suit avec intérêt la compétition, espérant assister à une vraie bataille de coqs. La tournure des événements le plonge dans une stupéfaction béate. Comme pour lui un vrai coq est essentiellement un coureur de poules, et non un coureur de coq dans une course de cour, et que le jeune coq, tout à son idée de rattraper le vieux coq, se désintéresse totalement des poules, le propriétaire retire à son nouveau pensionnaire toute son estime au fur et à mesure qu’il s’obstine dans sa chasse. Et soudain il sort de son ahurissement, prend son fusil et, d’un coup bien ajusté, l’abat avant que celui-ci ait réussi à le démoraliser et à démoraliser le vieux coq. « C’est un peu fort, s’exclame le propriétaire, voilà le troisième coq pédéraste qu’on me vend! ». Alors le vieux coq se remet à son labeur érotologique, tout en déplorant l’impulsivation de la jeunesse immunologue, expultante au fait qu’il y en avait assez pour tout le monde.

Après avoir pouliment fait la cour tout entière, à la grande satisfaction poulinaire de la poularité courante, le vieux coq se transforme en homme courtois et s’envole dans les plumes, légèrement poulettristé par son sort, cependant que le jeune coq se prend à bouillir de joie dans sa marmythe, avec des poireaux et des carottes.

Cette marmythe de la tribu 14 A pose un problème que nous n’avons pas encore résolu: quel sens faut-il attacher à la gallopade bizarre de ces deux gallantins en coquetence cocaire? Nous ne le résoudrons pas avant d’avoir approfondi la sensualité de la voix érotodoxe dans le prochain chapitre sur le rôt meunière. Il faut donc s’armer d’un peu de patience.

Si le coq se transforme, par métamorphosologie, en un homme, le contraire est évidemment succédé par bruitonomorphie gauloiserielle. Comme on sait qu’un bon coq est nécessaire pour faire une bonne cuisine coculinaire, de même il faut un bon homme pour faire le coq. Cette évidencerie n’entache en rien l’aspect coquentinal qui perspectivera notre suivante enquêtude.

Rôt meunière

Par conséquent, dans une culture qui s’adonne à l’érotomie, les rapports entre homme et femme prennent un sens ambigu et équivoque. Considérée à l’état brut, toute chaîne syntagmatique doit être tenue pour privée de sens, soit qu’aucune signification n’apparaisse de prime abord, soit que l’on croie croire percevoir un sens mais sans discerner si ce sens est le bon. L’érotomisme insensé n’a pas de sens. Pourtant l’érotomisme doit être senti et le sexualisme compris et étudié. Pour surmonter cette difficulté, nous procédons à une sensuration érotomatique.

Le problème sensomorphe est difficile à résoudre. Il impose une structuration de l’orientalisation se_nsationnelle pour ne pas choir dans l’arbitraire occidentel. On doit aussi retenir que les règles diasensuelles de l’érotonomie consensuelle sont contraires au dé-sens érotonomique démenti, cependant que l’insensé de l’érotomorphie mentie se présente dans la coulée d’un sensibitionnisme mathématico-logique élucidé dans ses variabilités positionnelles par Van de Velde dans son ouvrage enculinaire L’angue de 1.000 façons.

Ces réserves faites, nous nous hasarderons à suggérer la table immensionnellement sym-et-dia-bolique, que voici:

Struction des symboles sensuels

       
Sens Sens de traverse (descente)
Sens unique Sens de travers indescent et ascendant
Consens Sens indescent
Contresens Sens caché
Triple consens Sens de biais (ascendant et descendant)
Triple contresens Absens
Sens adverse Non-sens (insensé)
Sens deverse Mauvais sens
Sens conversé Sens interdit
Diasens (ou sens diverse) Bon sens
    Sens opposé (horizontal et devers)
    Sens vers et antagoniste

Rilettes Roméo

Après cette systématogenèse méthodotautologique, nous pouvons reprendre avec plus de sécurité la comparaison des couj:umes qu’on nomme respectivement l’érotomisme primitif et traditionnel et l’érotomie naturelle et culturelle. Ne craignons pas de regarder en face la difficulté que nous rencontrerons par la suite q’uand nous buterons contre le sens poético-artistique inclus dans le cadre mystique de la mythologie sensorifiée. Opposé au revers, le sens poétique est le sens des vers, extroverti aussi bien qu’introverti, perverti aussi bien que converti, et la notion du sens vers où il faut verser les vers forme ainsi un sujet de contraversion.

Comment qualifier alors la langue universelle? C’est un problème sur lequel nous nous pencherons quand nous en aurons le temps. Toutefois on doit déjà distinguer logiquement les nombreuses universalités en transversalisme polyversel. Nous constatons que l’univers est unique et uniquement vers, comme le veut la version sauvage de la tribu 14 A, tandis que ceux de la tribu M voient dans la polyversalité l’unique univers dans lequel on peut verser les innombrables univers de terre, d’air, de mer, etc.

Dès lors on comprend le sens très précis qu’il convient d’accorder au voca, lisme sensuel de la codachromie des vers. Nous retournons de la sorte à cet.te confrontologie diagrammatique. Mais il s’impose d’examiner au passage la question de la rhinogradation nasobémathique avant de conclure à la versificassité unistrielle, en vertu de la démarche glossopédantique sur le bout de la langue.

Abeilard fumé

Dans la version mythique des indigènes de 14 A, le sens poétique est uniquement une question de nez d’où on tire les vers. L’auditure gastrophonique, inverse de cette versionomie nasoïde, a été excellemment et suffisamment étudiée dans le traité nasomorphologique des nasobèmes intitulé Anatomie ef Biologie des Rhinogrades par le Professeur Dr Harald Stümpke (Masson et Cie, éditeur, 1962. Préface de P.P. Grassé, membre de l’Institut.) qui a décrit, parmi de nombreuses espèces, un nasobème latéral et des nasobèmes bilatéraux découverts dans l’archipel des Aïeaïeaïe il y a peu d’années, mais l’existence de deux spécimens de ces rhinogrades est attestée dans la France médiévale.

La spécialité musiculinaire commune à tous les nasobèmes de l’espèce nasotonique est leur aptitude à jouer de la langue au cornet. Le cornet linguiste est nasobémé au museau dont les lèvres sont formées de telle sorte qu’il est parfaitement cornemusical au point d’ouïe castrophilippe (lèvre, en anglais = lipp). Ce disparallélisme museaumorphe engendre un problème qui pend au nez: celui des langues-mouchoirs dia polarisées selon qu’elles rentrent dans le nez ou en sortent. Nous reviendrons sur ce sujet une autre fois.

Symphonie aux poireaux râpés

Pruneaux cuits
Pruneaux crus
Pruneaux cuits
Pruneaux crus
Pruneaux cuits
Pruneaux crus
Pruneaux cuits
Pruneaux crus
(… et ainsi de suite)

Exercice d’élocution.

Hareng rouge transistor

La langue étant perdue, il convient d’en tirer les conséquences. D’après le mythe de la tribu M, la langue est un mot, donc une chose pàrce qu’une chose ne saurait être une chose sans être un mot. D’après le mythe 14 A, la langue est au contraire une chose, donc un mot. A la fois institution sociale et système de valeur, puisqu’elle est l’organe privilégié du goût et concourt à la déglutition et à la parole, la langue se présente normalement comme une partie charnue et mobile suspendue dans la bouche.

Tout se passe donc comme si les mots n’avaient à leur disproportion d’autre choix que celui de signifier les choses, ou - au contraire - comme si les choses n’avaient à leur disproportion d’autre choix que celui de signifier les mots en les incorporant à leurs entreprises louches. La suspension optative entre ces deux solutions contradictionnaires ouvre entre les deux tribus M et 14 A un abîme de mots et de choses. Il nous semble que cet asservissement congénital des mots aux choses ou des choses aux mots au sein de l’entreprise seindoux et ciblée s’est emprosée artificiellement en articulination réciprocéxuelle au niveau d’un nouveau nivellement néoplastique.

De l’avis des archithéologues verballistiques et des motologues avisuels, la chose détermine d’abord le mot par l’articulination du réel, soit un premier niveau linguophonique; ensuite, le mot détermine la chose par symbolition du réel au deuxième niveau glossonore où la sensualité semée fait place à la technique sensée et piluloroïde d’un sensibitionnisme intellectaire. C’est ce qu’on nomme la loi d’urbanismologie bâtimentale de la diffusion confuse des fissionomies divisionnelles du temps perdu.

Sourdine à l’huile

Le rapport entre la,1gue et langage mérite examen. La langue c’est le langage moins la parole. Pour dégager la langue, il y a donc nécessité de lui couper la parole, ce qu’on obtient de manière radicale en coupant la langue tout entière. Ce carnage de la langue s’appelle le langage. L’opération elle-même a pour nom langagement.

Pour faire la cuisine, il suffit de suivre les bonnes recettes. A bonne recette bonne cuisine. Tout est là. Les bonnes choses se font au moyen de bons mots. Mieux qu’à une simple constatation, nous avons affaire ici à la recette méthodologique de la structuration des recettes culinaires. La cuisine scientifiquement gastronomique est une cuisine parlée. On cause la recette et on s’en gave. La bonne cuisine est un mythe. Un bon dîner se lit à haute voix. Ceux qui imaginent suffisante la distribution d’un menu scripturaire se trompent : ce n’est que lettre morte et noncomestible. « Les animaux se repaissent, l’homme mange, l’homme d’esprit seul sait manger ». Ce savoir lui suffit en tant que nourriture, puisque ce savoir lui bouche les oreilles. La boucherie oràle de l’intellect est un élément premier de la cuisine. En effet, les deux bouche-oreilles participantes établissent un système bilatéral indispensable à la structu-ration culinaire: elles sont simultanément deux (boucheoreilles) et synchroniquement bouche et oreilles.

« C’est parce qu’une langue suppose une suite de pensées que les animaux n’en ont aucune », disait déjà Buffon. Le fait que les animaux n’aient pas de langue est, de prime abord, un peu déconcertant pour la cuisine, mais il convient de se remémorer que « toutes les langues sont à la mesure des hommes », ainsi que l’attestait Turgot, même si elles sont petites. C’est que toutes les langues au monde appartiennent à l’homme: une langue de boeuf ou une langue de chat, d’oiseau ou de morue sont, suivant les mythes, des langues qui appartiennent à l’homme, donc des langues d’homme qui remplacent la langue d’homme, déjà disparue avec l’homme.

Couleuvres hors saison

Quoi qu’il en soit, si la bonne cuisine est aujourd’hui un mythe hors de vue, c’est grâce à l’industrifricassité scientifigée qui a su le conserver. La motophonie structiste de la logique boiteuse nous réserve encore des surprises motomythiques de tous les mots qui motorisent la chose. Toutes les choses marrantes démarrent en logomotion motorisée; il en résulte que le mot arrive à motoriser des choses par leur originalité motrice.

La victoire de la cuisine motologique par le logement verbalistique du vocabulateur motomotivé par la vocation commotionnelle du nez à la moutarde nous offre une nouvelle entrée au plat mot-dit du jour conformément aux règles des motulations corbuscolaires.

Il est à retenir que ce point de départ motoculinaire de la science cu1smologique est marqué par l’établissement lessinguistique d’une laoconnerie lacomique dans le hors d’oeuvre motomythique de Gotthold Ephraïm Lessing: Laocoon oder über die Grenzen der Malerei und Poesie, Berlin, 1766.

Ecrevisses aux ecrous

Nous pouvons donc avancer, sur un accord général, que c’est la causerie qui effectue la cuisine effective. La cuisine marmythique et causale étant infective, la cuisine non-parlée est non-causale et défective. Allant ainsi en ligne droite de càuse à effet bavardigmatique, nous pouvons constater qu’il n’y aura jamais d’effet sans cause, ce qui légitime que la cuisine soit sacriléchifiée pour la bonne cause affective de la causine causée.

Quoi qu’il en soit, l’écriture reste zéro, et si on applique ici ses formules symboloïdes à l’imprimerie pour vulgariser nos pensées, c’est uniquement pour la raison princière qu’ils existent déjà en typographie. La bouphonologie scientifique dans son aspect gastrophonique est donc, théoriquement aussi bien que pratiquement, logique. Elle établit des diamensions symétriques et s’affirme conglomérationnellement participielle à la GASTROLOGIE GENERALE, au niveau superailleur de la gastrographie vicielle, confirmationnelle de la logique scientifique de la langue avant la lettre.

Comme la cuisine est faite pour satisfaire la langue, la langue est faite pour être cuisinée. A. Martinet, dans ses Eléments de Linguistique s’exprime clairement à ce sujet: « Une langue est un outil dont l’organisation révèle qu’il s’est formé à travers le temps pour satisfaire ses fins et que c’est son emploi à ces fins qui garantit la perpétition de son fonctionnement. » Ainsi la langue reste toujours un organe dont l’utilisation culinaire révèle le fonctionnement employonnaire, d’une finesse révélatrice pour la satisfaction temporaire et séculière et que garantit, à travers le code gustatif, une succession perpétuelle et transistorielle qui termine la fin de la langue.

Nouveau diapoisson cru

L’homme moderne, qui cherche le but de tout, sait que ce but est la langue. Il sait aussi que tout se fait à la mesure de la langue, que toute cuisine est langagement et que nous vivons dans urie époque-langue.

Si l’apport des savants danois à cette sympathèse holinguistique est remarquable, nous ne croyons pas mésestimer leur effort en appelant l’attention sur les antiques traditions de la langue danoise qui opère, depuis toujours, cette identité en se servant du même mot pour exprimer le langage (en danois : maal), le but (en danois : maal), la mesure (en danois : maal) et le repas (en .danois : maaltid), comme on le constate dans la formule intraduisible : « I vor tungemaaltid er vor maal at maale landets maal i maaltider ». Ce qui, en français, relie le mets (culinaire) à la méthode et à la mesure métrique. C’est un bel exemple à suivre au cours de notre prochain voyage au bout de la langue.

Ainsi commençons-nous à comprendre que la langue en soi est une cuisine parce que la cuisine ne peut être qu’une langue, et la cuisine de la langue une langue de cuisine.

Pathétique surgelée

Arrêtons-nous un instant sur cette conception de la langue. La tribu M partage la conviction qu’une langue est une langue et que toutes les langues sont des langues, alors que la tribu 14 A prétend qu’il n’existe qu’une seule et même langue nommée la langue, ou, mieux, la langue des langues. Chaque fois que les indigènes de la tribu 14 A tombent sur une langue, ils s’écrient: « Voici la langue! », ce qui présuppose que pour la tribu 14 A la langue est multiple et polymorphe.

Nous touchons ici à deux caractères fondamentaux de la pensée linguisticoculinaire. La langue, tenue pour la somme de toutes les langues existantes, serait là - et même un peu là - dès lors que l’on aurait réuni toutes les langues du monde en une seule langue. Ce serait un fameux morceau, mais difficile à cuisiner.

Les sauvages de la tribu M soutiennent au contraire que cet effort est inutile et vain puisque la somme de toutes les langues n’est pas différente d’une seule des langues, ce qui n’empêche pas une langue d’être différente d’une autre langue, et même de toutes les autres langues au monde. On en infère que toutes les langues sont une seule langue en vertu précisément de leurs différences linguistiques.

On voudra bien réfléchir un instant sur cette altérité identique qui n’entre pas immédiatement dans notre démonstration mais qu’il est utile pourtant d’élucider pour souligner la position centrale qu’occupe la langue dans la cuisine des tribus M et 14 A, ce par quoi se justifie notre labeur.

Pâté de klacson

L’établissement d’une communauté glotique autour d’une seule langue universelle est d’un avortage individuctiblement évidencible. Cela exige la disposification d’une récipuanteur à la taille glossoculinaire de l’unicuisson d’une même langue individée.

L’écologie productologique d’une entreprise semblable serait énormythique, puisqu’il faudrait cuisiner cette langue en une foi. Le feu étant un mythe ne pose aucun problème. C’est exclusivement la distributation démographologique qui est en cause. Mais les moyennances de transportabilité et les menstruations exactitudiques dont dispose la technocrassivité moderne devraient, avec facilitation, assurer la recévération portionnelle par chacun d’un glossaire comestipulé au bon moment et à l’endroit désiré.

Il est donc à comprendifier que l’enthousiasmologie avec laquelle la tribu M fête l’origine du culte communautaire de l’individu glossiversel d’après l’ancienne mythographie corrélative de tous les aspects linguistophoniques reste incorromplative.

Lard du rein

Mais voici qu’à présent le problème s’élargit puisque nous sommes confrontés, par la mythomorphie de la tribu 14 A, à d’autres aspects distinguatifs des glossotonalités divisoirées.

L’inconvénienciation de la langue commune et individuelle avancée par la tribu 14 A vient du fait que cette langue est attachée à une tête, ce qui suppose une seule tête commune et individuelle universalement glosséphalomorphe et multicorpusculaire, avec cette conséquence que les nombreux corps doivent s’attacher, en participhonie cibouloïde, à la langue d’une tête communiaire. L’affortation biologorythmique d’une telle syntesticularité semblait insurmonterrible. Les tentativations compositoires d’une seule tête et langue commune à deux ou plusieurs corps ne connurent pas en effet de successions appréciaires et méritionales. Il y a donc du poids dans la protèse objectivocabulée par les membres de la tribu 14 A.

Mais il y a mieux. Bien que la langue et tête universalement individualistique soit économique, sa phrasomorphie nombrématique est en même temps d’une extrême pauvreté langoureuse dans la variabilition multitudologique.

Andouille en accordéon

Le lecteur risque d’être déconcerté par cette discussion sur l’unité et la multiplicité divisionnelle de la langue qui passionne les deux tribus examinées. Nous la justifions par lè projet que nous avons formé de traiter les séquences de chaque langue sectionnée et les langues elles-mêmes dans leurs relations réciproques comme des parties instrumentales d’une oeuvre musiculinaire et d’assimiler leur étude à celle d’une symphonie diaphone. Pour réaliser notre objectif, nous nous appuyons donc sur le monoglossaire polycéphale élaboré par l’Institut babylonaire en conclusion de ses expériences de sectionnement des individus polymonaires. Leur réussitation d’une ·seule langue communiée à deux et même trois têtes est apprécituelle, même si elle se heurte actuellement à la confrontation polycéphale qui nécessite une affrontation communautaire des têtes implicassionnées constituant un seul front à plusieurs visages dont un seul reste glossoire.

Les artisans du front commun étant multiples peuvent théologiquement se multiplier à l’infini, pourvu que le front s’agrandisse au furieumesure que les visas s’ajoutent.

L’exigation de l’égalibilité d’avis n’a pourtant pas envisagé l’agrandissement nécessif de l’objet glossocommun çlévisageant le visage particulinaire à la queue englossaire. Dans la monoglossologie polycéphale, il devient donc extrémistiquement difficiliaire, au-dessus d’un certain nombre assez restreint, d’envisager la langue commune en agrandissolution proportionistique àux nombres envisagés. D’où il appert qu’il est de nouveau nécessaire de prendre en considérabilité l’hostilitation incarnivorace dans le mouvement polyglossophile de la tribu 14 A. Celle-ci voit justement dans le nombre et la différencibilité des langues la richardise même, innée dans l’être languicionné.

Pâté de crâne

Il est clair qu’une langue étant une langue est, par ce fait, en même temps différente de et égale aux autres langues. Cette différence-égalité peut être acceptée suivant une convention purement quantitative, ou encore selon une convention de valeur à la fois quantitative et qualitative.

Après cette mise en forme, nous pourrions regarder notre tâche comme terminée, si deux difficultés ne subsistaient.

En premier lieu, deux ou plusieurs langues de boeuf, de même poids et âge, exposées chez le boucher sont considérées comme égales au point de vue de la qualité. La différence réside uniquement dans le fait qu’elles sont deux ou plusieurs au lieu d’une seule. On peut les mettre l’une à côté de l’autre ou l’une sur l’autre, en les comptant suivant la convention de parité. Mais une fois rentré chez moi avec la langue que j’ai achetée, cette langue changera selon la recette de cuisine que j’emploierai, et pendant la cuisson elle restera pourtant la même langue. Cette langue crue, cuite, fumée, pourrie est toujours identique à elle-même d’après le mythe M.

En second lieu, les indigènes 14 A traitent avec le plus profond mépris cette constatation. Ils affirment qu’une langue crue n’est pas identique à une langue bouillie, cependant qu’une langue crue peut être identique à une autre langue crue, justement parce qu’elles sont différentes.

Saucisson pick-up

Les deux problèmes ci-dessus énoncés n’en font en réalité qu’un seul, et dès qu’on s’en aperçoit la solution apparaît. Il faut inventer des signes:

   
parallélogisme ou égalité symétrique,
inégalité ou asymétrie,
identité homéomorphe,
identité et égalité,
identité et différence.

Cette série peut être exprimée aussi tigurati vemen par un graphe carré, où les permutations précédentes se présentent sous forme de 24 parcours orientés et classés en ordre :

Aussitôt l’on comprend le sens très précis qu’il convient de donner au vocalisme diastructural des langues et de la langue des langues. Mais les problèmes ne sont pas résolus pour autant. Il est donc normal que nous cherchions à cerner les notions de plus près en démontrant le rapport entre les langues vivantes et les langues pourries. Un examen du mythe sur l’origine de la langue pourrie, en honneur dans la tribu 14 A, nous sera particulièrement précieux à cet égard.

Mm 3

Au commencement, une langue très vivante se promenait partout, bien pendue et attachée au gosier. Un jour, un piqueur de langues réussit à la dénicher avec un bâton férré. [En anglais, bâton se dit « stick », d’où vient le mot « linguistick », en français « linguistique ».] Par cette opération, la langue était devenue crue. On l’avait bouillie et salée, et mise en conserve. Puis on l’avait tranchée et grillée, et remise en conserve. Après quoi on l’avait oubliée. A cause de cet oubli, la langue avait pourri. Quand enfin on pensa à l’extraire de la réserve, on fit sécher à l’air chaud la langue pourrie et on la pila jusqu’à obtenir une poudre sèche de langue pourrie diluable dans l’eau. Ce mets était le préféré des poulets, mais les chiens le leur disputaient.

Ce mythe nous retiendra longtemps. Il est aveuglant, au premier coup d’oeil, qu’il nous restitue fidèlement, au prix d’un certain nombre de transformations, le mythe M du dénicheur de langues.

Remarquons d’abord la pluralité des niveaux qui se montre dans la démarche unilatérale de cette langue mythique, constituant un rite d’initiation à partir de l’état vivant et naturel en passant par la marmythe à l’état grillé et écrasé pour finir en langue pulvérisée diluée, en gravissant tous les échelons de la hiérarchie.

Par conséquent, on vérifie l’ensemble des transformations suivantes:

Chez les M une langue crue peut devenir une langue pourrie, une langue cuite aussi. Une langue crue peut être cuite, mais l’inverse est tabou. On peut sécher une langue crue, cuite ou pourrie. Et l’on obtient les combinaisons ci-après:

     
  sec  
cru cuit
  pourri  

A. La langue vivante et gaie
B. La langue crue et humide
C. La langue crue et sèche
D. La langue cuite et humide
E. La langue cuite et sèche
F. La langue pourrie et humide
G. La langue pourrie et sèche
H. La langue crue et écrasée
I. La langue cuite et écrasée
J. La langue pourrie et écrasée
K. La langue en poudre sèche
L. La langue en poudre diluée
M. La langue crue chaude pourrie
N. La langue crue froide pourrie
O. La langue cuite chaude pourrie
P. La langue cuite froide pourrie
Q. La langue crue chaude pourrie sèche
R. La langue crue froide pourrie humide
S. La langue cuite chaude pourrie sèche
T. La langue cuite froide pourrie humide
U. La langue crue chaudè pourrie sèche écrasée
V. La langue crue froide pourrie humide écrasée
W. La langue cuite chaude pourrie sèche écrasée
X. La langue cuite froide pourrie sèche écrasée
Y. La langue goûtant
Z. La langue dégoûtante
Z’ La langue goûtée
Z” La langue dégoûtée
Etc.

Cette recherche nous entraînerait au-delà des limites que nous nous sommes assignés et nous préférons donc revenir au mythe M sur l’origine de la langue pourrie.

Ici apparaît le miteux héros-dénicheur à la recherche des langues perdues. On ne s’étonnera pas de son apparition dans le récit de la 14 A. Le texte est clair sur ce point. Il appert à l’évidence qu’une langue ne peut être dénichée sans un dénicheur. Il faut donc qu’il se manifeste pour déclencher les événements. Le héros, parti à la recherche des langues perdues, néanmoins ne perd pas le nord.

On notera enfin et surtout que la langue en poudre est une langue multiple, ou - plus exactement - une langue multipliée par division, vu qu’un petit paquet de langues représente, dans les conceptions magiques de la tribu 14 A, la langue tout entière, laquelle est la somme de toutes les langues existant au monde.

Opéra buffet

Jay menge un œuf
La lange d’un bœuf
Quatre vingt moutons
Autant de chappons
Vingt cougnons de pain
Ancore ay ge fain.

Comptine (dans « la Friquassée crotestyllonnée », Rouen, 1552)

Langouline frite

Prenant une vue rétrospective de notre démarche, nous pouvons dire qu’elle commence avec des mythes dont le héros est un dénicheur de langues. Cela rappelé, il n’en est que plus saisissant de constater que les mythes juxtaposent abruptement le motif du dénicheur et celui de la langue, aussi bien que le motif de la langue des langues et celui des langues de la langue.

On retombe ici, une nouvelle fois, dans l’hostilité incarnée par le mouvement polyglossophile de la tribu 14 A, laquelle, en voyant dans le nombre et la différenciation des langues la richesse même de l’être, postule que chacun tient à sa disproportion personnelle plusieurs langues. L’exigence la plus modeste et en même temps la plus réaliste suppose au moins une double langue, cependant que le mouvement prenait toute son ampleur - en dehors de la tribu 14 A - en Allemagne, au XVIIe siècle, avec le voeu sacré: « Je voudrais avoir mille langues. »

Il est patent que la parole sloganlaïquifiante qui meut les adversaires monolinguistophoniques de cette abondentification nombrematique, savoir les indigènes de la tribu M qui affirment: « Langues de tous les pays unissez-vous! », crée une tension contrastructurielle génératrice d’une fugue se doublant d’une contre-fugue résuractionnaire assez doubitologique sur le plan ethnomorphe.

Récemment, la révolte étudiée, infernanterrible et ressorbonasse, a bouillonné à forte température dans les marmythes univagitées contre cette double injustice opprimaire de l’exploitation inhumaine et de l’indignacité universitaire, en prenant pour mot d’ordre: « A chacun sa langue! » L’argumentalité de ces encagés ne manquait pas de portée éviduelle. Songeons en effet que si quelqu’un s’empare de trois langues, trois autres personnes se voient contraintes de se partager une langue. Ainsi la communauté d’une seule langue est due à l’avidité collectivisieuse des possédentaires polylangoureux, ce qui trouble notre raison.

Clé de sole en filets

Après ces explications préliminaires, on admettra plus volontiers l’utilité d’un retour aux sources mythiques de l’origine perditionnelle de la langue au moyen d’une comparenté diaversionnelle entre les tribus M et 14 A. L’origine de l’origine coule toujours d’une,source assez originale : la langue, origine sourcière de n’importe quoi et de tout, comme les grandes choses proviennent toujours, par extraction mythologique, de la petite origine verbalistique du monde entier.

On pourrait nous accuser, il est vrai, de nous rendre ici coupable d’une pétition de principe originatale, puisque nous semblons postuler l’origine linguomythique des choses, ce qui devrait faire au contraire l’objet de otre démonstradation. Or, rien n’est plus dangereux, du point de vue d’une saine méthode de recherche dénichiaire, que d’adopter, d’une institution en cours d’examen, une définition qu’on a du mal ensuite à ne pas retrouver partout. Vu qu’on pourrait courir ce risque avec la langue et les langues, il est indiqué de s’appuyer définitivement sur leur perdition.

Voici la raison pour laquelle il nous faut ici profiter de l’élémentalité perditionnelle de notre scolasticion élastique : elle nous offre la possibilité d’une introduction parodigmatique au royaume bétisomorphe de la naissance principale d’une connaissance ·concurrentielle assez courante, selon quoi la démonstratification dispariétale de la langue coïncide avec la comparition d’un mythisme pariétal et logique.

Dès lors on comprend la parenté apparente de la réciprocité paralogique de notre parentèse parabolique. Pareille au parachronisme paradoxal d’une parallélité de paresse, réceptionnellement pardonnable suivànt la paraphrase parasitaire, elle est parfaitement située sur une parabase de tonnerre, solide et paradisiologique.

Ré au beurre noir

Essayons maintenant d’arriver à l’alternative interne d’une adversité réversible de la diamétrie inverse entre le récipient de la parasymphonie de rechange marmythique et le reçu de son récipié récidiviste. Il serait ainsi possible, conformément au variétablissement dispariétal, d’engendrer tout leur contenu empiré et contenanciel au moyen d’une compartition disparate fondée sur l’algorythme saccadélique de la marmythe parabouillante. La comparaison parégorique entre deux marmythes, dont l’une de la tribu 14 A traite de l’origine de la carpe muette, nous démontre l’opération mythomatique d’une disjonction entre l’homme et la langue paragorique:

Mm 4

A l’origine vivaient deux frères jumeaux qui se ressemblaient trait pour trait. Mais l’un des deux n’avait jamais émis ni un son ni un mot. Le père s’était ruiné à payer les médecins les plus habiles afin de lui donner la parole car il savait qu’alors seulement son fils pourrait penser. Mais nul remède ni traitement n’avait pu guérir de son mutisme absolu le malheureux enfant. Ses parents étaient au bord du désespoir.

Un jour la mère rentre à la maison après avoir appris qu’il existe une source sacrée à côté d’un rocher dans un pays éloigné. Cette source guérit toutes les maladies. Elle supplie le père de lui donner les moyens d’entreprendre le coûteux voyage avec l’enfant muet.

Comme c’est l’ultime espoir, le père accepte. Il vend tous les meubles de la maison, et jusqu’aux ustensiles de cuisine, et la mère peut ainsi emmener son fils à la source.

Après un long voyage, elle arrive devant le bassin qui retient l’eau froide de la source. Le coeur battant, elle y jette son fils, qui est aussitôt pris de fureur et se débat comme un diable dans un bénitier.

Remonté à la surface, l’enfant se met à hurler à l’adresse de sa mère: « Sale putain de garce, qu’est-ce que tu m’as fait, ignoble salope? Sors-moi de là, infecte ordure et plus vite que ça! »

Au comble de la joie, la mère retire son enfant du bassin et l’embrasse avec transports, éblouie du miracle qui lui fait entendre le splendide flot d’injures répugnantes dont son fils l’abreuve. Pleine de gratitude, elle revient au pays et à peine voit-elle la maison qu’elle crie: « Miracle! Miracle! Mon fils parle! »

Le père accouru à sa rencontre lui demande:

- Que t’a-t-il dit?

- Peu importe, répond la mère, puisqu’il parle.

- Sinistre idiote, dit le père, je sais bien qu’il parle puisque tu t’es trompée de gosse!

Il n’en organise pas moins un grand festin pour fêter le retour de son imbécile de femme et de son fils parleur, et surtout pour consoler, en le gavant de nourriture, son fils muet dont la langue ne peut servir qu’à lécher les plats. A ce festin, il invite la tante des deux gosses.

On entame en silence une magnifique langue de boeuf écarlate, accompagnée de cornichons, quand on entend distinctement ces mùts:

- Con, maman!

Chacun se demande d’où sort cette parole grossièrement affectueuse. On ne tarde pas à s’apercevoir que c’est le gosse muet qui l’a émise.

Nouveau miracle? La crétine épouse commence à se trémousser d’aise, mais la tante, ancienne femme de ménage au Couvent dès Oiseaux, proteste:

- En voilà une façon de parler!

Alors la mère - qui ne veut pas être accusée d’avoir mal élevé ses enfants, gifle vigoureusement le muet, en criant:

- Où as-tu appris ça, vaurien?

Comme c’est la première claque reçue de toute sa vie, le muet ne pleure pas. Bien au contraire, il est pris d’une intense hilarité.

- Où il a appris ça? dit la tante. Il pourrait en raconter sur vos moeurs intimes. On ne se méfie jamais des bébés.

Le père, plein comme une outre, met les pieds dans le plat et se précipite sur la tante pour lui arracher sa langue de vipère. Le fils parleur mord au mollet le muet qui hurle comme un sourd. La vaisselle s’écroule avec toute la famille. Alors le fils muet dit, avant de se renfermer dans son silence opiniâtre:

- Con, tante?

Atterrée, la mère refuse désormais de prononcer la moindre parole. Elle se transforme en carpe et s’envole dans les airs pour se percher sur un arbre au som’met d’une montagne inaccessible. Et voilà pourquoi les carpes sont muettes.

Cette marmythe sur l’origine des carpes volantes mérite à plusieurs titres de retenir notre attention.

Elle est d’abord étroitement apparentée à une autre marmythe de la tribu M que nous allons citer et qui traite de l’origine de la recherche des langues perdues.

Mm 5

Le héros de la tribu M s’apprête à partir en croisade pour dénicher des langues étrangères. Pendant son absence sa femme sera tabou. Elle doit être protégée par une ceinture de chasteté. Le héros va chez le forgeron et commande une ceinture en fer. Quand, quelques jours plus tard, le dénicheur vient pour prendre livraison de l’appareil, il le refuse parce qu’en son milieu a été ménagé un trou sexomorphe assez grand pour satisfaire toutes les exigences raisonnables. Le forgeron tend alors une carotte au héros et l’invite à introduire cette carotte dans le trou, ce que fait le héros, et aussitôt la carotte tombe, coupée en deux par le mécanisme. Enthousiaste, le héros emporte l’appareil et l’ajuste à sa femme avant de partir.

De longues annëes après, le héros revient en son castel; il réunit tous les chevaliers, pages et domestiques de sa cour de sexe masculin et les prie d’enlever leur pantalon. Il procède à l’examen des parties nobles et constate que tous les hommes restés au château durant son absence ont le pénis sectionné, sauf un, son vieil ami Lancelot.

Il embrasse l’ami avec effusion et le glorifie en ces termes: « Mon cher ami Lancelot, tu es toujours mon serviteur fidèle et incorruptible. Quel bonheur! »

Emu et quasiment foudroyé en entendant cet éloge, Lancelot est incapable de prononcer la moindre parole intelligible, on entend seulement sortir de sa bouche des borborygmes joyeux. Et ce triste état persistera. Lancelot a perdu sa langue pour toujours et c’est en vain qu’il la recherchera tout le reste de ses jours.

L’intérêt particulier de ce mythe est qu’il se fonde sur l’antagonisme entre le fer et la carotte; donc entre le minéral et le végétal.

C’est un fait admis par la tribu 14 A qu’ « à mesure que les moeurs d’un peuple deviennent chastes, sa langue se corrompt »; ainsi la boucle ceinturée se referme sur la langue corrompue.

Fugue aux figues à la gomme chromosommaire

La vérité ne se mange pas ?
La musique non plus.
Mais je dis moi
que la poésie se mange.
Qui mange le vent
de sa cornemuse
n’a que musique en sa panse.
Déjà, ce n’est pas si peu.

Norge, La Langue verte.

Valse comestible

Un point important reste pourtant à élucider. Posons que le sens est purement verbal et logique puisqu’il est de signification vocale. De ce fait nous sommes contraints par articollision d’identifier le sens avec la voix latérale et bilatérale.

Si la notion de voix est préférable à celle de sens, c’est qu’elle permet d’établir la notion de supériorité et d’infériorité hiérarchitecturale à haute voix et voix basse, ce qui n’a pas de sens, de même qu’il n’y a pas de hauteur sans bassesse, comme le signifie le fléchémantisme suivant:

       
   
Haute voix     Voix basse

Il est donc clair qu’il sera préférable de remplacer le sens par la voix dans la table sym-et-diabolique:

   
voix
voix unique
convoix (ou voixcon)
contrevoix (interdite)
etc…  

Orgue de barbare à Rome

C’est l’éminent vidéologue Thomas v. Lehrstuhl qui, encore une fois, nous met dans la nécessité évidamentale de voir avec la voix linguophonique, si nous voulons voir assez clair pour rester sur la bonne voix du bon temps, en reconnaissant la vidité visuelle que nous avons déjà distinctement confusionalisée dans les pages suivantes. Avec une sensualité voisive, largement étroite, il nous envoix sur la voix des faits salutaires et sensés, sans visions ni divisions ou autres devoirs vides. 11 nous envoix à la sécheresse de la voix de terre, à l’humidité de la voix de mère, à la voix fumante de l’air et nous indique la luminosité de la voix lactée du ciel solaire pour, de nouveau, retourner sa voix au sol mineur, en transfusion avec la vicieusité visorielle des voyoux voyageurs.

Avant de reprendre notre voix de fer et de bois, il serait peut-être utile de retourner sur la voix fumante de la codifigue olfactimide pour préciser que son arôme nous envoix à Rome, ce qui n’est pas étonnant puisque la culture est née à Rome et que la voix fumante, étant culturelle (comme toutes les voix, du reste) nous y amène. Donc l’illustre Code Romain est le Code Olfactif par excellence.

Contrecôte de danse

Notre recherche scientifique d’une voix moyenne entre l’exercice de la pensée archilogique et la perception dia-culinaire devait tout naturellement et culturellement s’inspirer de l’exemple de la musique qui a, depuis toujours, emprunté cette voix. L’impressionnant effet déglutico-auditif de l’avalage d’une entrecôte sonorisée en témoigne amplement.

Il est aisé de comprendre que la cote astronomique de la peinture est, sous cet aspect, complètement décotée. Il manque aux èouleurs toute l’auditorité relevée au niveau culturel. Les oppositions de couleurs sont purement naturelles, ce qui n’est pas le cas dans la musique où ne se montre aucun contraste naturel des tons. Ainsi les différences entre les couleurs à tendances peinturoïdes relèvent d’un mode de la matière, tandis que la tonalité musiculinaire d’une langue dépend d’une mode de la société, ce qui est attesté même chez les oiseaux, les chattes et les moustiques.

Bolerigor mortis

La bonne c.ouleur est naturelle et le bon ton est culturel. La langue colorée: verte, écarlate, etc., est naturelle quand elle est peinte au pinceau, et si l’on préfère l’entrecôte bleue à l’entrecôte à point, cela n’a rien à voir avec la Côte d’Azur, ce que met en lumière le mythe de la tribu M sur l’origine du rousseau langoustine:

Mm 6

Le chef de la tribu a invité des amis à un grand dîner. Il a décidé de leur servir un homard. Mais la jolie servante chargée de la cuisine n’a jamais cuit de homard. Elle demande au chef comment elle doit p’y prendre.

« C’est très simple, répond le chef. Tu mets le homard dans l’eau bouillante et tu l’y laisses 35 minutes. Et alors, de deux choses l’une: ou bien le homard reste bleu, tel qu’il est maintenant, et tu es une femme fidèle; ou bien il devient rouge et tu as trompé ton mari. »

Au dîner, en attendant le homard, on fait un sort à de somptueux horsd’oeuvre. Ceux-ci terminés, le chef ne voit pas arriver son homard. Il s’impatiente et hurle d’un ton violent et courtois: « Qu’on nous serve le homard! » Alors la petite bonne arrive et apporte une bête magnifique d’un rouge aussi écarlate que sa figure.

Elle dépose rageusement le plat sur la table et, regardant le crustacé avec un profond mépris, elle lui jette: « Sale bête, pour une toute petite fois! »

C’est depuis ce temps-là que tous les homards deviennent rouges quand on les met dans l’eau bouillante.

Il est évidenciel que la bonne était un peu trop bleue pour comprendre qu’elle aurait pu fournir un hômard ‘d’un bleu naturel grâce à un petit coup de pinceau; Ce qui nous édifie sur la nature des couleurs aussi bien que sur la nature des femmes.

Mazurka in pentola

La démonstratification peut être poussée encore plus loin. Entendue comme nous l’avons entendue, la marmythologie culinomorphe de la cuisine des langues est celle qui manifeste le plus grand nombre de traits communs avec la marmythologie de la musique gastrophonique.

Les phonatiques de la peinture auditive protesteront sans doute à haute et large voie contre la place privilégumène que nous accordons aux museaugemques, ou à tout le moins revendiqueront-ils la même faveur au profit des arts graphoraux et plastifiés.

Nous répondrons qu’on ne trouve à table ni vérité paritable ni parité véritable entre la musique sphérique et la peinture aquatique ou huiléuse.

La peinture existe seulement parce qu’il y a déjà des objets comme la langue - et quelques autres choses à colorier.

Rien donc, ne permet d’identifier la couleur d’une langue avec la langue comme forme élémentaire ou rudementaire. Il s’agit en fait de simples créatures de capriciographie, grâce auxquelles on se livre à une parodie combinatoire ridiculinaire avec des entités phantasmorphiques absensées.

Plusieurs marmythes congestionnées communes aux tribus M et 14 A élèvent une contestation convenablement confortée par l’aérolinguistique du tripubu royal et la conclusion, conforme aux conventions connotées, qui suinte de cet ensemble, confirme que la peinture des couleurs est soumise aux rapports supérieurs de la contrastionomie crue et cuite suivant l’ordre d’isomorphie du bon et du mauvais.

Lesso eroico

Nous devons à Jean-Jacques Rousseau une découverte d’importance, savoir que la couleur se dit en grec chrome (Dictionnaire de Musique, art. « Chromatique »). Nous possédons ainsi la preuve péremptoire de l’infériorité de la couleur par rapport au ton dans la hiérarchie intervalable.

Avec cette dernière information, le cercle se referme. Si on compare les chaînes syntagmatiques, on constate que les échelles intervalables diachromatiques sont minuscules en face des échelles d’une intervalabilité tonatique. Il en résulte que l’équation entre musique et peinture est pure anachromisation puisque le ton chromatisé n’est rien que du vent qui souffle son air poumonopolisé et culture.

On sait déjà que la couleur de chrome est d’ordre chimico-idéologique et qu’une diachrome est petite tandis que le diathon est un grand poisson. Ainsi s’explique la grandeur diathonique de la musique chromatisée comparée à l’art monochrome qui est plutôt petit (allemand : Klein) et chromignon.

Il est à peine besoin de souligner que, dans le sillage du chromosophe G. Chromwell (qui a chromatiquement énoncé le problème du chromique primitif dans un mémoire récent), nous prenons le terme de diachromisme dans son intervalutation très générale d’emploi de petits intervalles chromosoniques et musiculinaires, intervalutation qui recouvre le sens grec et le sens modéré de la chromosophie générale et chromosommaire.

Récemment on a tenté de faire du bruit au sujet de la lumière sonore de la cinécité parlante, en prétendant brùyante la lumière et toniques les couleurs. C’est une erreur à rejeter car - n’étant pas un mythe - elle nuirait à l’obscurifricassité journalière de la bollition marmythique.

Mendelsohn cochère

Dans son traité auditorial sur la Diastructure tonique du Beau Danube Bleu, le chancellairier bavardois Joseph Strauss démontre comment la science linguistique doit, en toute logique, reconnaître l’antagonisme entre l’insigne et le dé-signe.

Pour rendre sensible ce contraste, il convient de préciser que l’acte de priver la sémantique de ses signes s’appelle « dé-signer » et l’acte d’inculquer des significations se nomme l’ « ensignement » (*) (ou encore l’ « insignement »). Ainsi l’insignification est structive et la désignification est destructive. L’instruction est significative, alors que la peinture - qui est destruction - est désignificative.

Il nous faut revenir ici sur un détail qui a son importance. Il n’y a pas de peinture sans « dé-signe » sauf dans un cas particulier, celui de la peinture en bâtiment qui est « indésigne » et musicale, formant la batterie pour battements de choeur de l’orchestration culisonique. La peinture battante fait corps avec l’architecturologie et justement son caractère « indésigne » confirme la règle des signes, confirmation par négation d’une négation. Etant l’inverse de l’inverse du signe, elle redevient ellemême signifiante, par la voie scientifique. Ainsi la peinture en bâtiment nous fournit la clé de l’archivolture de base de l’archilogie linguistique.

(*) On a étendu à d’autres matières la formule originelle « ensigner une langue », « ensignement d’une langue ». Ainsi on dit aujourd’hui, par extension « ensigner la gymnastique » (ou la philosophie, ou l’œnologie, etc.).

Minuetto po lenta

Par la voie d’illuminations photophoniques, nous présentons un petit menu, distribué par-ci par-là dans le présent texte, à seule fin de confirmer cette vision orale de bouche à oreille qui permet d’arracher l’oeil à l’extelligence phonomorphe.

Il ne faut donc pas s’étonner de voir cette version attestée par un mythe inverse sur l’origine du gueuleton, provenant de la tribu 14 A et qu’il est opportun d’introduire dès maintenant dans notre exposé:

Mm 7

Une fois une gueule émettait un ton. Ainsi fut créé le gueuleton. Ainsi soit-il parce que c’est.

Même dans son état actuel, fort rudimentaire, cet ancien mythe déborde de significations.

Amusegueule de bois

« Faire la cuisine, c’est bien entendre l’appel du bois pourri. » Cette vérité souple et détendue est illustrée d’une façon cruellérrientaire par la marmythe de la langue à la gueule de bois, accompagnement obligé d’une cuite.

Pour remettre leur langue pourrie en pleine forme, les indigènes de la tribu 14 A procèdent à une cérémonie traduissionnelle hostile à la langue:

Recettation R 1

En premier lieu, on trempe sa langue dans l’eau froide pendant une journée.

Ensuite on la brosse vigoureusement avec une brosse à chiendent.

Puis on fait tremper sa langue dans l’eau bouillante pendant vingt minutes et on la passe, aussitôt après, à l’eau froide.

Enfin, on enlève aisément la peau rugueuse et gênante, y compris le cornet, et la langue est de nouveau à vif.

Pizzicato al pommo d’oro

Il est naturel de faire du bruit, mais il est cultivé de n’en point faire (*). D’un point de vue auditurne, il est de bon ton de faire de la musique sans bruit. L’antagonisme entre bruit et ton constitue ainsi la musique, suivant la corrélation oppositionnelle entre gueule et ton. Cette extrapolarisation à signification gueuletonique met en opposition mythique les deux tribus, selon l’orientation endogueuloise de la tribu M qui considère comme de bon ton d’engueuler, contrairement à l’orientation extragueuloise de 14 A qui considère comme de bon ton de dégueuler.

Cette infrapolarisation est due à l’accord réciproque sur la ternité incolore du bon ton, le terne étant interne dans le groupe M et externe dans le groupe 14 A.

Tout se tient donc dans un bon équilibre symétrique isomorphe.

L’origine de l’animosité entre langues et couleurs est explicitée dans la marmythe qui développe ce thème chez les indigènes M:

Mm 8

Après que toutes les flores et toutes les. faunes eurent été extraites des entrailles de la terre, la langue et les couleurs cheminaient de concert. A l’origine le Caméléon, doué de la langue la plus longue qui à chaque coup fait mouche, possédait aussi l’aptitude à prendre toutes les couleurs.

Un jour, cette unité heureuse est brusquement rompue par un chasseur écossais. Il parvient à saisir le Caméléon et, fier de sa proie, il la pose sur son kilt multicolore. C’est trop pour le Caméléon qui éclate en mille morceaux. Cet éclatement fait éclater de rire l’Ecossais, ce qui offense le Caméléon en mille morceaux qui ne voit rien de risible dans sa situation. Alors le Caméléon se mue en un drôle d’oiseau et s’envole, fâché contre les couleurs, avant que l’Ecossais ait compris quoi que ce soit. L’Ecossais sort un flacon de whisky de sa poche culière et, dégoûté par sa malchance, il se remonte le moral en dégustant un bon coup. Puis il remet le flacon à sa place car il se fait tard et il lui faut parcourir encore un long chemin à travers les montagnes. Il reprend la route et soudain ses pieds glissent dans la nuit noire et il se retrouve au pied d’une falaise après avoir effectué toute la descente sur le cul. Il met la main à son cul douloureux et la retire toute mouillée, la regarde et comme il ne voit rien dans l’obscurité épaisse, songeant à sa bouteille de whisky, il élève cette prière: « Dieu faites que ce soit du sang! »

Il est difficile de décider si le motif central est ici la rupture de l’harmonie entre la langue et les couleurs ou entre l’éclat et le rire. Le microjupologue Mac Croop, de l’Université d’Edinbourg, qui a voué sa science à l’examen de ce problème, attire l’attention sur un mythe de la tribu Voyou gîtant dans les montagnes SainteGeneviève. Dans son livre: Pictographic view upon the clan - destinity of kilt in the Eyrish part of Scotland, London, 1969, il raconte la marmythe Voyou sur l’origine de la fracturation sérielle:

Mm 9

Deux frères se promènent dans la forêt avec leur mère ; ils admirent le paysage et récitent des poèmes bucoliques. Ils arrivent tous trois au bord d’un précipice. La mère commence à exprimer son enthousiasme pour le panorama en termes fort lyriques. Alors, l’un de ses fils lui donne un puissant coup d’épaule dans le dos et la mère tombe dans le gouffre en hurlant sur un ton très aigu qui se perd dans les lointains et la chute s’achève sur un bruit sec. Le second fils se tourne indigné, vers son frère et lui dit : « Ne me fais pas rire, j’ai les lèvres gercées. »

Même si l’éclat des lèvres n’est pas ici expressément mentionné, il est indubitable que le rire est défendu parce qu’il fait éclater les lèvres. Le rapport étroit entre éclat et rire est de la sorte bien établi ainsi que sa liaison avec la corrélation entre l’aigu du ton et la sécheresse du bruit. Ainsi le rire est éclat, cause d’éclat, ou encore l’éclat lui-même apparaît comme une variante combinatoire comicomorphe du rire fracturationnel opposant le sérieux au sériel.

(*) Sur son lit de mort, les dernières Collège de Pataphysique, homme d’une haute paroles de Sa Magnificence I.L. Sandomir, fondateur du culture, furent : « Qu’est-ce qui fait du bruit ? »

Corne de beef

Les sauvages de la tribu 14 A prétendent que les savants ne sont vraiment pas drôles quand on les prend au sérieux.

Voici la vérité scientifique dans son identité avec le sérieux. Comme la problémotologie scientifique postule de ne pas rire, le développement scientifique se voit entouré d’un succès des plus sérieux après ses victoires sérielles, et ainsi s’illumine une marmythe de la tribu 14 A sur l’origine du rapport entre le parapluie et le coup sûr de l’insémination culturelle:

Mm 10

Un héros scientifique très estimé se marie à l’âge de 75 ans avec une jeune femme exhibituellement sexomorphe. L’année d’après, il devient père. Ses anciens élèves viennent lui rendre hommage pour sa virilité créative. Ils ‘ui demandent comment il a pu se mainten ir en pareille vigueur, et il répond: « Ce n’est pas difficile. Je profite seulement de mes expériences de l’époque où j’allais à la chasse aux grands fauves en Afrique. La méthode est exactement celle que j’employai le jour où j’abattis d’un coup de parapluie un lion qui voulait m’attaquer.

- Comment cela s’est-il passé? interrogent les élèves pleins d’admiration.

- Eh bien, j’ai pointé mon parapluie avec précision sur le front du lion et d’une voix forte j’ai crié « Boum! », et le lion est tombé à mes pieds avec une balle dans la tête.

- Mais il n’y a pas de balles dans un parapluie, s’étonnent les élèves.

- Non, évidemment, répond le savant, mais il se trouve qu’à chaque fois que je vais à la chasse il y a toujours un jeune homme derrière moi avec un fusil.

C’est depuis ce temps que les savants portent toujours des parapluies quand ils vont à la chasse.

Cette marmythe appelle deux ordres de considérations. D’abord, et comme nous l’avons indiqué ci-dessus, la rigolométrie codasionnelle du parapluie noùs place dans le domaine hydrologique, cependant que le rire n’est nullement mentionné d’une façon explicite dans la comicologie du mythe précédentaire. Ensuite, le coup de feu par le canon s’identifie au fèu de la cuisine, ce qui nous offre une garantie supplémentaire qu’en nous attardant sur le thème du parapluie qu’on retrouvera plus loin dans la marmythe 21 nous ne nous éloignons pas de la cuisine.

Cantate quantique au plat réchauffé

Bro, bro brille
klokken ringer elve.
Kejseren staar
paa sit höje hvide slot,
saa hvidt som kridt
saa sort som kul
Fare, fare krigsmand
döden skal du lide.
Den der kommer allersidst
skal i den sorte gryde.
Förste gang saa lad ham gaa
anden gang ligesaa.
Tredie gang saa tar vi ham
og putter ham i gryden.

Chanson d’un jeu cannibale
chez les enfants au Danemark.

Chanson au feu de bois

Nulle part l’identité linguistique de la musique et de la cuisson n’est aussi manifeste que dans la chanson de la cuisine indolinguistique. Quittons donc pour un instant la cuisson exolinguistifiée et penchons-nous, pendant ce même instant, sur l’origine musiculinaire de la cuisson prélinguistique de l’indolangue attachée à l’être et qui doit être cuisinée pour le faire chanter.

La gastronomie chantifique de la cuisson indolinguistique est d’une grande recettation, mais on peut arriver au même but interrogastrique par différentes voix conatives. Cette gastrophonie a pourtant un dénominateur commun, puisque le chant diffère de la langue parlée en ceci qu’il exige la participation du corps tout entier, ce qui l’empêche d’être détaché du corps pend~nt la cuisson chantistique, raison pour laquelle l’indication « indolangue » est significasse.

La cruauté de cette cuisination est patente. Qu’elle s’exerce par pilonage sec et froid du genre steak tartare, ou par pincement sec, grillade sèche, rôtisation ou bouillon humide et chaud, ou par noyade froide et humide, ou par n’importe lequel des moyens d’une riche variabilisation qu’offre la cuisine à la chanson, il n’est pas douteux que nous restons toujours dans le domaine des cruautés. Il est en outre indispensable d’apporter son grain de sel à toutes ces recettations de bon ton aigu et pénétraditionnel.

Cruautés à la boissellerie

La hiérarchisation de la cuisson indolinguistique s’échelonne normalement par degrés quantiques, qui vont du premier au troisième degré, soit du bleu au saignant puis au poing, sous cètte réserve qu’au poing on attrape souvent des bleus. Si on dépasse le troisième degré, la brûlure risque de se carboniser en désacoustication incantabilistique. Si on dépasse le quatrième degré pour atteindre le cinquième, une inflammation générale apparait. Cette gradification numérologique appartient évidemment à une symbolorification d’une algébracité logico-mathématique qu’on aurait tort de prendre trop au sérieux puisque la sonhorribilité superchromatique est saturée d’une torturapidité efficace de la fracturupture réceptionnelle.

Comme le but de la cuisson indolinguistique n’est atteint que si le chanteur crache le morceau, le rapport de cause à effet est ici remplacé par le rapport du chant au crachat qui découle du fait que la cuisson indolinguistique s’accompagne de certaines réactions émotivationnelles entre le metteur prévu et l’émetteur imprévu, caractéristiques du chant prélinguistique.

Recettation du coup de seringue (R 2)

Sur le plan de la cuisination chiantifique, un bon coup de seringue peut avoir un effet boeuf. On la nomme la « cantate aux seringues », très appréciée du point de vue alimental et morphinologique pour la table d’écoute.

Recettation pédalogique du miel au tabac (R 3)

Comme la participation du corps entier est implicitée dans le chantage cuisinologique, on s’assure d’abord que le plat du pied se met à table, soit par traitement risibiliaire et doux à la gaité, suivant la méthode lèchepiédaire du miel au plat de pied, soit par traitement tristiculaire à la mélancolération, suivant la méthode tabacielle de la brûlure de cigarette. La première méthode exige la collaboration d’un lèche-pied friand du miel au champignon de pied, donc ou un lion ou un chien. Comme le chien est le plus courant, on nomme aussi cette méthode la méthode du « chant cynique », cependant que le passage à tabac se fait « à la gauloise », « à la gitane » ou « à la celtique », si on ne le puritanise pas au stade du tabac virginiaire. Le danger de l’utilisation des lèche-pieds n’est pas négligeable; on risque, s’ils y prennent goût, de se faire bouffer la jambe tout entière, ce qui arrive assez fréquemment. C’est pourquoi il est recommandé de la remplacer par une jambe de bois.

Recettation du plat au pied grillé (R 4)

L’avantage du plat au pied grillé, qui en fait le mets préféré du genre, c’est que le chant s’accompagne ici de la danse, ce qui provoque une augmentation de l’esthétificassité affective. Comme il ne sait pas sur quel pied danser, le chanteur, mis sur pied au gril, exécute une danse de plus en plus frivole et enragée au fur et à mesure que le gril chauffe, agrémentant ses postures d’une chantacion délicieusement fougueuse et passionnée.

Recettation du plat au pied bouilli (R 5)

Si le pied grillé est regardé comme un plat plein de noblesse, le pied bouilli est au contraire tenu pour un plat aristocratique. Une synthèse remarquable et assez particulinaire de la grillade bouillie, empreinte d’une noble aristocratie, s’opère dans le pied au plat bourguignon. Ici on ajoute normalement des carottes et des pommes de terre à la sauce de champignons à la grecque.

Recettation de la patte au four (R 6)

Cette fameuse recettation de patte graissée, à la sauce crématoire, récemment invitée par le grand patologue musiculinaire Schnulze van Schmalzhaxe, est d’une délicatesse exéquittaire extermément chantille.

Normalement, elle se fait à quatre pattes, soit deux langues à bras et deux à pied par personne. On commence par mettre la patte à la pâte en prenant garde qu’il en demeure quelque chose aux doigts, ce qui suppose un certain doigté. Ensuite on met le doigt (de préférence le pouce) dans la bouche, à la recherche de la languette au pied levé. Une fois qu’on a pris pied, on met un pied devant l’autre, pour refaire quelques pas: ainsi le repas est fait.

Une bonne pâte de femme enrichit ce pâturage patriarcal, mais si on met le pied dans le plat sans disposer d’une partie pareille, on peut mettre la main au feu, au pied d’une marmythe d’homme sage, tant il est vrai que c’est au pied du savoir qu’on mesure les hommes. Ainsi on aura un pédane à deux syllabes de spaghetti chiatique, à une tagliatelle que n’importe quel gourmet en sera enchanté.

Recettation du rôti de voix grasse au citron (R 7)

La signification chiarïtifique de la rôtification aux voix grasses et au sein doux (all.: brat-schmalstimme), qui va de la tête au pied, est considérée comme le chant du signe harponné; elle est agréée par l’accompagnement d’une harpe au sucre de Salzburg.

Elle peut être grillée, ou rôtie au four; d’après deux recettations en harphonie musiculinaire. Le chantre chantourné devient avec le chauffage charnel une charmante charcuterie sémentielle en arrosant le citron avec du jus Qe patate au pied de nez.

Recettation de la cuisson à bouche cousue (R 8)

La cuisson gastrocantique exige une recettation en opposituation inconfortable: la cuisson à bouche cousue et amorphonique, selon que le sujet a l’eau à la bouche ou la bouche sèche. Une certaine linguophobie est ici contrenoncée par la méthodocricité à fermeture éclair qui clôt d’un coup de foudre le mutisme mutinutile. Il s’agit foncièrement de l’hérologie du plat résistanciel de la cuisine à l’étouffée, en contrastruction avec le don de la langue et la prise de parole. Contrairement à la langue externutatoire, la langue internatatoire témoigne d’une délicatesse confiturielle et courcoise comparable à la rectitude chevaleresque de la langue hippophalUque qui se donne vigoureusement au chat.

Pathétique faisandée

Nous n’entreprenons pas une clichématisation complète des innombrables recettations glossocantiques dont nous n’avons donné qu’une exemplification très succinte. Ce qui nous intéresse surtout en elles, c’est qu’elles sont en quelque sorte la clé en main, détachée de la cuisinologie musiculinaire, qui nous mène à la source même de l’originalité structive des marmythes originalistiques, laquelle trace la culturation coulée par ses empreintes bienfaisandées sur l’osmose linguistique.

Dans son livre L’origine de l’origine le philosoplologue groënlandais Abraham Isaac Jacobson, tirant les conclusions de ses expériences en milieu missionairiel, nous démontre que l’original est initial, comme la désorigine est dénichiale, ce qui explique que la dénichisiation est précédée de l’initiation. Il confirme sa thèse par une marmythe de l’origine du pied dans le plat, en faveur dans une tribu thulée de son pays:

Mm 11

Les femmes de la tribu thulée étaient depuis longtemps genees par des troupeaux d’éléphants qui, durant les saisons chaudes, calmaient leurs ardeurs en se promenant dans les frigos de leurs cuisines. Les femmes n’arrivaient pourtant jamais à les dénicher ni à découvrir comment ils s’inichaient dans les frigos. C’est pourquoi elle décidèrent de s’adresser à un héros dénicheur et lui dirent:

« Puisque tu sais dénicher les langues, tu devrais être capable aussi de dénicher un troupeau d’éléphants dans un frigidaire, et nous initier dans l’art de savoir s’ils y sont passés ou non car nous n’avons pas envie de les rencontrer. »

Le héros se met à la trace des éléphants et, après quelques jours d’exploration dans les frigos, il retourne auprès des femmes et leur explique:

« Si vous trouvez des empreintes de pieds d’éléphants dans le beurre, vous pouvez être sûres qu’ils sont passés par là, c’est sémantique, sinon vous serez toujours exposées au doute. »

C’est l’origine du pied dans le plat et la raison pour laquelle on met le beurre dans un plat afin de dénicher le pied au beurre.

On se trouve ici devant une marmythe voyageuse, dont l’exacte similaire fleurit dans la tribu Giou-Giou du 14 A, à ceci près qu’au lieu des éléphants on y parle d’un troupeau de phoques; qu’ils se promènent, non dans les frigidaires, mais dans les lits; que ce n’est pas de beurre qu’il s’agit, mais de polochons; et qu’à la place des empreintes de pieds il y a des poils de phoques, ce qui signifie que le pied beurré est à poil.

C’est pourquoi les femmes de 14 A refusent de se faire peindre à l’huile, sous prétexte que, dans leur tribu, on fait tout au beurre.

Toccata au foie gras en caisse

Il était une fois
Une marchande de foie
Qui vendait du foie
Dans la ville de Foix.
Elle me dit une fois :
C’est la dernière fois
Que je vends du foie
Dans la ville de Foix,
Car les gens de Foix
N’achètent pas de foie.

Comptine française

Pastorale rissolée

Plaçons-nous maintenant dans une autre perspective, en posant la question de l’apport supplémentaire de la chromotification au sémantisme diapositif entre le cru et la cuite. Ici les exformations importantes peuvent être extraites de la marmythe M 6 sur l’origine du rousseau langoustine où la fonction sémantique est démoralistique, diamétropolisée entre la bonne et le mâle, donc entre le féminin et le masculin, en tant que contrastruction éthicologique qui, en dépit de sa simplicité apparente, exploite un nombre considérable de croyances de bonne foie autant que de mauvaise dont le structisme affrontai mérite une sérialisation sérieuse que nous allons étudier.

Dans la tribu M une bonne cuite correspond à un mauvais cru. Le bon cru, en 14 A, provoque inversement une mauvaise cuite. La sémantique coloriée, qui reflète cette juxtaposition, nous réserve une double surprise. La bonne cuite due au mauvais cru rend noirs les membres de la tribu M, cependant que les membres de la tribu 14 A sont grisés par la mauvaise cuite du bon cru, au point de devenir complètement ronds quand les membres de la tribu M sont carrément noirs.

Ces résultats présentent d’abord un intérêt théorique. La juxtaposition du carré noir au gris rond correspond au contraste classique en géométrie, dérivé inévitable d’une tournure décorative créée par la culture du carré du cercle.

Portée de cochons

Si, dans la tribu M, le noir est attribué à la cuite carrée, on associe, dans la tribu 14 A, le pied au noir et le rouge aux lèvres, donc à l’éclat (voir M 9). L’antagonisme entre les pieds noirs et le rouge à lèvres est traité avec une profonde compréhension par l’ingénieur Stendhal dans son œuvre Le Rouge et le Noir. Il faut ici dénoncer une fois de plus la théorie fourbologique du sociologue italien Vitello Macchiato déjà expulcifiée au sujet de sa réconciloiphilie bruitonique, car il renouvelle sa tentative en essayant de lier le pied noir de la tribu 14 A à la cuite M, sous prétexte que la cuite va dans les pieds, comme le fourbu qui a bu devient boiteux, ce qui exige une jambe de bois. Au regard de l’unijambistologie marmythique, une telle soulogie ne tient pas sur ses jambes. On peut boiter d’une jambe, mais non boire avec une jambe de bois, solution vraiment trop facile offerte aux millepattes. Nous croyons donner l’interprétation juste du problème de la langue au pied dans le chapitre suivant qui traite des méchansons alarmoyantes du pied dans le plat. Quoi qu’il en soit, nous avons clairement réfuté la thèse des Docteurs Mireille et Jean Nohain, résumée dans la formule numérotechnique : « C’est un jardinier qui boite et qui boit. »

Grillade a la chaise électrique

Mais il y a mieux. La présence de la langue blanche, signe marmythriolectique de la mauvaise foie, établit un triangle culisonique.

Une marmythe M sur l’origine de la mauvaise foie vient éclaircir cette problématique:

Mm 12

Un dénicheur de cuites rentre chez sa mère. Elle s’aperçoit qu’il est de mauvaise foie puisqu’il a la langue toute blanche. Elle peint sa langue avec du charbon pulvérisé et pilulomorphe trouvé dans la pharmacie. Ainsi la langue blanche devient une langue noire.

Une autre foi apparaît à la place de la mauvaise foie et exige qu’il se mette au vert. Elle s’oppose, de façon très crue, à toutes les cuites, établissant de la sorte l’antagonisme entre le zoologue et le végétarien. Tout cela est exécuté de bonne foi. arrachée au chasseur de cuites qui encaisse bien la foi cuisinée d’une manière délicieuse sejon la fameuse recette du foie gras à la bigourdane, truquée à la Montrouge:

RECETTATION R.7

Mettre sur chaque caisse et clouter une escalope de foie gras sautée au beurre dynamythologique; alterner avec des croûtons ronds macérés dans un peu de cognac autour d’un tampon rond; disposer les bigarreaux de foie gras en pyramide; cuire sur le gril à feu doux dans un plat bien froid en trempant les moules dans de l’eau tiède garnie de macaroni en dés; si le doigt le pénètre facilement, on peut en déduire et en cocotte que c’est le joyau de la cuisine française en chausson.

Chopin grillé

Une langue nichée est naturelle; une vraie langue est culturelle : donc la langue doit être dénichée. Et le but culturel, c’est précisément la culbuture culinaire de la langue à dénicher, ce qui peut se faire à pied, à cheval, en voiture, en bateau, avec divers instruments ainsi qu’à main nue.

C’est au stade du passage du prélinguistique au linguistique que s’introduit l’opérateur de cette culturation opérative : le linguiste op dénicheur de langues en tant que recommandateur recommandé d’une recherche répettative et réciproquée.

La dénichiative de cette opération se conduit en partie suivant la codificacité chevaleresque, devenue quantique avec la rapidition de l’âge industriel d’après le calcul chevauché où la citronomie des deux chevaux présage le chevalement chevauchant des cheveux chevélogiques à des chiffres astronomiques et vicieunaires ce qui rend le dénichissement des langues à cheval démodé. On reconnaîtra néanmoins qu’il eut son époque glorieuse.

Les marmythes dadalogiques des chevaux de bois soit à Troie soit sur d’autres champs de batailles légumineuses le confirment largement.

Gigue a la noix

Il en va tout autrement avec la piétonalité pédalogique. La dénichion pédes-trielle rencontra un succès de durabilité pédiculaire grâce à la pédométrie scientifique qui se pédoncula avec une pégasite assez peignante. Ainsi le dénicheur à pied ferme est-il arrivé à retenir une piété pierreuse pour le piétisme piétinant du concept dénichtique de la langue. Quelque considération qu’on porte à la pédéristique nécessaire à la dénichification linguistique, on reste malgré tout dans le domaine de la main d’œuvre artistique et artisanitaire.

La phénoménologie dragonique de la cavalerie hussarienne manifeste une prédilection dialectique pour les langues dragonières. Avec le temps cette prédilection s’est draguée en dragonale drogmatique pour récupérer plus tard la langue humanistique déjà perdue en lectistermination festivalaire. En sorte que, créditulaire à la dénichification, la ritualistique se développe selon la formule sportuaire: « Notre puissance est notre force », laquelle distingue les tailleurs de langues, les coupeurs de langues, les piqueurs, les crocheteurs et les arracheurs de langues, ces derniers représentant la main d’œuvre directe et pure, alors que l’instrumentation des autres: piques, glaives, lances, crochets, couteaux, sabres, haches, les altère. On voit ici se répéter le développement contrastoriental du sportel et de l’industriel, sauf dans le cas particulinaire de l’aérolinguistique dont nous traiterons ailleurs la mythomanie.

Beuglophonie a voix grasses

L’ouverture de la gueulade rituelle est la momentation sacrale la plus faschinaire de l’arrachoir à main. Toutes les tribus s’accordent pour sonner le coup de l’ouverture à main, comme l’expliquent de multiples mythes, même si le second rituel est souvent fâcheux à cause de l’intrusion maniaque dans la gueule où elle risque fort de rester, ce qui se produit de temps en temps à la grande satisfaction du gueuleton. Le moment le plus solennellistique n’en reste pas moins la troisième étape marmythique au cours de laquelle on assiste à la mainmise extractionnelle sur la langue par la main, mille fois supérieure à l’accrochage ferré utilisé par l’industrie artisanitaire.

L’extraction bilatérale portant sur deux gueules à la fois apparaît dans plusieurs légendes comme une satisfacture sublimifiante dans le rapport dénichon et dénicheur avec le nichonnicheur, cependant que la collaboration de plusieurs personnes pour dénicher une même langue appartient au domaine infrasportif.

L’extrême exaltation dans la recherche linguistique peut faire sauter le fervent héros chasseur dans la gueule, comme il est relaté dans le mythe Mm 14. Il arrive même que toute une équipe de chercheurs s’installe sur le plat de la langue.

L’origine de cette expédition dénichiaire par équipe de glospéléologues, nous la voyons d’abord dans une marmythe sur l’origine de la langue-parapluie que, pour le lecteur peu familiarisé avec les subtilités de la grosse langue 14 A archaïque, nous donnons ici dans une version récente, salopieusement vulvairisée :

Mm 13

Les Alésiates, pressés d’en découdre, sont surpris par une grosse pluie. Pantagruel, pour les protéger, les fait se ranger et serrer, puis tirant sa langue à demi les en couvre comme une poule ses poussins.

Moi, raconte le héros nicheur de 14 A, je m’en vais auprès d’eux pour me mettre à l’abri, mais comme je n’y parviens pas, je monte au-dessus et je chemine ainsi deux lieues sur la langue de Pantagruel, si bien que j’entre dans sa bouche.

Que vois-je ? J’y chemine comme l’on fait à Sainte-Sophie-de-Constanti-nopostelle, j’y vois de grands rochers comme les monts danois — ce sont ses dents — et de grands prés, de grandes forêts, de fortes et grandes villes comme New York et Tokyo.

La première personne que je rencontre, c’est un bonhomme qui plante ses asperges. Il me dit les porter vendre dans la cité qui est derrière et qui a nom Aspharage.

Je prends le train pour Aspharage. Au wagons-restaurant, un voyageur en bicyclette chasse les pigeons. Je lui demande d’où viennent ces pigeons. — De l’autre monde, qu’il me dit, ce con. J’en déduis que lorsque Pantagruel bâille les pigeons entrent dans sa gorge à pleine volée, croyant que c’est la Banque Rothschild.

J’arrive à Aspharage. Les C.R.S. me demandent mon laisser-passer. — Y a-t-il la peste ? — Sale carne, me répondent-ils, on crève tellement par ici qu’on a réquisitionné jusqu’aux trottinettes pour emporter les macchabés. — Chers Saigneurs, où donc se passe cette tragédie ? — Gueule de raie, me répondent-ils courtoisement, ça se passe en Laryngie et en Pharyngie, deux capitales comme Chicago et Sarcelles.

Je me renseigne et j’apprends que cette peste est causée par une puante et infecte exhalaison sortie depuis peu des abîmes. En huit jours, trois et 7.548.972 et cinq personnes en sont mortes.

Je découvre, en me comprimant le citron, que c’est une putride haleine venant de l’estomac de Pantagruel qui a mangé l’autre jour des tonnes de ragoût de tripes à l’ail. Je m’éloigne de ces lieux maudits, je passe entre les rochers qui sont les dents de Pantagruel, je monte sur la plus haute où soixante-dix mille langues de mouton pourries font une petite tache glaireuse, et de là j’admire le plus beau paysage du monde: le bidonville de Nanterre, les corons du Nord, l’usine à gaz de Gennevilliers, l’ossuaire de Douaumont et une infinité de complexes Maine-Montparnasse.

Après quatre mois dans ces lieux de délices, je descends par les dents d’arrière, j’arrive aux mâchoires et enfin je sors en me laissant glisser le long de la barbe.

— D’où viens-tu ? me demande Pantagruel.

— De votre gorge, monsieur. Il y a six mois que j’y suis. Je me nourrissais des plus friands morceaux qui passaient par votre gosier et dont je prenais ma part.

— Vraiment ? Mais où chiais-tu ?

— En votre gorge, monsieur.

Sur notre table de dissection languicionnaire, cette marmythe est machinalement cousue de fil blanc aux marmythes 10 et 21 qui exaltent, elles aussi, la vertutilité du parapluie. Rien là d’étonnant. A peu près abandonné par les nègres qui lui préfèrent l’impermaléable plastifourré à la sauce blanche, le parapluie retrouve un nouveau lustre aux Indes où il est signe de dignité. Il n’est pas rare, rapportent les voyageurs, de rencontrer, sur les grandes boulevards de Nouille-Délice, des vaches sacrées qui portent des parapluies en tirant la langue, soit à gauche en descence quand le parapluie est ouvert soit à droite en ascendance avec introduction dans le naseau dextre quand le parapluie est fermé, ou encore en pendenture de bavoir à bavure glossographique à chaque expulsification de leurs bouses spiritistes.

La plus impressionnante dénichiation dépasse pourtant le stade bilatéral par l’utilisation des bras, des jambes et des dents dans le but de dénicher cinq langues à la fois.

Cotelette au jus de Beethoven

De loin, la dénichiation la plus sensationnée demeure Taction fulgurifiée de Thydrolinguistique dragonomique par la nouvellation métamorphologique ressentie dans la marmythe de Thomme-grenouille soumarin, à la langue crapuleuse. La déni-chiative hydroglossomorphe s’embarque ici dans des marmythes de haute mer à marée basse, d’une diaphorèse marentuelle diapassionnante, qui définissent le musi-culisme chantifique des langues de morue et leur cygnifichanson mortubérante par mortificassité morveuse et mosaïque dans la ligne du mot d’ordre motorisé en course vaguinaire de l’hydromercantilisme embarcationnaire.

Il est donc facile à comprendre qu’il n’y a pas de question hydrolinguistique qui ne soit résolue de façon hydrophonologique. Le graindorgue barbaritionnel de l’implantation cruellistique de la culturation naturationnelle en quittanciation diapé-désuelle de la langue mordue se fonde ainsi en contrastruction mordante avec le bec dans l’eau, tant il est vrai qu’on ne peut réaliser un rêve si on rêve la réalité.

Interlude au coup de rouge en timbale

Pirulin, Pirulin piangeva
volevo l’insalata
e la mamma mezza matta
gli gettava una cibatta

A mezzanotte in punto
passava un aeroplano
e di sotto c’era scritto
Pirulin, Pirulin, stà zitto.

Ronde enfantine italienne.

Le canard limonaire

La localisation situgraphique de la langue peut prêter à confusion. Le dénicheur de langue non averti peut se heurter à une grave difficulté pour découvrir sa proie. Nous allons dissiper cette difficulté.

Un certain nombre de preuves ont été rassemblées en faveur d’une connection, directement ou indirectement conçue dans l’esprit indigène, entre la langue et la gueule, ainsi qu’entre la gueule et la tête.

Cela postulé, nous pouvons espérer mettre un repas de plus devant l’autre en posant une nouvelle question museaugraphique: comment ces connections sont-elles conçues?

On remarquera immédiatement qu’il existe une infinie variété combinatoire tributaire dans la pensée indigène à ce sujet: la tête peut être attachée au bout de la langue, comme la langue peut être attachée au bout de la tête. La langue avec la tête au bout peut être en connection directe ou indirecte avec la gueule qui de son côté peut être appliquée à la tête. De même que la tête peut être sur la langue, de même elle peut être dans la gueule, et pareillement — nous l’avons vu — la gueule peut être dans la tête.

Ce n’est donc pas un hasard s’il y a des langues entêtées comme des gueules entêtées, et des têtes engueulées comme des langues engueulées.

En conséquence, on complétera les schémas des pages précédentes par l’introduction du crochet comme signe d’attachement unilatéral, et nous aurons les combinaisons suivantes :

         
tête langue gueule
langue gueule tête
langue tête gueule

et ainsi de suite.

(Nous avons volontairement réservé pour la fin le problème de la langue attachée à la queue et celui de la queue entêtée.)

Soprano en croute

La trognonostique dépend de plusieurs trognotations museaumorphes. On ne s’étonnera donc pas de voir des adversitations à diverses versions tant viandeuses que légumineuses diviser les gueules par culinoppositions bilatérales.

Dans la marmythologie trognonomique de la tribu M, la gueule de loup est tenue pour une fleur: elle appartient ainsi au règne végétal. Au contraire, les indigènes M jugent la gueule de bois bestiale: elle relève du règne animal. Quant à la tribu 14 A, elle considère la langue de bœuf comme intégrée à l’ordre botanomorphe et la langue ferrée (pour des raisons intéressantes et obscures que nous ne pouvons élucider ici) comme assujettie à l’ordre zoomorphe.

Mm 14

Un héros dénicheur, carrément noir, se jette dans la gueule du loup pour dormir. Mais il s’est trompé de genre: il croit reposer sa gueule de bois dans la végétation. Le loup de la gueule est animal et se trouve jeté ainsi dans une animation offensée. Le loup se met à engueuler l’intrus.

Le bruit réveille à plusieurs reprises le héros qui, à chaque fois, s’écrie: « Ta gueule! » A la fin, n’en pouvant plus, il tonitrue: « Ferme ta sale gueule, bon sang! »

Le loup alors ferme sa sale gueule, et voici le dénicheur de langues enfermé dans la gueule du loup.

Voyant qu’il n’est pas plus avancé, le héros se calme et décide de se considérer comme le propriétaire de la gueule du loup. Mais il est contraint de la nettoyer avec de la farine pour que cette sale gueule puisse devenir sa gueule propre.

Dans cette opération, il loupe la sale langue qui est la langue du loup engueulé. Le héros se trouve proprement dans sa gueule enfarinée avec la langue loupée. La situation ne peut s’éterniser. Il se dit: « Il faut que j’arrive à dénicher cette sale langue. Je ne dois plus la louper ».

En entendant ces propos, la langue du loup est prise de tics de plus en plus accentués. Le héros ne se laisse pas impressionner. Dans un effort magistral, il déniche la langue du loup en le jetant avec adresse hors de la gueule.

Une fois extraits de la gueule du loup, les tics de la langue cessent d’etre indotics. Par métamorphose, la langue se transforme en langue de loup exotique.

Le loup qui se voit amputé de sa langue interdit au héros de sortir de sa gueule. Il exige que le héros remplace les fonctions de la langue dispaire. Et c’est ainsi que le dénicheur de langues devient lui-même la langue haute en tics du loup de sa propre gueule.

Bien que les anciens auteurs n’aient pas signalé cette marmythe chez les Montparnassiens, elle se rencontre très fréquemment dans les tribus de langue M ou dans celles sur lesquelles s’exerce l’influence M.

Beignet tartare au tambour

La marmythe ne mentionne pas explicitement l’origine du cru et de la cuite, mais, pourrait-on dire, elle sait si bien que là est son sujet véritable qu’elle restitue presque littéralement l’épisode de la cuite du tonnerre transformée en gueule de bois. A l’appui de ce rapprochement, on peut faire valoir que la marmythe M contient un détail à première vue incompréhensible. Comment expliquer que le héros émploie de la farine pour nettoyer la gueule du loup ? Sauf à interpréter ce geste comme le reflet transformé d’un acte similaire inclus dans la marmythe 14 A sur l’origine de la langue pourrie, le détail serait complètement arbitraire.

La farine étant une poudre pilée correspond exactement à la poudre pilée de la langue pourrie et sèche. La gueule de bois pourrie, à laquelle nous avons déjà eu recours, étant, quant à elle, identique au faire de la cuisine médiatorisée entre ciel et terre, elle boucle la ceinture parce qu’il serait aventureux d’aller plus avant dans la dialyse de la marmythe qui pose une problémation ethnographologique délicate.

Suite à la culotte de bœuf façon bonne femme

Un perroquet
Qui avait la colique ;
Il fit un pet
Qui sentait le navet.
Son père lui dit :
Tu joues de la musique ?
— Mais non, papa,
Je joue du flageolet.
Du flageolet,
Tu y es.

Comptine française.

Cornet de frites au piston

Jusqu’à présent nous avons avancé dans notre étude en nous appuyant sur une contrastruction, supposée connue de nos lecteurs. Le moment est venu de tirer au clair la notionologie opératheutique du constructurisme impliqué dans le cadre de notre exposition. La procédurabilité gustative de la glossomorphie exige en effet une codification hiérarchère, ultra et infraglossorielle, produite par la superposition de la langue dégustée sur la supposition de la langue dégustante. En posant une langue à déguster sur la langue soudentaire, le processus croquaire se déclenche dans tout son hiérarchisme naturel et culturel (*).

Nous sommes en présence de la manoeuvre bilatérale consistant à situer aussi bien qu’à poser, ce qui situe la pose en posituation positionnelle et en contras-tructuration propositionnelle et contrapositionnelle logique et laïque, déloyale et loyale.

S’impose ici d’abord la question de la pose entre le poseur sémentiel et le possédé en position bilingue, ou encore entre l’actif et le passif dans l’acte de passage gustomatique. Autrement dit, le parallélisme oppositoire s’affirme entre la nature et la culture du Cultivé naturel et la nature du cultivateur. Pareillement la réciprocession actifaciale et passifarcale (d’une façon ou d’une autre) par facsimilitude symétraire d’une consternabilité astronomique explique le caractère réactionnaire des actionnaires par calcul définisimal, suivant l’impression des expressions langustes des exgustations ingustes. La pose de la langue passive fait ainsi pression sur la langue active par posture impressionnante de la culture sur la nature.

Les sauvages de la tribu 14 A sont des poseurs à répétition, appliquant rigoureusement leur apophtegme Reposez-vous qui tranche net entre ce qui est posible et ce qui est imposible ou exposible.

(*) Voir la thèse Scientific braintest on the intestinal taste of tongues by Prof Hot. Hilton, Ph. D. D. Sc. from the Testimonian Institute of human testamentality, Harvard University U.S.A., 1972.

Poireaux andante cantabile

La langue dégustée est culturelle et passive (au moins si elle passe, ce qu’elle fait normalement quand elle est bien cuite à la sauce douce-amère avec du persil), cependant que la langue dégustante est naturelle et active. Comme la langue cuite s’introduit en superposition avec la langue crue par imposition, elle doit nécessairement être impossible pour rendre possible la procédure glutoïde.

Mais ce n’est pas tout. La systémantologie codifficile d’une langue bien pendue dépend de son expossibilité, ce qui superpose l’impressionisme à l’expres-sionisme dans une réciprocité irréprochable, tandis que l’irresponsabilité de la consommation vocale produit une hiérarchitecture biodynamique, laquelle est proportionnelle à la supposition dégeste du geste suppositoire.

Chou-fleur crescendo non tropo

Ici nous sommes au plein centre de la diacoderie établie entre la langue naturelle et la langue culturelle.

Puisque la nature insistante n’existe pas plus que n’insiste la culture existante, la contrastruction entre les deux sistations se diamétrise entre l’insistence et l’existence, le domaine de la nature étant légèrement plus vaste que celui de la culture qui le dirige et le domine jusqu’à la dernière étoile par astronomologie linguistique. Ainsi il est phallacieux de dire que la culture imite le monde de la nature en se mettant de travers car c’est l’inverse qui se produit. La nature ne comprend pas la culture qui l’englobe par sa connaissance globale et dominatricheuse, corrélative au règne thermique de l’un et de l’autre, propre à le signifier comme il le signifie en retour puisque c’est uniquement le règne culturel qui donne une significassité au règne naturel qui en soi est insignifiant. D’où résulte une exclusivité diamétrale de la culture par rapport à la nature de l’homme, en symétrie irréversible à son renversement culturel.

Il est à peine besoin de souligner que la culture est en position excentrique tandis que la nature est en concision excellente, l’art étant, lui, en décision concentrique. Il est donc normal que la nature représente l’animalité et la culture l’humanité. L’homme qui n’existe pas, mais continue à insister, est par conséquent, un animal. Et l’humanité, qui est végétale, est culturelle en tant que morphème légumineux, élément de signification étiologique dans une fonction antipathique à l’homme entendu comme phonème, élément d’articulation démuni de signification puisqu’appartenant au règne de la nature. L’artisticulation animaladive de l’homme non-existant se place ainsi à l’inverse des fruits culturels qui, de leur côté, sont tout pleins, au contraire, de vers polyversels.

Salade à l’egretto

La révercibilité de cette diamétrie entre les plantes cultivées de l’humanité et les hommes sauvages de l’animalité est remarquable en ceci que le végétal, étant déjà sensé, ne peut plus jamais être sensible et que l’humanité légumineuse, déjà cultivée, devient incultable, respectant ainsi la loi culisonologique établie par Honoré de Balzac : « On ne peut pas cultiver des poireaux dans un champ de blé. »

Il est donc légitime de conclure en appliquant l’anathème exposé dans la marmythologie Du Caviar au Chocolat par le sauvageologue Charles Bouquet, selon quoi la nature imite la culture à l’envers comme on peut le voir ci-dessous :

a. [Nature] [Culture]

On observe aussi un retour de la culture vers la nature renversée :

b. [Culture] [Nature]

Comme la nature est l’animal ou le mauvais sauvage, elle se civilise en culture renversée et légumineuse de l’humanité, le mouvement contraponctuel s’effectuant également de la culture retournée à la nature des herbes sauvages de l’humanité, de même que la chair est du foin (herbe sèche) :

c. [Culture/Humanité] [Nature/Le Bon Sauvage]

d. [Homme/Animal] [Humanité/Végétal]

La culture en droit se transfusant en vers, et vice-versa, d’après sa nouvelle nature à l’envers du droit vicieux, la versalité naturelle devient une nouvelle civilisation désorganique.

En accord avec la sélectricité hiérationnelle, l’homme n’est pas plus bête que la plante ne peut être plantée. Si la plante a loisir d’être bête, c’est exclusivement d’une bêtise passionnée, de même que le passif s’oppose à la bêtise actionnée des animaux en animâlation. On assiste ici au passage de la verdure guidée à travers la faune téléguidée qui aboutit à l’homme intéléguidé par l’intelligence des cerveaux électroniques, lesquels guident la flore humaine par leur intélectricité, enlevant aux intellectuels le poids inutile de l’intelligence et la remplaçant par l’extelligence qui est l’autre.

Marche aux flageolets

Si l’on accepte la démonstruosité de Condillac, une science est une langue bien faite et vice-versa. Comme une langue bien faite doit être cuite à point, un bon feu marmythique est indispensable au développement de la science qui, par ce fait, s’identifie à la langue de feu, à condition d’assurer naturellement un bon tirage des petits et grands airs aérolinguistiques et de disposer d’un jus de mouillement et d’un fonds de braise, le facteur de mouillement devant toujours être un fonds blanc. Cette combinaison scientifique est extrêmement pétillante puisqu’elle pète feu et flammes.

Ainsi s’amalgament dans un compost marmythique insoluble le pet et la science fusant dans une flamme sonore d’une luminosité orale codifiée carminative-ment en exacte concordance avec l’optique linguistique de la pétographie glossopyromorphe de l’éclairement aux langues de feu léchant la côte en pente qui sacrépite vers le Dieu Crépitus. C’est pourquoi nous traitons le pet avec respect car il est rare de ne point se repéter.

En conséquence de quoi, la pétologie tympanitique occupe une place centrale et explosible dans notre étude hérologique. Sa violacélébrité bombouphonique est due à cette problémorphie contradictionnaire qui antigèle l’illumination gélatineuse linguo-phoboréale à la lumière contrepétée sur la diaoptique accoustastiquée que confirme une opulente marmythologie d’où nous ne sortons que les exemples les plus discrètement fumants dans notre monstruction diaphragmentaire.

Le lecteur sent, par tous ses porcs physopsophiques, que nous fouissons, pour la voierie de ses circonvoluminations cérébrales, une terre meuble d’une fertilité incommenstruable. En effet, l’aedopsophie analyrique est d’un sémantisme signalétique essensuellement gestuel. Le geste pétomorphe contrecarre en digestif les congestions. Le problème de la simulacrité sémantique se voit ainsi hausser, par hausmose linguistique articulée, au niveau d’une véritable similitude sémiscientifique absolument indispensaire à une sémiologie concourant à gonfler la science de sa pneumatose inhérente.

Radis aphones

Mais il y a plus. La diamétropolarisation entre animal et végétal, identique à celle que nous observons entre nature et culture ou entre homme et humanité, est analogue à la contrastruction entre homme et femme, l’homme étant naturel et animal et la femme végétale et humanitaire, ce qui se sent dans l’oppositionologie olfactive du parfum culturel et féminin et de la puanteur naturelle et masculine, métronomisée en kilométrage économique dans la marmythe de la 14 A sur l’origine de l’appréciation calculable de l’olfacticité codifiée :

Mm 17

Un héros sauvage et corpusculaire pénètre dans un wagon du métropolitain et renifle aussitôt avec avidité le parfum exquis émanant d’une jolie personne en fourrure de tapin précieux.

Voyant la mine réflective du renifleur, la dame satisfait sa curiosité scientifique et lui dit : « C’est du Chanel. 5.000 francs le flacon. »

Très impressionné, le héros se replie dans un mutisme digestif, qui le met bientôt dans la nécessité de lâcher un vent, d’une infinie discrétion bruitonique, mais chargé d’une puanteur pestilentielle à longue et durable portée. La dame est à son tour sujette à des réactions renifloïdes caractérisées. Le héros, convaincu qu’il est dans les moeurs courtologiques d’échanger les informations olfactologiques, se tourne vers la belle et lui dit : « C’est du flageolet. Un franc soixante-cinq le kilog. »

Ici le codage olfacticide de la sémantomorphie culturelle, combiné, dans une struction numérotique, à la sémaphorie naturelle, se répand, du geste au digeste, sur une échelle de valeurs nettement morphémères, ce qui explique tout.

Une oppositionologie olfactive assez semblable se reconnaît dans la mar-mythe de la tribu M sur l’origine de la pétition de principe, où nous nous retrouvons également confrontés au problème de l’embrassature mutuelle :

Mm 18

Une péripapétichienne de forte corpulence invite un jeune héros innocent à se faire déniaiser par ses soins experts.

Dès qu’ils sont dans l’intimité, elle lui propose la célèbre exercitation de la culilinguédification : — Je veux t’initier, dit-elle, au sublime secret du soixante-neuvième degré.

Le héros expectant accepte. Aussitôt qu’il est en potsituation avec sa partenaire et qu’il commence à tâter le terrain vaguiginaire, celle-ci exprime une ample projection de gaz intestinal que le jeune héros essuie non sans difficulté. Il continue néanmoins son ouvrage, mais reçoit vite un second vent encore plus méphitique qui, cette fois, lui coupe le souffle durant plusieurs secondes. Il reprend sa tâche héroïquement, mais au troisième vent, absolument répugnensible et épouventeux, il abandonne et déclare avec respect : « Je vous supplie, Madame, de m’excuser : je crois que je n’arriverai pas jusqu’au bout. Daignez me pardonner : je renonce aux 66 restants. »

Sans l’ombre d’un doute, cette marmythe consacre la défaite définitive de l’algébraïcité logico-mathématique que le jeune héros a prise beaucoup trop au sérieux, alors que la sériellité de ce rite mythique est imaginaire. Il en appert de surcroît qu’on ne doit accorder aucune confiance au mythisme des images, puisque la culture est la résultante bouscularisée de la polarisation entre le naturel et l’artificiel.

La pétomanie quasi-mortelle à laquelle échappe de justesse notre héros par une fuite précipitée nous ouvre de nouveaux horizons scientifiques sur les vraies questions sans réponse.

Pissenlits à l’hélicon

Dans la pensée indigène, l’idée de la langue recouvre toutes sortes d’équivoques, aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale, et particulièrement quand la langue et son double sont affrontés par symétrie diamétrique, haussée ou baissée.

L’affront bilatéral de baisement linguistique recèle un problème extrêmement embrassant. C’est le destin des choses humaines (donc des langues) de baiser toujours en s’éloignant de leur source d’action. Il en résulte une complication de la situmorphie impliquée à la mesure du nombre des langues et des orientations retenues. En respectant la codation logico-mathématique, on avance que le nombre des possibilités s’arrête définitivement à soixante-neuf, mais on aurait tort de prendre cette limite trop au sérieux. Nonobstant, on découvre un double accrochage qui mérite un nouveau signe :

Lâchons ici une remarque. Il serait dangereux d’ignorer que l’ethnosophie glossoculinaire de l’embrassature mutuelle implique un problème codatif relatif au sens messagéristique de la longueur d’onde irreversifiée entre le baiseur baisé et la baisesse du baiser, tant au rivage qu’à l’arrivage.

Sérénade à bras liés

Un cuisinier quand je dîne
Me semble un être divin
Qui, du fond de sa cuisine,
Gouverne le genre humain ;
Qu’ici bas on le contemple
Comme un ministre du ciel
Car la cuisine est un temple
Dont les fourneaux sont l’autel.

Désaugiers.

Violon sel marin

Au stade où se poursuivent présentement nos exercitations, nos lecteurs les plus sportifs auront assurément remarqué que depuis le début de ce livre nous avons constamment affaire à la langue. Nous nous risquerons même à suggérer que la langue est une donnée de base de notre étude. Si cette hypothèse se trouvait loyalisée, il serait congruent d’admettre la langue en tant que donné, et le don de la langue comme système de valeur générale, ce qui est fort embarrassant car le don est gratuit et sans rapport notionnel avec l’économie, ainsi que l’expose l’écrit d’Asger Jorn Critique de la politique économique.

Déjà les auteurs du XVIe siècle avaient signalé des formes de dualisme culinaire entre le gras et la chair. L’étude confortable de l’Anglais Andegg Bacon The chair of grace prévoyait l’insolubilisation du problème de la gratitude économique. Observant qu’il faut beaucoup gratter pour mettre de côté quelques économies il se demandait si la gratuité dans l’opposition cher-bon marché est meilleur marché, étant moins cher, que le bon marché, ou si au contraire le gratuit est d’une préciosité gracieuse plus que chair. L’enquête sur la cuisine en gras et chair se poursuit toujours.

Tranches de Walkurie d’agneau de vie

Il n’en reste pas moins que c’est en tenant compte de tous ces facteurs écologiques et trésoriels qu’on peut sentir qu’il y a un os. Maintes expériences attestent que la langue osée divise la langue en cher et en os, créant une osmose philosophistique dans la contrevocation provocative.

Comme le précieux n’entre pas non plus dans le cadre de l’économie, nous repérons trois axes commétriques différentialisés par une admirable conclusion sou-risielle, aujourd’hui classique, savoir que le présent c’est le don, parce qu’on donne des présents. Par là nous pouvons conclure que le passé c’est le reçu et le futur le demandé. La diamétropposition progromiste distingue ainsi, par trois temps d’offrande réceptionnelle, les trois oppositions possibles dans la situgraphie diaconnomique :

don → reçu
offrande → don
offre → demande

Cymbale renversée

Plusieurs faits confirment que l’on n’a pas demandé ce que l’on reçoit dans le rapport potlatch-don-reçu, et que l’on ne reçoit jamais, dans le rapport don-offrande, ce qu’on prie que l’on vous donne. C’est seulement dans le rapport économique offre-demande qu’il y a réciprocité contrôlable.

Dès lors nous comprenons que le rapport offre-demande s’oppose aux deux autres par sa codificassité civilisorielle entre la symétrie d’échange et l’égalité des réciproches, qui transforme la surenchère potlatchologique en plus-value mercenaire, tel que l’élucide le Discours sur l’origine et les fondements de la pensée égalitaire dans la civilisation latine par JJ. Le Roux, où la culture est opposée à la civilisation et pareillement la culture, parce que barbare, à la sauvagerie. Ce point de vue est bien précisé dans le livre d’Asger Jorn L’Eure du Calva.

Une clichémathification diagrammatique nous présente la combinatoire situ-graphique des trois structurations possibles dans la complémentarité triolectique de ce problème.

 
Système Potlatch d’accroissement des dons réciproques
 
Système de l’autel d’offrandes
 
Système profitant de l’offre et de la demande

Toscarotte flambée

Nous voici donc en mesure de répondre à la question posée il y a une heure sur l’installation barbarifique de la cuisine culturelle dans la nature sauvage : elle se concrétise par la fondation d’une autellerie touristicielle où il est demandé d’offrir le sacrifice gratuit sur la table d’office culinaire renversée par rapport à la tendance civilitique qui va de l’offre à la demande. La marmythe de 14 A sur l’origine de l’offrande autelloise sclarifie nos idées :

Mm 19

Deux héros culinaires se donnent rendez-vous à la table d’un autel pour s’y restaurer. A moins d’un mètre de distance ils se font face et commandent deux langues d’agneau grillées à la diable.

Quand le maître-autel apporte le plat, le premier héros, avec une politesse courtologique languedocienne, invite son ami à se servir d’abord. Comme l’une des deux langues est beaucoup plus volumineuse que l’autre, l’optant enlève le gros morceau et le met dans son assiette, ce qui provoque l’indignation du héros poli qui reproche à son ami de s’être trompé ou de s’être conduit comme un goujat.

L’autre lui demande alors :

— Quelle langue aurais-tu choisie si tu t’étais servi le premier?

— J’aurais évidemment choisi la plus petite.

— Dans ce cas, de quoi te plains-tu? Tu as exactement la langue que tu aurais choisie.

C’est depuis ce temps qu’on ne laisse plus choisir celui qui a la charge du partage.

Cette marmythe appelle plusieurs remarques marquantes. On saisira d’abord la diaversion concurrentielle dans l’éconoclasme récipiendaire du compte courant des deux héros; en second lieu, on ne manquera pas de ne pas observer l’absence d’un reçu qui ne leur a pas encore été donné, même s’ils ont été bien reçus; enfin, et ceci captive notre attention : les deux héros sont des beaux-frères, ce qui — quoiqu’on ne le déduise pas facilement de la marmythe — noue entre eux des liens de parenté évidents puisque l’un est marié à la sœur de l’autre sans que cette circonstance influe le moindrement sur leurs transactions.

On est plongé dans une diacordance atroce quand on observe le comportement cultivé de la ritualisation tabulaire qui se défait dans la marmythe de la tribu M sur l’origine des cérémonies gastrohymniques :

Mm 20

A l’origine, un missionnaire avait été reçu dans la tribu M pour l’instruire des bonnes mœurs chrétiennes. C’était un homme à la parole élocaincante, d’une belle stature qui ne laissait pas d’impressionner la partie féminine de la tribu, laquelle partie ne manquait jamais de s’offrir avec les meilleurs morceaux de la cuisine.

La tribu baignait dans une fraternité chaque jour plus étroite et optimiste. Le jour vint où le missionnaire choyé atteignit le poids que réclamait sa cuisson.

On organise alors une fête collective magnifique et l’on sert le missionnaire tout rôti sur la grande table, entouré de légumes frais.

Ses chers frères et sœurs de la tribu s’agenouillent et, ses leçons consciencieusement apprises, élèvent cette prière :

— Bénissez-nous, Seigneur, et bénissez en même temps les aliments que votre libéralité nous accorde. Amen.

Riz au nez soprano

Le concept méthomorphique dominant — c’est maintenant hors de conteste — est celui de l’emblématologie, puisque normaladivement la note fait saigner et blêmir les héros à un point hémorationnel où se rencontrent la notation et l’ensaignement emblématique. En d’autres termes, il s’agit d’élaborer une emblématique des emblèmes problématiques et contreblématiques, consangsuels et diasangsuels des sangsues notaires. C’est justement là que la gastrophilie occulte présente un danger naturel que nous nous devons de dénoncer au nom de la culture. En effet, le héros est pris alors d’une irrésistible envie de manger à l’œil, propension vicieuse qui ne peut être vaincue qu’en agitant devant qui va céder à la tentation la large banderole refoulante : « Céder à la nature, c’est se montrer un mauvais membre de la société. »

La chosologie emblématoire du codage notoriel s’établit entre le saigneur et le saigné. La typomorphie emblémairdeuse est ainsi le fondement même de notre réussite fondue.

Tripes à la note

La vinovérité chiantifique d’une cuite crue démontre ainsi que la langue est un vrai trésor, d’une gratitude gratinée et réciprovocante. Elle est en effet le système même de valeur d’une distributation de richesses marmythiques, ce pourquoi on l’appelle heureusement « un fait social total », c’est-à-dire doué d’une significassité à la fois sociale et religieuse, magique et écologique, utilitaire et sentimentale, juridique et morale, initiaire et dénichiaire de l’amour et de la haine, du mariage et du divorce, de la santé et de la maladie, de la grossesse et de l’avortement, de la vie et de la mort, de tout le bazar holistique en diaversion des biens échangés sur le champ d’honneur et d’erreur, de consomption et d’assomption, du commerce et de l’inverse, des présents et des absents, sans oublier la beauté de l’esthétique vanitaire de sa grâce gratuite, bref sur toutes les notes de la gamme, du majeur au mineur, de ce qui peut se faire chanter selon la note solfiée qui décide la notation communicative de la consommation notaire aux fins financières confirmées.

La réciprocité unilatérale de cette communication auditoriale dépend de la possibilité de parvenir à filer la note consommative au compagnon gustatif du festival cérémoniel du repas restaurationnel au titre du potlatch. La réussite de cette dénotation s’accompagne d’une connotation si le compagnon est assez connoté pour reconnaître la note à payer.

Ventriloque sur canapé

La vulgarité de la langue du peuple constitue l’obstacle le plus redoutable dressé contre une vraie linguocratie. La démonstration en est assénée d’une façon nettement démocratique, par le grec Démosthène lorsqu’il oppose le cru sauvage à la cuite barbare, cette dernière seule étant cuisinée. Nous assistons donc à une parabolition situlogique entre la marmythe diabolitionnelle des pots pourris de la cruauté sauvage et l’infabolition potentielle du pot au feu des cuites barbares mises en conserve par précaution digestive autant que congestive avec une civicassité discrète excellemment relevée par Claudius Flowerpower dans le chapitre sur l’ivres-sonorité orchestrée (p. 217) de son magistral ouvrage Du Nougat au Gravois, d’une sobriété exemplaire. Son entrepropos fonde l’impôt en potage et le despote en compote et dessine la figure neuve de la culture qui trouve enfin un thon, une voix, un timbre, une cervelle, une tête, un cerveau, un papier valable, un écu, une corde à boyau tendu en double bilatéral sur le fond intérieur du tambour raisonnable. Nous aurons l’audace de dire que, pour une fois, grâce à lui, la marmythologie a eu du pot.

Fiasco da gamba

Il est atrocement pénible d’être forcé de comparer cette réussite hors-pair avec l’effort potologique et vaseux de Vitello Macchiato, tant ce dernier semble, auprès de Flowerpower, bête et sourd comme le pot lui-même. Et cependant il est trop bien attablé, vautré à son aise entre les pots et les plantes pour que nous puissions passer son cas sous silence. Son excédence, déjà défavorablement mentionnée ici, nous oblige, contre notre gré, à porter une dernière fois le fer dans ses arguments potomorphes.

Devant la gravitation de ce cas, et au nom de l’objectivité scientifique, nous nous sentons en conscience et pour dissiper tout malentendu autour de cette initiation, tenus de dénoncer les jugements irréfléchis et insubstantifiés de certains de nos honorables collègues, hautement méritants, qui, sautant par dessus leur inestimable sériosité professionnelle, se sont laissés entraîner, par un élan d’indignation fort louable, à formuler des accusations plus ou moins ouvertes au sujet de pots de vin allusionaires dont aurait bénéficié Macchiato et le caractérisant comme ivrogne, alcoolique, cocu, perverti, dépourvu de ressources matérielles et spirituelles, doté d’une sale mentalité, schizophrène, d’une sociomorphie délirante, traître, indigne, imbécile, répugnant, intrigant et même impuissant. Nous estimons qu’il est préférable de se taire quand on ne trouve pas mieux à dire sur quelqu’un qui appartient tout de même à notre confrérie.

Toutes distances prises ainsi envers cette insultologie saloparadigmatique d’un genre purement subjectionné, sans nul rapport probant avec les désaventures plus ou moins socialomorphémères du Docteur Macchiato, nous nous jugeons en droit de soulever une menue critique écrasante contre ce confrère et ses hyperthèses démodées, erronées et phantasmorfondantes et de dénoncer sa doctrine de la mar-mythe unijambiste, naguère étalée de tout son long dans l’étude d’Asger Jorn parue en 1953 sous le titre Le vrai Messager boiteux.

Nous avons déjà stigmatisé l’effort de Macchiato pour transvaser la cuite dans des « jambes de boire ». Une fois sur cette pente, il ne peut s’empêcher d’inventer le « pot de jambe ». Nous avons le devoir de parler ici d’un sabotage outrancier de la hiérarchie des hautes valeurs, et d’autant plus que le Docteur Macchiato ose soutenir qu’on peut employer un sabot comme récipient de ces breuvages à défaut d’une botte. Il choit encore plus bas en prétendant qu’on peut botteler des trésors dans des bas. Qui oserait jurer avoir vu jamais de l’argent liquide ? Il croit nous porter une botte à sa façon en nous parlant des talons d’or qui n’existent pas et il s’emploie à justifier sa bassesse en profitant habilement d’une coïncidence linguophonique volup-tuellement hasardeuse grâce à quoi il s’échine à expliquer que le mot pote en langue Scandinave correspond au pot marmythique français, alors que son correspondant français est patte (all. : pfote) et que l’équivalent Scandinave du mot français pot est, quant à la signification, potte avec deux t. Les arguments macchialectiques en faveur de telles prétentions chaussurielles connaîtront le sort gratuit qu’ils méritent.

Divertimento au tournedos Benjamin

Tout, suivant l’intellect, change d’ordre et de rang;
Les Mores aujourd’hui peignent le diable blanc.

Régnier, Sat.

Élégie au fromage blanc

Dès lors que nous avons somptueusement exploité le rapport entre la langue et son ambiance, le moment est venu de nous attaquer au problème inexistant cher à Immanuel Kant, celui de LA LANGUE EN SOI, sa gauche et son droit, sa grandeur et son déclin, sa hauteur et sa petitesse, sa force et sa faiblesse.

S’il existe un accord universel sur l’identité de la langue et de la causalité en tant que caution causée, le désaccord polyversel se déclenche sur la parenté linguistique aussitôt qu’on entre dans la détaillation. Il y a confirmation expérimentale de la non-conversation de la parité dans les interactions faibles en général, ce qui nous envoie dans le chirage impariétal au sujet du conservatisme en général. Cette chilarité, qui va à droite et à gauche avec une effervescence bouillonnante, ruine complètement l’harmonie de la réflection symétrique de la diamétrie entre la langue gauche et la langue droite, établissant une complémentarité non-localisable entre la notion de langue ondulatoire et celle de langue corpusculaire.

Comme une langue ondulée ne peut (par définité) être droite, pareillement une langue droite ne peut être ondulée, ce qui n’empêche pas que la langue ondulatoire a le droit d’être ondulée et la langue droite le droit d’être courbée suivant sa fidélité à la parallélisation orientale, d’où il ressort que la langue corpusculaire se situe à l’extrême droite, étant statistiquement corpulente, cependant que la langue courante de l’ondulation gauchiste est instrême.

Si la corporation linguistique appartient ainsi à la droite, l’ondulation linguistique n’en est pas moins d’une puissance impressionnante, n’aurait-elle rien de parti-culinaire, ce qui nous amène à une pariété de dimanche puisque le mouvement perpendiculaire nous recommande de considérer la langue comme une ondulation les lundis, mercredis et vendredis et comme une corpuscularité les mardis, jeudis et samedis.

Hot jazz à la came Ambert

L’importance météorologique de cet état de choses flottantes se manifeste dans la marmythe de la tribu 14 A sur l’origine directrice de la gauche et de la droite.

Mm 21

Sous la pluie, une femme trempée jusqu’à l’os rencontre sa voisine bien abritée sous un parapluie. Envidieuse, elle demande :

— Comment se fait-il que tu sors toujours avec un parapluie quand il va pleuvoir et que tu ne le portes jamais quand il fait beau ? Moi, dès que je sors avec mon parapluie la pluie cesse et le soleil commence à briller et si je sors sans parapluie le beau temps s’arrête, il commence à pleuvoir à verse et je suis sûre d’être trempée.

— Chaque matin, explique la voisine, quand mon mari se réveille, je regarde la direction de son pendule pénien. S’il se dirige à gauche, c’est qu’il fera beau; s’il se dirige à droite, c’est qu’il pleuvra. Ça ne rate jamais.

Un peu désorientée et humiliée par la rapidité et la précision de la réplique, la voisine demande :

— Mais ce pendule est-il toujours en direction et jamais en érection ?

— Non bien sûr, répond la voisine, il y a des jours où il n’est ni à gauche ni à droite. C’est le bon moment pour rester à la maison et lui donner sa correction. Car enfin, il faut être direct, on ne peut pas se promener en ville et se présenter au public dans un état pareil !

Cornemuse de grand stilton

Marquons ici un temps d’arrêt pour réfléchir à la signification que la pensée marmythique attache à ces conduites opposées.

On voit d’abord la langue gauche et la langue droite établies dans une méditation codificassée autour d’un axe proprement météorologique se transférant vers l’axe des conséquences biologiques du climat où une opposition comparable à l’autre par la simplicité peut être rétablie aux moindres frais. N’oublions pas au surplus que cette marmythe se relie d’une part à la diversion des sexes et d’autre part aux deux axes de diamétrie différentielle du vertical et de l’horizontal. Sous sa forme encore équivoque, cette transorientalisation du vertical en horizontal peut être expliquée d’une façon parfaitement imaginaire sous la forme d’une opposition entre la langue ascendante et la langue descente suivant la contrastologie entre la langue haussée et la basse langue par une idachronie synchronisée. Un second contraste, intériorisant et redoublant tout à la fois le premier, fait du couple pendu-rehaussé un signifiant privilégié de l’opposiiton bien et mâle comme la langue bien pendue s’oppose à la langue mâle rehaussée.

Pourtant, et sans que cela soit nettement apparu, nous nous trouvons ici confrontés à un curieux problème. La tribu M considère qu’un pendu s’identifie totalement à une langue bien pendue, ce qui fait qu’on obtient une langue bien pendue par pendaison réalisée par ascendance potencée. On voit bien ce que cela implique : par ascendance la langue bien pendue est rehaussée et la langue mâle par descence est baissée, selon la désorientabilité du zéro absolu et la rotation du « spinn » de l’orientation aléatoire d’une antropie élevée.

Récitation en brie mineur

Comme le linguisme dépend des langues bien pendues, sa fréquence de pension et de suspension s’identifie à la pensée même. Ainsi le pensement de la langue pleine de pendéloquence pendentive s’exprime dans la marmythe de la tribu 14 A sur l’origine de la rependerie du pendard linguiste :

Mm 22

Un prêtre se promène dans un bois en lisant son bréviaire. Il lève soudain les yeux et aperçoit les pieds d’un héros linguiste pendu qui se balancent à hauteur de son front. Il s’empresse de décrocher le suicidé, le rappelle à la vie, puis lui reproche doucement son acte désespéré.

— Qu’est-ce qui vous a poussé à ce crime ? lui demande-t-il.

— Mon père, la vie était trop triste.

— Avez-vous essayé des consolations de la religion ?… Non ?… Eh bien, ouvrez ce livre, vous y trouverez des paroles de réconfort et de bon conseil.

Le ressuscité ouvre au hasard et lit : « Repens-toi ».

Il s’exécute immédiatement, et c’est depuis ce temps que le linguisme s’est abondamment répendu.

Témoin de l’originalité verballistique, cette marmythe se distingue également par une ratiologie si limpide qu’elle défie tout commentaire, se reposant en soi et pour soi.

Cantal B.W.V. 753

La marmythe de 14 A sur l’origine directrice de la gauche et de la droite fait partie d’un groupe homogénital attesté par une marmythe de la tribu M sur l’origine du héros ronflant et couillonné.

Mm 23

*Un ramoneur arrive chez une dame de sa connaissance, qu’il n’a pas vue depuis un certain temps. Il est effrayé en lui voyant le visage défait, les traits tirés, les yeux hagards. Il s’inquiète des motifs de cet état lamentable.

*La dame lui dit :

— Depuis que je suis mariée avec cet homme que tu connais, je ne dors plus; il s’endort avant moi et aussitôt se met à ronfler comme une cheminée. Je ne ferme pas l’œil de la nuit. Je ne sais que faire. Je suis désespérée.

— Ce n’est que cela, répond le ramoneur. Je vais te donner un conseil. Dès qu’il commence à ronfler, écarte-lui bien les jambes et il s’arrêtera.

Une semaine après le ramoneur revient chez la dame pour s’enquérir du résultat. Il la trouve rassérénée, le visage reposé et rayonnant.

Elle le remercie, elle lui exprime sa profonde gratitude et, ne pouvant retenir sa curiosité, lui demande le secret de la méthode.

— C’est très simple, lui dit le ramoneur, quand tu lui écartes les jambes, les couilles tombent et ça ferme le tirage.

Il convient de ne point se laisser impressionner par la déformation rationaliste et fonctionnaliste qu’a subie cette marmythe dans la version ici présentée. La diapo-sition entre l’ultraculination ronflogique et l’infraculination couillonnée évente l’opposition entre le bruit de l’animal sauvage et la semence testiculinaire de la végétation de l’amygdalomorphie nasobème. On voit ainsi apparaître l’image même du séducteur sédentaire, formant, avec ses jambes écartées, le triangle hiérarchique de haut en bas à l’horizontale.

Nous sommes ainsi capables d’avancer une formalité diastructive par distinction entre :

   
  corpusculaires, ondulatoires, animales, végétales
Langues horizontales
Langues verticales
Langue horizontale et gauche
Langue horizontale et droite
Langue verticale et ascendante
Langue verticale et descendante

Marche militaire au Port-Salut

Une marmythe de la tribu 14 A nous renseigne sur l’origine de l’attachement de la notion de bien à l’ascendance et de la notion de mal à la descence :

Mm 24

Deux héros sédenthères prennent le thé dans un salon athégralement culturel.

Le premier, qui fume un cigare, en laisse, par inadvertance, tomber la cendre dans la tasse de son cohéros. Celui-ci, offusthé, tient à protesther par ces mots :

— J’aime mieux monter que descendre.

Sous plusieurs rapports, cette marmythe de 14 A sur l’origine du conflit entre le thé et la cendre offre un caractère remarquable : d’abord la diatraction verticale entre le haut et le bas est ici particulinairement distrait; cette linguorien-tation à double tranchant glossomathique s’enrichit ensuite d’une nouvelle consternation organisée en système cohérent avec le thème oppostulaire entre la cire et le miel grâce au bilinguisme que nous allons étudier et qui exclut toutes les malintendances en renouvelant notre démonstratification ethnogastrique.

Bourrée bleue d’Auvergne

Comme l’oscillation d’une langue ondulatoire à l’horizontale descend et monte et que celle d’une langue à la verticale balance de gauche à droite, la situation est plus compliquée pour la langue ondulatoire et le clischéma présenté ne concerne directement que la langue corpusculaire. Un problème sur lequel nous nous pencherons une autre fois est celui que pose la langue de travers et en biais.

On comprend donc aisément, puisque c’est une évidence cosmologique, que notre concolission désorientale représente le clou de la chrétinologie linguophonique justifiée par tout son clavier clounaire.

Comment se peut-il qu’une impossibition chiodogmatique de la chrétinilogie conforme à la symétrie conclousonnée soit associée à l’expérience clounesque de la maffiance oraisonnable ? Pour résoudre cette difficulté, il faut regarder de près la marmythe de la tribu M sur l’origine de l’orientation clounique :

Mm 25

Deux héros cornicheurs en douteuse réciproque, se chassant l’un l’autre, avaient encadré une image dans l’intention de la clouer à un mur d’accrochage archi-logique. L’un d’eux monte à l’échelle hiérarchitecturale avec un marteau et un clou. Il met la tête du clou contre le mur et commence à frapper sur sa pointe sans parvenir à l’enfoncer malgré tout le déploiement de sa force de frappe.

Le héros resté au pied de l’échelle et qui la tient ferme observe les vaines tentatives de son ami et lui fait remarquer qu’il s’est trompéde clou : « Tu ne vois pas que tu te sers d’un clou structifié pour être planté tête en arrière dans le mur opposé ? »

Dégustanté par cette critique orientale, le héros au faîte de son échelle est pris d’inquiétude jusqu’au moment où, pour son soulagement, il trouve dans sa boîte un clou orienté dans le bon sens. Ainsi peut-il exécuter en vitesse et en clou sûr son travail, accrocher le tableau au clou et terminer l’opération en se clouant dans la bière d’Alsace.

De prime abord, on hésite à admettre qu’il peut y avoir obstrucassité frappante dans la sociophonie dialogique de cette marmythe. Heureusement, nous sommes à même de rectifier cette erreur grâce au compartiment de ladite marmythe avec la marmythe de la tribu 14 A sur l’origine du triangle crucial dont nous ne donnons ici qu’un extrait extraiment raccourci, nanifié en un petit marmython :

Mm 26

Un héros croiseur en train de crucifier Jésus-Christ est pris d’une violente colère et s’écrie à l’adresse du Seigneur : « Croise tes jambes, bordel de Dieu, on n’a que trois clous ».

Ici il est clair que le triangle musiculinaire de l’amorphologie constructive du système trirectangulaire de cette structure est coincidental.

Roquefort pour piano-forte

Il faut à l’évidence trancher net, dans les langues, des mots par nombre de trois afin d’énonger plus facilement la section par des plans d’une parallélité triangulaire au long de la tranchée rigolométrique et douloureuse, soit par voix ferrée soit par voix dentaire, en d’autres termes par le transferre au transcendent, ou encore par pransaction transpassionnée de transpiration transpérente en opposant le fer aux dents et la dent de fer.

La transe étant ce qu’elle est, une langue transmise dépend de sa mise en transe. Il y aurait beaucoup à dire au sujet des différentes transmythations diamé-triques. Nous nous limiterons à la loi gastrologique qui exige qu’une langue soit bien tranchée avant de se mettre à table. Il y a lieu pourtant de distinguer entre les langues naturelles qui ne peuvent être tranchées qu’une seule fois et la langue culturelle qui peut être tranchée et retranchée tant qu’on veut puisqu’elle repousse comme l’atteste la marmythe transmise par la tribu M sur l’origine de la langue retranchée :

Mm 27

Un héros à la langue bien pendue est fait prisonnier par des trancheurs de langues qui lui coupent la langue. Un peu de sang coule, mais l’hémorragie cesse presque aussitôt. Une sorte d’amnésie gagne le héros, il a l’impression de tomber dans le sommeil et il ne ressent pas le tranchement de sa langue; à peine le perçoit-il comme dans un songe. Et le voilà qui se remet à parler sans langue et qui plaisante, disant à l’un de ses bourreaux : « Tâte le terrain. Fourre-moi la main dans la gorge. Là, vas-y, n’aie crainte, je ne te la croquerai pas ! »

Il est ridicule et pitoyable. On lui dit : « Pourquoi tâter? Ta langue, nous l’avons jetée à la rue ! » Et lui de répliquer : * Chiens, enfants du démon ! Eh bien, qu’ils les mangent, mes langues ! »

On lui en avait déjà coupé deux et durant deux années il parla aussi purement qu’avec sa langue. Les deux années écoulées, c’est une autre merveille : ses trois langues apparaissent dans les airs. Il en saisit une et la pose dans sa bouche où elle se fixe. Elle dépasse amplement les lèvres. Elle est un peu émoussée, mais dans un état très suffisant pour être retranchée une nouvelle fois.

Assurant l’identification de la langue avec la causalité, cette mar-mythologie précautionnelle est fort encourageante : elle prouve qu’on peut parler sans langue. La causalité parlamentable prend ici des proportions soucoupieuses ouvrant une vaste perspective interplanétaire à la marmythologie aérolinguistique pleinariste de la plani-métrie plantaire en réfraction verticale à vue d’oiseau.

Gorgon sola mia

Comme la planirostrie de lingui-sition n’offre ni plis ni courbures, ni rides ni ondulations, l’aérolinguistique est obligée de rester dans le domaine de la corpusculite volante.

Un des problèmes les plus inquiétants de l’heure présente, concernant le détachement exolin-guistique, est justement celui des langues volantes. Il domine tout le champ des recherches de l’aérolin-guistique, les savants ne parvenant pas à les identifier, même par l’emploi des instrumentations les plus radarifiées.

Si une langue est une chose ou une chose une langue, au goût de chacun, et si une chose s’identifie par ses attributs, on est condamné à rester coi au sujet des langues volantes puisqu’on ne sait ni à qui ni à quoi les attribuer et qu’elles sont au-dessus de tous et de tout. Quand même elles seraient attachées à quelqu’un ou à quelque chose, nous ne serions pas plus avancés, cette transmorphose faisant qu’elles ne pourraient plus être caractérisées comme des langues volantes.

Certains savants caressent l’hypothèse que les langues volant au-dessus de la tête de quelqu’un pourraient être attribuées au porteur de la tête survolée. Mais pour le prouver il faudrait que le propriétaire céphalaire accepte le voleur glossaire comme attribut. Or toutes les expériences montrent qu’on se heurte alors à un obstacle d’opinion, fondé surtout sur le fait qu’une langue voleuse peut voler d’une tête à l’autre sans fidélificassion absolue. De même que ces langues se promènent un peu partout et que leur stationnement céphaloïde peut être l’effet d’un pur hasard ou d’un caprice désinvolte résultationné par un intérêt propre, de même la tête survoltée peut être l’unique tête au monde qui ignore cette présence dessusive.

On voit ainsi que nous sommes encore loin de la solution de l’identification des langues volantes qui se confondent en fusion avec les assiettes, les soucoupes et autres ustensiles culinomorphes volant dans la cuisine au moment des tempêtes ménagères en suspens dramatique de l’aérolinguistique musiculinaire. La théorie selon laquelle il n’y aurait pas plusieurs langues volantes, mais qu’elles seraient toutes la même langue en apparition et disparition permanente, l’identifie évidemment, mais au prix d’un abandon complet d’attribution, ce qui est contre toute logique.

Concert farci à la salade déserte

et le sexe fin
trempe une langue de glace
dans chaque trou, dans chaque place
que le ciel laisse en avançant.

Antonin Artaud.

Tango à la crème Chantilly renversée

Ayant établi que la langue gauche n’est pas symétrique de la langue droite, nous nous sommes jetés dans une complicrassité strangulante, au moment même où nous voulons étudier la langue et son double dans leur bilatéralité réciprocession-nelle. Comprenons bien que la langue bilatérale est la langue qui se déploie en deux sens opposés. Si le bilinguisme avait été décemment polarisé, on aurait pu le diviser en angle droit à 90°, mais la bilatéralisation se fait toujours en ligne droite, à 180°. Nous trouvons notre salut dans la zéromorphie glossomathique car c’est au point zéro du central téléphonique que se divise la langue bilatérale à sens opposés.

Mais notre salut n’est qu’apparent, et celui qui se croit tiré d’affaire se met le doigt dans l’œil, geste parfaitement vain, l’œil n’ayant aucune importance intellectuaire. La gravitation du problème git dans le fait qu’il est impossible de savoir si la bilatéralisation de la langue est intervenue par la gauche ou par la droite, par le bas ou par le haut. Nous ignorons donc ce qui est premier (ou positif). S’il nous était donné de distinguer l’aile du bilinguisme ayant vertu première ou positive, nous pourrions incontinent appliquer la qualité négative, ou seconde, à l’autre. Rien alors ne serait plus facile que de décider pour le positif, ce qui nous donnerait une pro-position qui se nierait par une négation, et nous mettrions en marche tout le train de la logique. Mais nous connaissons beaucoup plus de minus en logistologologie que d’oppositions bilatérales auxquelles appliquer la symano-métrie du plus et du moins. La symanométrie entre la proposition et la négation n’existe pas. Et cela est fort embarbassant.

Le positif, d’un point de vue musiculinaire, est un petit buffet d’orge, placé ordinairement derrière l’organiste ou à ses pieds. Gardons-nous de soutirer des conclusions préciputaires de ce constat. Nous avons déjà examiné la pose : on peut être pro ou contre, en sorte que nous pouvons établir une pro-et-contreposition, cette dernière étant par définité antilogique. Bien, mais à quoi cela peut-il nous servir? Il faut maintenant trancher en deux la position et retenir la sition. Nous parvenons à une situation double qui nous permet de poser nos consitions face aux positions. Et cette fois nous sommes vraiment sauvés et nous pouvons affirmer que le bilinguisme est con-positionnel, ce qui — de toute évidence — ne sert à rien. Mais en réfutant la fonctionnalité nous nous sommes libérés de ce problème, décidément trop au-dessous de nos ambitions. Et voilà le compotage de notre bilinguisme servi.

Vedette biscuit

Venons-en maintenant aux énigmes du bilinguisme des langues mielleuses. Là nous touchons à un point très important. Le bilinguisme mielleux est pour nous le problème fondamental de l’apiculture linguistique, en ce qu’il hausse la struction allophonique des mots alignés au niveau des mots croisés. Au plan du cercle carré s’ajoute donc la perspective tridémentielle de la sphère cubique.

C’est à l’illustre « Cercle Bilinguistique de Copenhague », honoré d’une subvention, que revient le mérite d’une brillante et exacte description du modèle bicubique du bilinguisme en sphère cubique. On la trouve dans le traité déjà classique Lingvistisk Kubistik contra Bikubisk Bistik, traduit en langue italienne sous le titre Sulla bisticcatione linguistica. Le lecteur est instamment prié d’étudier les dix-huit pages de cet ouvrage qui apportent une précieuse contribution à l’enfoncement du problème bisticologique et apipuncturel.

Pour la première fois y est expliquée et prouvée l’identité absolue du bilinguisme, ou plus précisément de la bilingue, avec la langue des abeilles. En effet, abeille se dit bi en langue Scandinave (en anglais bee), et c’est la ruche des abeilles qui parce qu’elle est ronde, est dite bicube. Cet aspect de la question est traité en profondeur marmythique infiniment caverneuse par Albert Sandklef dans son livre Äldre biskötsel i Sverige och Danmark (Kungl. Vetenskaps och Vitterhets-Samhälles Handlingar. Göteborg. V. fd. Serie A. Bd 6, nr. 3, p. 157, chap. : « Bin och honung i ordspråk, talesätt, och gåta ») où est proposée cette marmythe en forme de devinette populaire fort énigmatique :

Mm 28

A côté de ma maison, il y a une petite maison. Dedans ils scient. Dedans ils pissent, et dedans le paysan trempe son pain. Qui sont les habitants de cette maison ?

Dans son livre savoureux L’Abbesse et son cierge, le symbologue vienno-phile Autruche Levalseur s’ingénie à démontrer que les habitants ne sauraient être que les abeilles, résolvant du même coup le problème du cube sphérique. L’auteur parvient à une conclusion irréfutable en administrant la preuve de l’identité de l’abbé et du bi-skop, preuve qu’il assoit solidement sur l’opposition entre cire et miel. Cire est combustible, tandis que miel est comestible, d’après la formulette formelle formulée par le formulisme russe qui, par diarévolution, transperce le monologue en biologue. La révolution agissant à titre de cire perdue, puisque les bougies font place à l’éclairage électrique, on peut parler de triste cire comme cierge et masculin et l’opposer au miel qui est féminin, cher et lunatique (en anglais : dear honey; en français : lune de miel à la concierge).

Fraises hautbois

La notion de langue binaire couve encore un troisième problème digne d’éclosion intestinale. Il concerne la diaposition entre le langage et la fourchette. La pertinence glossorriorphile des langues, qui ont tendance à fourcher, suppose l’utilisation simultanée d’une bilatéralisation à double sens, laquelle est fréquente chez les vipères. Dans son étude sur la diafourchonnerie glossomathique, le poly-connérologue Marcel Havrenne observe : « Quand la langue fourche, le diable n’est pas loin », ce qui projette de vives lueurs sur l’état des mots.

Ce n’est pas tout. Au moyen de l’aristotélescopie idiolectique, on a eu le bonheur de découvrir une interdépendance entre la fourchette et les dents. A l’extrême, une langue fourchue peut être tridentaire. Ce cas est cependant assez rare, mais alors l’homme devient une bonne fourchette.

La fourchette à dents multiples vaut le peigne. Elle se mue sans peine en peigne; et, dans cet état, elle est très utile à la langue poilue, d’autant plus qu’ensuite elle peut être mangée. Certains même préfèrent les peignes aux huîtres, c’est une question de goût. Assurément, le peigne fait dresser les cheveux de glossoreur.

Au plan gnoséontologique, la bilingue des abeilles sacrées symbolise par conséquent l’ETRE en sa plénitude. Nous en convainc l’immortelle maxime hamlet-triste : « To bee or not to bee » (version anglaise).*

(*) Voir aussi Lord Drone of Queensbury (Hecatombs of Honeycombs, C.U.P., 1931, p. 111): “ To quote a noted mellifactor, Olaus Magnus: Near a beehive it behoves you to beehive yourself… and let us bear in mind the dichotomy between the notions to bee and to hive.”

C’est un fait assez curieux que les bilingues dédoublées, en devenant bi-binaires, peuvent, par leurs mauvais crus, provoquer des cuites offensolennellement hostilisées dont sont victimes les bilingues apipunctuelles agissant contre les bibines bibironnées et bibitaires.

Finale aux pets de nonne

Questa é la danza del Serpente
Che viene giu dal monte,
Per incontrare la sua coda,
Che ha perso un di.

Ma guarda un po,
Sei proprio tu,
Quel pezzetino
Del mio codino.

Ronde enfantine italienne.

Poire à la clarinette

En dépit et au débit de certains recouvrements, ce qu’on aimerait appeler les points d’équilibre sémantique des langues sont différemment placés : certaines langues sont surtout laudatives et relèvent de la glossophilie eulogique; d’autres sont plutôt dépréciatrices et s’expriment par lingophobie illogique. Plusieurs marmythes glossophobes s’offrent à notre disproportion, en de variées variations; nous commençons par la marmythe de la tribu 14 A sur l’origine des maux de langue :

Mm 29

Paolo Uccello est en train de se battre au milieu d’un vaste tissu mental où il a perdu toutes les routes de son âme et jusqu’à la forme et à la suspension de sa réalité.

Quitte ta langue, Paolo Uccello, quitte ta langue, ma langue, ma langue, merde, qui est-ce qui parle, où es-tu ? Outre, outre, Esprit, Esprit, feu, langues de feu, feu, feu, mange ta langue, vieux chien, mange ta langue, mange, etc. J’arrache ma langue.

…Il s’agit d’un problème posé à l’esprit d’Antonin Artaud, mais Antonin Artaud n’a pas besoin de problème, il est déjà assez emmerdé par sa propre pensée, et entre autres faits de s’être rencontré en lui-même, et découvert mauvais acteur, par exemple hier, au cinéma, dans Surcouf, sans encore que cette larve de Petit Paul vienne manger sa langue en lui.

…Il y a un plan pour Paolo Uccello, et un plan pour Brunelleschi et Donatello, et un petit plan pour Selvaggia, la femme de Paolo.

Deux, trois, dix problèmes se sont entrecroisés tout d’un coup avec les zigzags de leurs langues spirituelles et tous les déplacements planétaires de leurs plans…

Un autre variante de cette marmythe, largement répantendue dans la tribu M, réchauffe notre entendement :

Mm 30

La langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici comme un petit feu peut embraser une grande forêt. La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’inicuité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins sont domptées et ont été domptées par la nature humaine; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer : elle est pleine d’un venin mortel, et si la langue ne peut pas dompter l’homme, elle peut en tout cas l’éliminer, ce qui est chose faite.

En cette variante, on notera une répugnation accentuaire. Tout cela peut paraître supernoficiellement déjectural et sépulcratif. On aurait tort pourtant d’en rester à une impression un peu trop pastive. La cuisine doit être éprise à la lettre, qu’elle soit triste ou gaie, belle ou laide selon son humeur. Ainsi la lettrie littéraire représente pour l’illettré une sacrée lechture gourmandoline de l’audioglossométrie. Qu’on veuille bien prendre conscience de la hiérarséismographie de la lechtion sacrée dans l’intervalle de l’intellect et de l’extellect et on percevra lumineusement que l’idiolechture dia-et-triolechtique s’oppose au champ masculin du lèchebien et au champ féminin de la lèchebienne, concrétisant de la sorte l’animalversion entre la langue en chasse et la langue chassée qui chasse le chasseur de langues. C’est ce qui ressort à merveille de la marmythe M sur l’origine du sourire inextinguible dont nous donnons les extraits essangiels :

Mm 31

Le héros lechteur en mangetôt se prépare à la lutte impie avec courange. Une lampe et une langue qui forment un même corps, voilà ce qu’on ne voit pas souvange. Il reconnaît la forme de la lampe; il reconnaît la forme de la langue; mais il ne peut pas les scinder dans son esprit; en effet, dans la réalité, elles sont collées l’une dans l’autre… Le lechteur en mangetôt, pendant qu’il reçoit des blessures cruelles avec un glaive invisible, s’efforce de rapprocher de sa bouche la figure de langue. Celle-ci ne lutte plus que faiblement et l’on voit le motmange où son adversaire pourra l’embrasser à son aise, si c’est ce qu’il veut faire. Eh bien, le motmange est venu. Avec ses muscles, il étrange la gorge de langue, qui ne peut plus respirer, et lui renverse le visange, en l’appuyant sur sa poitrine odieuse.

C’en est fait; quelque chose d’horrible va entrer dans le camp du Gange. Il se pange et porte la langue, imbibée de sa lippe, sur cette moue languélique qui jette des regards supplianges. Il promène quelque temps sa langue sur cette moue. Oh !… voyez !… voyez donc !… la moue blange et rose est devenue noire, comme un marron ! Elle exhaille des miasmes putrides. C’est la langreine; il n’est plus permis d’en loucher. Le mal rangeur s’étange sur toute la figure, et de là, excite furieusement les parties basses; bientôt, tout le corps n’est qu’une vache laie immonde. Lui-même, épouvangé (car il ne croyait pas que sa langue contînt un poison d’une telle violange), il tabasse la lampe et s’en met plein. Une fois dehors, il court comme un insangé à travers les rues, se dirige vers la scène et lange la lampe par-dessus les strapontins. Elle tourbillonne pendant quelques instanges, et s’enfonce définitivement dans les eaux bourbeuses. Depuis ce jour, chaque soir, dès la tombée de la nuit, l’on voit une lampe brillante qui surgit et se maintient, gracieusement, sur la surface du fleuve, à la hauteur du pot à Léon, en portant au lieu d’ange, deux mignonnes langues. Ses flueurs, blanges comme la lumière électrique, effarent les belles des gars qui langent les deux rives, et entre lesquels elle s’avange comme une reine, solitaire, impénétrable, avec un sourire inextinguible, sans que son huile se répande avec amertume. Au commencement, les rats d’eau lui faisaient la chasse, mais elle déjouait ces vains efforts, échappait à toutes les poursuites, en planchant, comme une coquette, et reparaissait, plus loin, à une grande distange. Maintenant, les marins supersyphi-listicieux, lorsqu’ils la voient, râlent vers une érection opposée et retiennent leurs chaussons.

Cette marmythe, dont nous n’avons retenu que les seuls aspects intéressant directement notre dialyse, reflète l’effet lechtoral d’une langue dure sur un objet mou : elle y laisse sa trace gestatoire, en digestion avec l’effet de l’objet dur sur la langue douce. Cette vue se trouve renforcée par la marmythe de la tribu 14 A sur l’origine du digité de la langue propre :

Mm 32

Une belette s’introduit un jour dans l’atelier d’un forgeron. Y apercevant une lime, elle se met à la lècher, si bien qu’à force d’y frotter sa langue celle-ci perd beaucoup de sang. Et la belette lèche le sang avec délice, croyant qu’il provient du fer, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de langue.

Il existe évidentairement un rapport de corrélation et d’opposition entre la lampe et la langue, en diastruction avec l’opposition entre la lime et le sang. Cette diaversion à double sens revêt une importance majeure et nous retiendra plus longtemps que les précédentes.

Tarte à la rigolade

Malgré tout, la glossociété avalentaire et inavalentaire enceinturlure encore un dernier problème emblématique qui fait blémir n’importe quelle langueur par sa profondamentalité linguomorphe : c’est le problème de l’avalancement automobiliaire de sa propre langue. Nous sommes catapultés vers cette ultime possibilité à cause de l’épuisement de toutes les autres.

Dès que nous sommes réduits misérabiliairement à nous contenter de notre propre langue, la situation se compléxuse. Nous commencerons par établir qu’on ne peut pas avaler sa propre langue si elle n’est pas propre. Comment parviendrons-nous à emboutir ce problème ? Il nous faut pour le résoudre, une soudure soutirée de la glossaturation hygiénaire de l’autopropriété, en écho à la recettation R 8 de la tribu 14 A sur la langue à vif. Une sale langue n’est pas propre et si notre propre langue échappe à notre propriété, elle n’est pas propre non plus. Voilà le hic. C’est ce qu’explhic, avec des paroles exquises l’exquimot Abrh.-Isaac Jacobson lorsqu’il précise que la langue privée n’existe pas, sauf si on est privé de la langue, et que, dans ce cas même, la langue privée est l’inexistence langustante.

Banane pour un enfant défunt

Après notre travail énergique à l’effet de réunir des lois éparses en un code, nous avons figuré cette contredanse en queue, ce qui nécessite la codificassion de la langue (de l’italien : coda = queue) ou caudificassion (du latin : cauda), comme on écrivait avant la rhaiphaurme de l’horthaugraffe.

C’est justement au moment où il mange sa propre langue que le problème de la moyenne et de la fin commence à tournebouler le chercheur car la langue moyennante est ici la langue moyennée et l’autojustificassité implique le commencement par la fin qui justifie la moyenne opposant le commencement de la fin à la fin du commencement. On comprend de la sorte par où il faut commencer pour en finir avec sa propre langue. Le rapport sémentiel entre sémenteur et semence est ici semé partouze dans le système démentique, ce qui impose la solution holistique, seule apte à régler l’affaire en nous garantissant la totalité de la succession. Ainsi on se mange tout entier en commençant par la queue qui devient la source culinaire de la marmythilité de la langue pure. C’est là l’objet foncier des desputes entre les marmythes M et les marmythes 14 A sur l’originalité sourcière de la tête à queue, étayées sur le schéma questionneur desputain bien connu : Qu’y avait-il d’abord, ou la queue ou la tête ?

Ce problème disputique posé, qui oppose nos deux tribus supposées, là où la tribu M prétend que la queue en tant que fin est à l’origine de la tête en tant que commencement, la tribu 14 A insiste sur la disposition selon laquelle le mangement en commun, qui est le commangement, représente l’origine musiculinaire, cependant que la queue vient en queue computaine. Nous sommes, dans ces conditions, tenus de nous appuyer sur l’agitation agéologique pour y voir clair. L’ancestronomie agéolo-gique, qui oppose l’âgé au non-âgé, permet d’agir agéologiquement. L’agisation ancestrale se justifie comme moyenne du Moyen Age par le moyen de la médiadam-nation remédionniste de la moyenne normative et statiste, zootyme aussi bien que botyme.

La compote anglaise

La remédiévalutation renaiscensible de l’origine sourcière de la queue entêtée renvoie le pénis fourchu, particulièrement apte à engendrer des jumeaux, à sa seule explication acceptable, celle de son identité avec la langue qui fourche, ce qui confirme les marmythes préhistoriques de la queue languissante et de la langue queurellaire et belliqueue. Bel et bien s’établit ainsi par une juxtaposition desputaine d’origine chthonifiante, en quelque sorte sens dessus dessous à l’horizontale.

Une première hypothèse se présente, qu’il convient d’éliminer. Les préhistoriens estiment que la diaputation imputaine reste computatoire, en rapport relatif avec la pureté de leur propre langue, en vertu de la règle qui veut que « pour le pur tout est pur » et « pour l’impur tout est impur », formule magicologique et antiscientifique inspirée par l’intérêt possible du non-intéressé qui rend chaque propriétaire impropre par définiciabilité. Cela touche à la science intouchable de la puromanie en purée. On constate que la méthode puristique d’une langue appropriée est un faux rejeton putitainifié auquel on peut faire des reciproches renaissensibles, tant il est évident qu’il n’y a pas trente-six solutions solvables pour la liquidation hydrolinguistique.

Ces explications sont fournies en guise de commentaire à un mythe M, d’une significassité préstalinifiée, sur l’origine de la lechture postale dénonçant l’origine dysculinaire de la mauvaise cuisine.

Mm 33

Un héros chasseur parcourait la forêt montagneuse et déserte. Son chien l’accompagnait. Il avait chassé depuis le lever du soleil jusqu’au crépuscule sans avoir pris la moindre nourriture. Il aperçoit soudain une cabane qu’une pancarte désigne comme un hospice pour chasseurs affamés.

Il entre avec son chien dans une petite salle vide et s’assied sur une chaise. Un homme sort de la cuisine et lui demande s’il veut manger. Oui, dit le héros qui, comme on n’offre rien d’autre à son choix, se décide pour le plat du jour. L’homme retourne dans sa cuisine où il s’affaire quelques instants, puis il revient porteur d’un monticule défiant l’analyse qu’il dépose devant le héros affamé.

A peine le héros a-t-il pris une bouchée du plat qu’il ressent une violente envie de vomir. Le plat a un goût immonde. Comme son chien, torturé par la faim, s’agite à ses pieds, le héros pose le plat par terre et laisse le chien le vider. Aussitôt que le chien a terminé son repas, le héros remet l’assiette vide sur la table.

A ce moment le cuisinier qui avait rejoint ses fourneaux et n’avait rien vu du manège jette un regard inquiet par la porte entrebâillée. Quand il aperçoit l’assiette vide il rentre dans la salle et dit avec fierté : « Vous avez tout fini, ça vous a plu, hein ? »

Le héros le regarde calmement et répond : « Non, ça ne m’a pas plu, c’était immangeable. Je l’ai donné à mon chien, il l’a mangé, et regardez la pauvre bête maintenant, elle est en train de se lécher le cul pour ôter le mauvais goût de sa bouche. »

C’est depuis ce temps que les chasseurs emportent toujours dans leur musette des nourritures et des boissons somptueuses quand ils vont à la chasse dans les forêts montagneuses et désertes.

Bien qu’obscure, cette marmythe offre un intérêt particulinaire. Essayons d’avancer d’un repas en confrontant le repassé avec la repassoire du repassage. Nous voyons la purificassité du derrière déboucher sur la langue gastrologique en enlevant le mauvais goût du devant pour aboutir à l’autopourriture par analogement culistique, à l’inverse de la recettation de la tribu 14 A de tradition réformatoire.

Sucette haute-fidélité

Ainsi la ceinture du commencement de la fin se boucle par une antagoni-sation contrastructée entre les deux tribus sur le sujet de la politure de leurs propres langues. Agissant par pure politesse, les sauvages M se mettent en diamétrie linguistique par rapport à la politique pure des sauvages 14 A.

La question policière de cette langue polie nous introduit ici en pleine politique. Mais puisque l’origine hellénaire de la polimarmythologie est incontestablement grecque, nous y trouvons la preuve que la politechnie du polisson politologique repose sur un fondement purement poliarchectique, ce qui nous conduit un peu trop loin.

Il vaut mieux en rester là, et c’est bien ce que nous avons décidé de faire dès lors que la querellation qualitative de notre petite quérimonie quelconque commence à devenir enquêtante pour la questure.

A première vue, cela semble aisé. Un groupe de marmythes sur l’origine du héros abandonné vient pourtant troubler cette belle perspective. Etudions sa version variable dans la tribu M :

Mm 34

Deux héros chasseurs emportent avec eux une charge respectable de provisions complétée d’une douzaine de litres. Après un ou deux exploits singynégé-tiques, la faim les tenaille et ils se libèrent de leur charge pesante en faisant un repas des plus lourds et solides.

Puis ils reprennent leur route chastérielle. Au bout de quelques pas, l’un des héros, en raison d’une digestion accélérée, est pris de l’envie pressante de se soulager du surplus oppressant de sa volumation merdologique compressante.

Son ami, respirant ses intentions, proteste : « Attends un peu qu’on arrive dans un endroit plus tranquille. Tu ne vois pas que ça grouille de vipères ici. C’est trop dangereux. »

L’autre, sous une haute pression émotive, applique seulement à la figure de son ami la parole religieuse de Cambronne, et ne fait ni une ni deux : il baisse son pantalon et s’accroupit pour exécuter son devoir.

A peine a-t-il préludé par quelques flatuosités qu’il se redresse et pousse un hurlement atroce : « J’ai été mordu ! »

L’autre héros, voyant son cohéros tordu de douleur, lui demande s’il se sent capable d’aller jusqu’au prochain village. Non, il ne le peut pas, son état s’aggrave de minute en minute. Alors, l’ami court, éperdu, chercher du secours.

Il arrive au village, mais le médecin est en train de sauver la vie d’une demoiselle de douze ans qui s’enorgueillit d’une fausse couche et il ne peut abandonner sa partouzuriente. En outre, il ne détient pas de produits antivenimeux. « Vous n’avez qu’une chose à faire, explique-t-il, retournez auprès de votre ami, incisez la morsure avec un couteau et sucez jusqu’à ce que le venin soit entièrement extrait. »

Le héros retourne, à toutes jambes, auprès de son partenaire héroïque et lui demande :

— Où as-tu été mordu ?

— Au pénis, sacré nom d’un chien de chasse !

— C’était bien ce que je craignais, dit alors le héros secouriste. Dans ce cas, il n’y a rien à faire. Le médecin a dit que c’était sans espoir.

C’est depuis ce temps que les héros vont aux toilettes avant de partir à la chasse, préférant entre toutes pour des raisons hydrophiles la chasse d’eau.

Tarte au gong

L’aboutismation hiérarchologique de cette dernière marmythe tend vers une suprémastification hérologique de l’hydrolinguisme placé au sommet élémentoriel. Cela nous donne à réfléchir.

De ce promontoire, nous voyons s’ouvrir apparemment une nouvelle prospection panoramique conclounique de l’aspect clôturiel de notre lingothèque incomplète. Et pourtant nous devons, plus que jamais, nous armer d’une réserverbalité extrême à l’égard des fermentations hâtives.

A ce carrefour du bon terme de notre extermination déterminérale, fondée sur un disjoncturalisme consommeillé, il ressort de nos barathèmes, en toute conscience, que nous courons par hasard derrière une démarche logique aux ornières systématiquement prétracées nulle part.

Notre modestie, universellement reconnue, nous autorise à proclamer l’atterrissage, grâce à notre imagénialité, d’une nouvelle science, la seule qui soit au monde et qui ne peut être nomenclôturée que sous le terme exterministe d’utopologie.

La raison de cette réussite réside dans l’utopie de notre sujet, inexistant en tant qu’objet. Ainsi le Monde n’est qu’un journal qui se refait tous les jours, et notre étude n’a pas eu lieu ni même demi-lieu. Notre lecteur a compris que, depuis les premières lignes de ce livre, nous plaidons pour la situgraphie du non-lieu.

Dal capone al fine

Postlude a la fine champagne

Avec moi dieu-le-chien et sa langue
qui comme un trait perce la croûte
de la double calotte en voûte
de la terre qui le démange.

Sous les seins de la terre hideuse
dieu-la-chienne s’est retirée,
des seins de terre et d’eau gelée
qui pourrissent la langue creuse.

Antonin Artaud.

Codi di tromba

En cuisinant ainsi la queue de ce livre, en rapport direct avec son trait vertical et dans son attachement à toutes les figures modernes de valeur musiculinaire, hormis la ronde et la maxime, nous savons que nul n’est plus embarrassé que celui qui tient la queue de la poêle marmythique. Nous espérons pourtant, queue prenante, rentrer avec la queue entre les jambes (son endroitation préférée) sans qu’on nous parle trop du loup leu leu faisant la queue.

Maintenant que notre concert musiculinaire touche à sa fin, nous comprenons que cette fin consistante n’existe pas, puisqu’on passe incontinent du concert au dessert, ce qui s’enserre dans la struction particulinaire de laquelle il découle que le propre de ce livre malpropre et pourtant purile est de n’avoir ni sujet ni objet. En termes anagogiques, il n’a ni commangement ni faim; on peut donc le commanger n’importe où, serait-ce par la faim, tant il s’avère qu’il se fût développé de manière analogue et conologue si son point de départ phonémathologique eût été pris ailleurs dans l’unité dispersonnalisée de notre dinamythologie culinomorphe.

La terminologie clôturologique, en éclairant la butologie de notre téléologie, nous informe que celle-ci n’a pas davantage de fin, la sortie se faisant par le dessert à l’opposé de l’entrée qui est en concert. Après avoir opposé notre service de table d’écoute cuisinielle à la fin du comble, nous désirons que nos lechteurs ne succombent pas sous le poids concombrant de notre cuisine encombrante.

Quelqu’un jugera peut-être bouleversante, ou même révoltante, cette marche militante qui se révolue comme une roue volumineuse. Or nous avons désigné le lieu où ce bouleversement se met en boule carrément cuisinée : dans notre casserole marmythique au fond de laquelle le matérialisme primaire se décompose au profit d’une bouillie concertée d’où s’exhale le fumet de la codifricassité olfactique de notre plat préféré au nom de qui nous souhaitons un bon appétit scientifiquement élogique à tous ceux qui y aspirent.

Soufflé a la trompinette mielleuse

De ce que notre étude n’a ni commencement ni fin, on aurait tort cependant d’inférer qu’elle n’a ni queue ni tête. Bien au contraire, nous nous sommes efforcés de mettre la queue en tête et de faire téter la queue par la tête, en mettant le lechteur tête à tête avec la mythification de la queue entêtée et de la tête enculardée, conséquemment à la marche d’une pensée glossophile qui se dépasse elle-même pour aboutir à la conception immaculée et antisceptique d’un nouveau monde inconceptible de concepts affranchis se définissant sans fin et librement par eux-mêmes selon leurs affinités autoconceptionnelles et où les incompatibilités amorphoniques qu’ils manifestent les uns vis-à-vis des autres, dans l’anarchivolture identique de l’esprit au-delà des images, adhèrent encore à l’expérience concrète de l’abstraction idéologique du monde externe qui se conclut dans l’internat.

Soupir en gélatine

Quand nous considérons sous pareil angle ce texte d’un goût indigeste et confusionaire, nous nous prenons à douter que le public en retire l’impression d’égoutter une œuvre musiculinaire, telle que les plats et plans et l’un et l’autre titulé des chapitres tendent à la lui présenter. Mais après avoir dressé ce constat désabusé, qu’il nous soit permis au moins, en manière de consolation scientifique, de caresser l’espoir objectif que le lechteur, une fois franchies les limites de l’agencement et de l’ennui de nos flexions et réflexions, puisse être, par le mouvement affamé qui l’éloignera de ce livre, transporté en faim, avec bon appétit, vers les marmythes de la musicuisine glosseureuse. Si après cette dégustation dégoûtante, il a des difficultés à fermer sa ceinture, nous l’invitons à la serrer, comme le lui commande le conseil étatologique des dinamythologies sérielles qui le ceinturent déjà. Ensuite, il n’aura qu’à la boucler.

De prima vérabord, quand on projette une étude comme celle-ci, on s’imagine que la cuisine de la langue est l’affaire la plus simple du monde. Vous avez éprouvé avec nous, chairs lechteurs, la confusion diffuse où nous infusons. Mieux que personne, c’est-à-dire mieux que rien, puisque nous savons que personne n’existe, nous avons nette conscience scientifique des acceptions propositionnelles acceptées que nous avons inoculées à quelques termes dérivisionnistes par ci par là, ainsi : dysmor-phosologie, absurdirectionnisme, phonémathologie, disparallélisme, situnomie, dia-et-con-structurationalisme, etc. Nous les avons utilisés pour désignifier de gros paquets de relations dont nous percevons confusément et diffusément qu’elles possèdent quelques insignifiances en commun. Si léger que soit ce livre, il n’est qu’un tout petit bout de la langue, qu’on nous pardonnera peut-être, eu égard à notre profession d’humilité scientifique, d’avoir tiré naïvement, pour notre joie, en long et en large.

A TOUTES FINS INUTILES

Service de table des enluminures

Pages de garde : Congrès de linguistes en plein débat confraternel. Saint-Paul-lès-Dax (Landes), Eglise.

1. Linguiste musiculinaire dans son cours magistral - Songes drolatiques de Pantagruel, attribués à Rabelais, 1565.

2. Déjeuner sur l’herbe. La déesse Kâli, en minijupe embrassée, terrasse son divin époux Shiva ivre- mort. Celui-ci lui a reproché d’exhiber ses conquêtes autour du cou. S’ensuit une rixe générale entre les convives. Kâli, fortement armée et la langue bien pendue, s’apprête à fêter son triomphe conjugal en buvant un bon coup. - Portrait récent de la déesse H. C. Bhargava et Cie, Delhi.

3. Autoportrait d’un linguiste - d’après le Larousse médical.

Héros dénicheurs de langues

4. Dénicheur à cheval à la lance en biais - Recherches sur les superstitions en Chine, par le Père Doré.

5. Dénicheur mithraïque au coutelas vertical - Monnaie de Tarse, époque de Gordien III.

6. Dénicheur à cheval avec dame et lance baissée - Aarhus (Danemark), Cathédrale.

7. Dénicheur à cheval avec dame et glaive brandi - Vandenesse-en-Auxois (Côte-d’Or), Eglise.

8. Archer dénicheur à pied agressant lâchement une langue aux prises avec un maître-coq - Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), Eglise.

9. Opération dénichiaire à la pique en biais - Skåne (Suède).

10. Opération dénichiaire à pied à lance plongeante - Enluminure.

11. Opération dénichiaire à la lance verticale - Tulstrup, Jutland (Danemark).

12. Opération dénichiaire au flamard bien ondulé - Beaune (Côte-d’Or), Eglise Notre-Dame.

13. Opération dénichiaire au braquemart horizontal - Oslo, Universitetets Oldsakssamling.

14. Opération dénichiaire à la lance horizontale - Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme).

15. Opération dénichiaire à l’enfoncement du poignard - Rouen (Seine-Maritime), Cathédrale Notre-Dame.

16. Aire de sédentarisation sauvage des tribus M et 14 A

17. Opération dénichiaire au couteau de chasse - Relief mithraïque.

18. Inspecteur de gueule - Urnes (Norvège), Stavkirke.

19. Ouvreur de gueule - Vézelay (Yonne), Basilique de la Madeleine.

20. Langueyeur aux doigts dans le nez - Vänge, Gotland (Suède).

21. Ouvreuse de gueule au chapeau - Tarot de Marseille.

22. Linguiste démoniaque en tête-bêche instruisant deux élèves en réflexion profonde. - Tarot de Turin.

23. Ecarteur de gueule à langue érectile - Dessin islandais, Copenhague, Bibliothèque Royale, Arnemagnaeiske Samling.

24. Ouvreur de gueule impudique et présomptueux - Origine non-dénichée.

25. Ouvreur de gueule en surplomb - Etendard de mât de bateau viking, bronze doré, Oslo, Universitetets Oldsakssamling.

26. Ouvreur de gueule dégoûté à tête renversée - Soignolles-en-Brie (Seine-et-Marne), Eglise.

27. Ouvreur de gueule à langue ondulée perdant ses chaussettes - Bregninge (Danemark), Eglise.

28. Ouvreur de gueule à l’envers - Victoria and Albert Museum, Londres.

29. Détendeur de gueule sans chaussettes - S. Juan de las Abadesas, Gérone (Espagne).

30. Ouvreur de gueule à la tête portant une cassolette coiffée d’un oiseau - Vase de bronze, Chine.

31. Ouvreur barbu en minijupe d’une gueule de lion doré et assis muni d’une langue affreuse non dorée - Berne (Suisse), monument vicinal.

32. Hydrolinguiste ouvrant une gueule dans l’eau - Manuscrit copte, Bibliothèque Nationale, Paris.

33. Hydrolinguiste avec passager souffrant du mal de mer - Ile de Bali, Musée de l’Homme, Paris.

34. Ouvreur de gueule au restaurant - Reims (Marne), 9, place du Marché.

35. Linguiste runique mettant une main dans la gueule du loup, tout en soutenant de l’autre son menton, tandis qu’un oiseau l’éborgne - Nationalmuseet, Copenhague (en provenance de Skryd- strup).

36. La main dans la gueule jusqu’au coude - Chartres, crypte de Saint-André.

37. La main dans la gueule jusqu’au poignet - Haux (Gironde), Eglise.

38. Linguiste la main dans la gueule soulevé d’enthousiasme - Musée de l’Homme, Paris.

39. Tireur de langue légumineuse explorant distraitement une gueule voisine - Colombiers (Ardèche), Eglise.

40. Les doigts dans la gueule en sabots et souriant - Heddal, Telemark (Norvège), Stavkirke.

41. Linguiste pris en flagrant délit la main dans la gueule et tentant de saisir une autre gueule - Faye-la-Vineuse (Indre-et-Loire), Eglise.

42. Linguiste triomphant devant la foule au cours de l’exposé préliminaire de son sujet sur un animal docile - Nogaro (Gers), Eglise.

43. Linguiste au cours d’un accouplement bestial par la bouche - Espagne.

44. 45. 46. 47. Suite d’opérations linguistiques : a) la gueule ouverte, b) la main dans la gueule avec extraction et sectionnement de langue, c) tâteuse de langue au corps voluptueux, d) se faisant téter par un bilinguiste léchant une autre dame - Huesca (Espagne), cloître de la cathédrale.

48. La main dans la gueule, recherche bilatérale - Limoges, Musée Municipal.

49. Bilinguiste chatouilleur de langues engueulées

50. Bilinguiste unijambiste tâtant deux terrains endo- gueulois à la fois

51. Bilingueuse timide s’exerçant sur deux gueules complaisantes

52. Fils de linguiste en bas âge lancé dans une entreprise bilinguistique démesurée - Bergen (Norvège), Musée Historique.

53. Deux linguistes en coopération manuelle dans une gueule de serpent - Saint-Martin-du-Canigou.

54. Deux linguistes gantés coopérant à l’étude d’une langue commune

55. Linguiste solitaire à triple entreprise, chaque main dans une gueule et la tête approfondissant une étude endolinguistique - Skåne (Suède).

56. Double recherche avec main et pied dans chaque gueule - Enluminure, Bibliothèque de Tours.

57. Linguiste faisant des pieds et des mains pour mettre simultanément quatre langues en lumière (effort méritoire) - Espagne.

58. Equipe de dénicheurs de langues dans leur champ de recherches - Lerida (Espagne).

59. Extraction d’une langue filiforme et flamboyante au chef nidifié d’oiseaux langoureux avec accompagnement de harpes hydrolinguistiques

60. Héros linguistique n’en finissant plus d’extraire une langue légumineuse - Colombiers (Charente-Maritime), Eglise.

61. Grosse langue à pleine main

62. Extrait d’un triomphe de la main-d’œuvre linguistique - Saint-Sever (Landes), Eglise abbatiale.

63. Perforation ferrée à l’estramaçon vertical

64. Accrochage importun d’une langue en chaleur - Berne (Suisse).

65. Langues bien pendues - Berne (Suisse).

66. Crocheteur de langue à la dague affilée - Recherches sur les superstitions en Chine, par le Père Doré, tome XI.

67. Harponneur de langue au glossocatoche, se berçant aux sons d’une harpe éolienne - Conques (Aveyron), détail du portail.

68. Examen d’une langue bien pendue - Goya, Caprices 12 « A caza de dientes ».

69. Débat manuel entre deux héros linguistiques

70. Enfant de linguiste au doigt sur la bouche - Musée du Louvre, Paris.

71. Autolinguiste mettant le doigt dessus - Emblème gréco-iranien (Ulysse ?), Musée de Kaboul.

72. Linguiste runique se tenant la jambe d’une main et cherchant sa langue de l’autre, pendant qu’un oiseau lui arrache un œil - Nationalmuseet, Copenhague.

73. Forgeur de langue au doigt avec soufflet central - Sigurdristningen (Suède).

74. Linguiste rôtisseur de langue suçant son pouce ensanglanté parmi des pépiements d’oiseaux musiculinaires - Oslo, Universitetets Oldsakssamling, Stavkirke.

75. Linguiste assoiffé suçant son pouce - Islande.

76. Autolinguiste se mordant les doigts - Avignon (Vaucluse), Palais des Papes.

77. Démonstration forcée d’un élément contrarié - Delincourt (Oise), Eglise.

78. Linguiste en parastremme indolinguistique - Victoria and Albert Museum, Londres.

79. Autolinguiste dubitatif - Lingspö, Skåne (Suède).

80. Linguiste recherchant sa langue à deux mains - Gerum, Gotland (Suède).

81. Linguiste en parastremme exolinguistique - Linderöd, Skåne (Suède).

82. Parastremme au chapeau linguistique - S. Olof, Skåne (Suède).

83. Groupe de linguistes exposant des théories contradictoires - Jan van Hemessen, Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen.

84. Parastremme à oreilles linguistiques - Chateaudun (Eure-et-Loir), Château.

85. Linguiste se tenant une jambe malade en se réconfortant par la succion appétitive des doigts d’un bras sectionné - Röne, église, Gotland (Suède).

86. Linguiste boiteux au pied arraché dégustant un bras arraché - Mexique.

87. La clé en main sectionnée en main - Skåne (Suède).

88. La langue doigtée - Gaulnay (Vienne), Eglise.

89. La langue à bras - Oyré (Vienne), Eglise.

90. Héros dénicheur déniché en tant que petite langue d’une grosse gueule - Mauprévoir (Vienne).

91. Autolinguiste polyglotte s’écoutant parler - Dessin de Posada dans la revue cubaine « Le crocodile enchaîné ».

92. Héros dénicheur embouché en tant que microlangue d’une grande gueule

93. Equipe de glospéléologues en expédition déni- chiaire dans une grande gueule

94. Linguiste piqué au cœur, à triple convulsion gi- douilloïdale, rejetant sa langue-mère à l’état de fœtus discoureur - Musée de l’Homme, Paris (récade, Dahomey).

95. Héros dénicheur indifférent à l’engueulade - Norvège.

96. Héros dénicheur engoulé en tant que langue de sa propre gueule - Mexique, exp. Petit Palais, Paris, 1962.

97. Héros dénicheur mécontent d’être engueulé - Lund, Skåne (Suède).

98. Héros dénicheur satisfait d’être engueulé - Mexique, exp. Petit Palais, Paris, 1962.

99. Exolangue indogueulaire - Chauvigny (Vienne), Eglise Saint-Pierre.

100. Langue humaine en disparition par les pieds engueulés - Détail d’une peinture sur toile thibétaine, Musée de l’Homme, Paris.

101. La langue humaine d’une gueule dévorante - Goya, Musée du Prado, Madrid.

102. Héros dénicheur avalé en tant que langue serpentine d’un macrostome - Mexique, exp. Petit Palais, Paris, 1962.

103. Equipe de dénicheurs de langues au travail dans une gueule

104. Equipe de dénicheurs de langues au travail sur le plat de la langue - Jérôme Bosch.

105. Tristome à la langue connotée - Détail de « l’Enfer », gravure florentine.

106. Episode énigmatique entre deux linguistes - Fole, Gotland (Suède).

La langue pédale

107. Deux lechteurs greffés à l’arbre de la connaissance - Poitiers (Vienne), Eglise de Moutierneuf.

108. Lechteurs de langue au pot - Poitiers (Vienne), Eglise de Moutierneuf.

109. Deux linguistes lèche-pieds - Poitiers (Vienne), Eglise de Sainte-Radegonde.

110. Buveur de verbes - Dessin d’après une sculpture mithraïque.

111. Linguiste goûtant sa marmythe à l’écumoir - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

112. Deux autres linguistes lèche-pieds - Léon (Espagne).

113. Deux nouveaux linguistes lèche-pieds - Léon (Espagne).

114. Deux immortels linguistes lèche-pieds et buveurs de verbes - San Pedro de la Nave (Espagne).

115. Encore deux linguistes lèche-pieds - Chelles (Seine-et-Marne).

116. Toujours deux linguistes lèche-pieds - Chelles (Seine-et-Marne).

117. Deux sempiternels linguistes lèche-pieds - Saintes (Charente-Maritime).

118. Linguiste passionné baisant un gros orteil - Dessin de Mino Maccari.

119. Situation renversée par deux linguistes mange- pieds - Abbaye de la Sauve Majeure (Gironde).

120. La langue à jambe - Tringvoll (Norvège).

121. La langue à jambe volante - Urnes, Stavkirke, Sognefjord (Norvège).

122. La jambe de bois volante - Espagne.

123. Héros vainqueur et unijambiste - Saint-Papoul (Aude), Eglise.

124. Discussion serrée entre deux linguistes dont l’un essaie de digérer la jambe de bois de son collègue qui tente de lui fracasser le crâne à coups de hache, scène édifiante à laquelle assistent deux disciples aux végétations pendantes - Colombiers (Charente-Maritime), Eglise.

125. Bilinguiste bipédalangue - Musée de l’Homme, Paris (récade, Dahomey).

126. Linguiste effacé ayant emporté son numéro

127. Linguiste parachutiste - Autun (Saône-et-Loire), Cathédrale Saint-Pierre.

128. Les gagnants de la course de fond sur la langue - Lithographie de Topor.

129. Nasobème à l’oreille en rut fumant - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

130. Nasobema lyricum (archipel des Aïeaïeaïes) - Planche de Gérolf Steiner illustrant l’ouvrage « Bau und Leben Rhinogradentia » du Professeur Docteur Harald Stümpke.

131. Voyage au bout de la langue - Tingstüda, Gotland (Suède).

132. Rhinostentor français mononasal - Saint-Pol-de-Léon (Finistère), Eglise Saint-Pol.

133. Rhinostentor français binasal - Rieux-Minervois (Aude), Eglise circulaire.

134. Rhinostentor foetidus (archipel des Aïeaïeaïes) - Planche de Gérolf Steiner, op. cit.

135. Linguisuge qui s’amuse

136. Nasobème sur patins à roulettes avec accompagnement de chants d’oiseaux - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

137. Ventriloquence linguistique - Saintes (Charente-Maritime), Eglise Saint-Eutrope.

138. Festival glossocèle

139. Linguiste du pied à l’oreille - Poitiers (Vienne), Eglise Sainte-Radegonde.

140. Audiolinguisme téléphonétique - Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), Eglise.

141. Autolinguisme de bouche à oreille - Norvège.

142. Linguiste borgne tirant la langue de travers - Stavkirke (Norvège).

143. Coup d’œil sur la linguistique - Sainte-Marie-des-Dames.

144. Volatile donnant un coup d’œil à un linguiste - Enluminure, Bibliothèque de Tours.

145. Le fameux caméléon d’Alfred Jarry, à codificassion gidouilloïdale et à l’œil sexomorphe, sur son support pénien à évaluation spermatosommaire sur- mâlique - Musée de l’Homme, Paris (récade, Dahomey).

146. Linguiste potomorphe et dégueulant - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

147. Linguiste marmythique - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

148. Linguiste s’empoisonnant la marmythe - Dessin de Topor.

149. Cantatrice aux pieds rôtis

150. Linguiste en brochette - Détail de « l’Enfer », gravure florentine.

151. Linguiste mal élevé touillant salement sa marmythe - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

152. Débit et accommodage d’un linguiste

153. Grillade à bouche cousue avec trou à soufflet - Loke, dieu nordique de la flamme, gravure viking, Nationalmuseet, Copenhague.

Le tireur d’élite des langues diversives

154. La langue crâneuse à bouche cousue - Dessin de Topor.

155. Tireur de langue égyptienne - Exp. Grand Palais, Paris.

156. Tireur de langue égyptienne pendant en pendule - Glypthoteket, Copenhague.

157. Portrait d’un linguiste polyglotte - Dessin de Peter Lautrop.

158. Tireur de langue norvégienne - Stavkirke (Norvège).

159. Tireuse de langue hindoue - Musée de l’Homme, Paris, Kâlî, Bénarès.

160. Déjeuner au bois. Ici, encore une fois, Kâlî saute à pieds joints sur son mari Shiva toujours saoul. Une triste scène linguistique qui ne se répète que trop souvent. - Musée de l’Homme, Paris.

161. La langue en lamelle. - Musée de l’Homme, Paris, Kâlî, Khatmandou, Népal.

162. La langue cravate - Motif scythe, British Museum, Londres.

163. La langue triangulaire espagnole

164. La langue japonaise - Collection Wifredo Lam.

165. La langue latilingue - Musée de l’Homme, Paris, Ile de Bali.

166. Tireur de langue mexicaine - Musée de l’Homme, Paris.

167. La langue de bœuf

168. Tireuse de langue africaine

169. La langue maori (de travers) - Musée de l’Homme, Paris, Nouvelle-Zélande.

170. La langue française - Citry (Seine-et-Marne), Eglise.

171. La langue en truelle - Musée de l’Homme, Paris, Nouvelle-Zélande.

172. La langue suspendue, à la napolitaine - Cratère de Vix, détail de l’anse.

173. La langue médusée grecque - Glypthoteket, Copenhague.

174. La langue chinoise - Musée Guimet, Paris.

175. La langue norvégienne - Historisk Museum, Oslo.

176. La langue hollandaise - Amsterdam, enseigne de pharmacie.

177. La langue groenlandaise aux exquis mots - Nationalmuseet, Copenhague.

Les langues élémentales

178. La langue liquide et pétillante - Trondheim (Norvège), Musée.

179. Tiare cornue à langue fluviale

180. Louche à langue saignante - Stavkirke (Norvège).

181. La langue drakkar à feu grégeois - Sognefjord, Musée Heiberg, Kaupangen (Norvège).

182. La langue de feu - Villers-Cotterets (Aisne), Château.

183. Langues de feu volantes avec public enthousiaste - Musée du Prado, Madrid, peinture du Greco.

184. Langue débouchée volante contemplée par cinq muets béats d’admiration - Dessin de Peter Lautrop.

185. La langue de feu d’artifice oriental - Musée de l’Homme, Paris.

186. Langues d’illumination volantes - Aarhus (Danemark), Cathédrale.

187. Langues volantes avec spectateurs et dame indisposée

188. Langue flamboyante se lissant la barbe - Gotland (Suède).

189. Langue pneumatique gonflée par six culicéphales - Dessin de Posada, Cuba.

190. Deux rares langues à plumes ou Glossolytres voraces - San Cugat del Valles (Espagne), ancien monastère bénédictin.

191. Langue bullunatique - Dessin de Chamaco, Cuba.

192. Langue bulle à ample floraison - Moissac (Tarn-et-Garonne), rosace de la porte occidentale.

193. La langue pommée - Dessin de Chamaco, Cuba.

194. La langue étendard au soleil extrêmement orienté - Recherches sur les superstitions en Chine, par le Père Doré, tome XII.

195. La langue universitaire pavée de bonnes intentions - Photo Manuel Bidermanas, « l’Express ».

196. Une pierre (ein Stein) sur la langue scientifique - Pr. Albrecht Einstein à Princeton, photo United Press.

197. Personnage demeuré et accroupi en minijupe et à perruque glossopilaire - Neuvy-Saint-Sépulcre (Indre), Eglise, rotonde.

La langue orientable

198. Langue en tétine légumineuse et ombilicale - Tours (Indre-et-Loire), Bibliothèque.

199. Linguiste hippotêtique se nouant la langue. - Pièce de la mécanique d’un steamer viking, Oslo, musée.

200. La langue gidouilloïde - Brakteat d’or, Nationalmuseet, Copenhague.

201. Langue ondulatoire fortement légumineuse - Sens (Yonne), Cathédrale Saint-Etienne.

202. Langue ondulatoire en confusion turbulente - Stavkirke, Musée de Bergen (Norvège).

203. Langue ondulatoire en cordée boréale - Avallon (Yonne), Eglise Saint-Lazare.

204. Langue ondulatoire involtante - Stavkirke (Norvège).

205. Langue ondulatoire en choucroute frisée - Loccum, Neuburg (Allemagne), Klosterkirche.

206. Langue en volutes trompétantes - Khmer, style d’Angkor Wat, XIIe siècle.

207. Langue en trompette volutante - Laon (Aisne), Cathédrale.

208. Langue rudement ondulée en ascendance réfrénée - Urnes, Stavkirke, Sognefjord (Norvège).

209. Rencontre nodulaire entre une langue ondulée en ascendance et une langue en descence - Urnes, Stavkirke, Sognefjord (Norvège).

210. Langue en tire-bouchon colonial - Gerum, Gotland (Suède).

211. Langue nasobème et coloniale aux narines terrassées - Visby, Gotland (Suède), Musée.

212. Langue en épine triangulaire - Oslo (Norvège), Historisk Museum.

213. Linguiste en chapeau haut-de-forme, à la dentition irrégulière et à la langue décorée des palmes glossonoraires - Dessin de Posada, Cuba.

214. Langue ondulatoire à l’horizontale droite - Carcassonne (Aude), Eglise Saint-Nazaire.

215. Langue ondulatoire à l’horizontale gauche renversée - Sagra di San Michele (Italie).

216. Langue-poutre enchaînée aux gélasines cténo- dontes - Kerfot (Côtes-du-Nord).

217. La langue forgée (remise en état d’une langue usée) - Nicoletto Rosex da Modena, gravure.

218. Linguiste, le feu aux fesses, dissimulant son sexe féminin par l’exhibition d’une langue grossièrement ophistiquée - « L’Invidia » de Giotto, Padoue, chapelle.

La langue zoomorphe

219. Linguiste vipérin

220. Linguiste à la langue venimeuse - Trondheim (Norvège), Musée.

221. Bilinguiste trioculé aux langues dragoniques bavant sur une dame aux seins nus opulents - Musée de l’Homme, Paris, Khatmandou, Népal.

222. Deux bilinguistes charmant des serpents sonnés

223. 224. Bilinguistes en communauté bilatérale - Väskinde, Gotland (Suède).

225. Langue à corde musiculinaire - Trondheim (Norvège), Musée.

226. La langue erratique - Gotland (Suède).

227. La langue ficellogique - Saint-Antoine (Lot-et-Garonne), Eglise.

228. Linguiste affamé aux langues baveuses, en retard pour le déjeuner, rentrant chez lui au galop, en fouettant d’une langue anguiforme sa monture stupéfaite de se sentir un mors linguistique aux dents - Pierre runique, Lund, Musée, Skåne (Suède).

229. Linguiste cacochyme, éméché, frileux et voyageur, à trogne incandescente, sur sa monture enrhumée et guidée par un cache-nez glosso- forme, défendant son morceau contre un jeune confrère avide et pédestre en train de se bronzer parmi les fleurs, tous deux en état de cornification avancée - Manuscrit, Ecole arabe, Bibliothèque Nationale, Paris.

230. Dame linguiste souriante et tireuse de langue, portant un diadème de serpents en rut, des boucles d’oreilles sexomorphes et un collier de perles culturelles - Musée du Louvre, Paris, masque de Gorgone.

231. Assemblée de linguistes échangeant des propos crapuleux - Détail de la tapisserie d’Angers.

232. Insémination glossomathique d’un linguiste par un crapaud - Nord-Ouest du Pacifique.

233. Bilinguiste concupiscent aux langues crapuleuses - Espagne.

234. Bistication entre bicubes et bibites - Livre d’OIaus Magnus, XVIe siècle, Suède.

235. Bilinguiste calamistré aux langues oursines - Saint-Pol-de-Léon (Finistère), Eglise.

La langue et son double

236. Langue fourchue en diapiste bouclée - Musée de l’Homme, Paris, relief mexicain.

237. Dialogue entre deux linguistes en bilatéralisation vomitive, fluviale et bucolique - Londres, British Museum, manuscrit grec.

238. Linguiste à double crochet tonitruant entre deux enclumes à langues du tonnerre - Musée de l’Homme, Paris (Abomey, Dahomey).

239. Linguiste se vantant d’une langue hyperbolique du tonnerre - Musée de l’Homme, Paris (récade, Dahomey).

240. Langue fourchue à double gidouille - Espagne.

241. Langue bifide gonflée à rideaux en mentonnière - Musée de l’Homme, Paris, statuette mexicaine.

242. Langue fourchue à glossographie

243. Bilinguiste à la double morsure cérébrale - Saint-Génard (Deux-Sèvres), Eglise.

244. Bilinguiste au chapeau tricornu à la langue bilatérale et tétue - Tissu péruvien.

245. Langue bilatérale à glossographie dextre - Trondheim (Norvège), Musée.

246. Langue bifide aux circonvolutions nouées - Uppsala (Suède), Musée.

247. Bilingue en superposition initiale à ramages vasculaires - Saint-Menoux (Allier), Eglise.

248. Bilinguiste sévèrement structé à la glossographie vertébrale - Chartres (Eure-et-Loir), Eglise Saint-André.

249. Bilinguiste exorbité et gastrophoral à la dentition malpropre et aux oreilles élocatoires - Caen (Calvados), Eglise Saint-Etienne.

250. Bilinguiste à la moustache royale nasoïde - Oslo (Norvège), Historisk Museum.

251. Bilinguiste furieux aux deux langues de rechange - Oslo (Norvège), Historisk Museum.

252. Bilingue en andouille - Espagne.

253. Bilinguiste hilare à double révolution - Levide, Gotland (Suède).

254. Bilinguiste entreprenant à insinuations suspectes

255. Bilinguiste à double nœud palmé - Urnes, Stavkirke, Sognefjord (Norvège).

256. Bilinguiste feuilleté

257. Bilinguiste biperfide à la face odieuse - Conques (Aveyron).

258. Bilinguiste feuilleté glandulaire - Vendôme (Loir-et-Cher), Eglise de la Trinité.

259. Bilingue botanomorphe trapézoïdale - Aoste (Italie), cathédrale.

260. Bilinguiste viniculaire éméché - Dijon (Côte-d’Or), Musée.

261. Bilinguiste vendangeur à la raie au milieu - Uppsala (Suède), Cathédrale.

262. Deux hydrolinguistes couronnés en affrontement terrifique - Glypthoteket, Copenhague.

263. Deux aérolinguistes dragoniques en accouplement unilingual auprès d’une langue-poutre indifférente - Châtelaudren (Côtes-du-Nord), Chapelle Notre-Dame du Tertre.

264. Conversation entre deux linguistes se pourlèchant les narines - Bergen (Norvège), Musée Historique.

265. Deux aérolinguistes irrités se grattant réciproquement le poitrail en baissant la langue - Le Bouchet (Vienne), Eglise.

266. Deux linguistes bibarbifiant aux langues en faisceau au-dessus d’un pot de fleur - Sognefjord, Musée Heiberg, Kaupangen (Norvège).

267. Deux aérolinguistes à forte aspiration ascendante - Caen (Calvados), Eglise de la Trinité.

268. Deux hydrolinguistes à langue gidouilloïde réconfortant les fesses de deux linguistes fatigués qui appuient leur langue sur un repose-langue - Bergen (Norvège), Musée Historique.

269. Linguiste alangui et lingueuse à lingam - Estampe japonaise.

270. Deux aérolinguistes heureux d’échanger leurs langues après une longue absence - Saulieu (Côte-d’Or), Eglise Saint-Andoche.

271. Partie de rigolade entre deux aérolinguistes - Courmelles (Aisne), Eglise.

La triplicité glossonore

272. Linguiste triglosse succombant sous les trois règnes - Musée de Reims (Marne), pied de candélabre.

273. Linguiste mule rotant ses trois langues - Urnes, Sognefjord (Norvège).

274. Linguiste infect essayant d’impressionner le monde par l’étalage masturbatoire de sa triple langue - Neuvy Saint Sépulcre (Indre), Eglise.

275. Linguiste triglosse et quadrupède - Trèves-Cunault (Maine-et-Loire), Eglise.

276. Linguiste tricéphale, tripède et manchot s’amusant à un jeu bilingue et légumineux - Gothem, Gotland (Suède).

277. Deux linguistes tricéphales communiquant leurs informations par bilinguisme ondulatoire et légumineux - Toscanella (Italie), Eglise Saint-Pierre.

278. Trinité linguistique convergente en assomption zoovégétarienne enveloppant un cavalier dénicheur et sa hache - Oslo (Norvège), Historisk Museum.

279. Trinité linguistique en diaversion haineuse faisant bouillir les légumes du pot-au-feu - Victoria and Albert Museum, Londres, pièce italienne.

280. Trois linguistes constituant un front commun autour d’une langue unique - Saint-Pol-de-Léon (Finistère), Eglise Saint-Pol.

281. Linguiste tricéphale à deux langues bulles aux chairs dégoulinantes - Dessin de Posada, Cuba.

282. Trinité linguistique aux attitudes divergentes (oreille bouchée, menton soutenu, langue tirée avec écartement de gueule) - La Chapelle-sur-Crécy (Charente-Maritime), Eglise.

283. Portrait de Vitello Macchiato au pot de jambe et au pied souffleur - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

284. Trinité linguistique à fondement monothétiste (juif, chrétien, mahométan) crachant feu et flammes malgré la détérioration de ses pieds

285. Linguiste tricéphale aux deux corps zoomorphes rejetant deux langues botanomorphes - Vamlingbo, Gotland (Suède).

286. Autre portrait de Vitello Macchiato se saoulant au soulier - Songes drôlatiques de Pantagruel, 1565.

287. Quatre aérolinguistes venus des quatre points cardinaux cultivant en commun un langage fleuri - Gröllingbo, Gotland (Suède).

288. Deux aérolinguistes bipèdes et monocéphales à langue commune apportant leur nourriture - Glypthoteket, Copenhague, Gorgone.

289. Deux linguistes quadrupèdes monocéphales à langue commune - Lund (Suède), Cathédrale.

La langue universelle et l’univers des langues

290. Concile linguistique avec queues linguifiées combattant une langue œcuménique - Urcel (Aisne), Eglise.

291. L’univers musiculinaire et ses trois zones à langue centrale - Grèce.

292. Langue universelle centrifugeant une cuisine astro-musicale - Mexique.

293. Linguiste quadrupède et bicéphale aux têtes contrariées émettant des propos légumineux - Urnes, Eglise, Sognefjord (Norvège).

294. Linguiste phallique à l’œil aiguisé perforant une langue concurrente - Musée de l’Homme, Paris.

295. Hydrolinguiste à langue aviculaire agitant des ustensiles de cuisine avec sa queue - Océanie, Nouvelle-Irlande.

296. Linguiste à la langue entêtée - Bâle (Suisse), Musée ethnographique (Nouvelles- Hébrides).

297. Deux linguistes aux langues entêtées mélangeant le fil de leurs discours - L’Ile-Bouchard (Indre-et-Loire), Prieuré Saint-Léonard.

298. Linguiste à chignon agressé par un aérolinguo- phage en mauvaise posture - Monastère de Ripoll (Espagne).

299. Linguiste myope privé de lunettes à langue entêtée inverse. - Norvège.

300. Hydrolinguiste à la langue mordue - Yumkie, Uppsala Len (Suède).

301. Linguiste barbu à la langue saisie par un linguo- phage dissimulé sous une feuille de chou - Trondheim (Norvège), Musée.

302. Volatile amateur de langue attaquant un linguiste secouru par un confrère - British Museum, Londres, enluminure.

303. Poisson volant amateur de langue s’attaquant à un linguiste cornu - Océanie, Collection Matta.

304. Serpent à sonnettes amateur de langue jouant avec un linguiste monocéphale à deux corps - Châtellerault (Vienne), Eglise Saint-Jacques.

305. Bilinguiste mordu par ses propres langues codifiées en queues entêtées - Cunault (Maine-et-Loire), Eglise.

306. Linguiste phallique et vulvaire séduisant un ours - La Madeleine (Dordogne), dessin de Leroi Gourhan.

307. Deux bilinguistes en codage culinaire mordus au crâne - Champdeniers (Deux-Sèvres), Eglise.

308. Bilinguiste monocéphale au corps dédoublé et à la langue caudalomorphe - Poitiers (Vienne), Eglise Sainte-Radegonde.

309. Linguiste contorsionniste et lècheculinaire - Urnes, Sognefjord (Norvège).

310. Linguiste avalant sa langue par la queue - Musée de l’Homme, Paris (Cercle d’Abomey, Dahomey).

311. Bilinguiste aux langues botanomorphes essayant d’impressionner deux linguistes caudalomorphes - Le Bouchet (Vienne), Eglise.

312. Linguiste contondant et rébuséphale se pourléchant la queue - Musée de l’Homme, Paris (récade royale du Dahomey).

313. Trois linguistes trompétant feu et flammes à la gloire d’un linguiste caudalomorphe protecteur d’une illustre trinité linguistique insuffisamment abritée sous un chapeau haut-de-forme - Comenius : « Lux in Tenebris », 1657.

314. Linguiste passant le relais à un jeune disciple par codification enchaînée - Scène familiale du jardin zoolinguistique de Copenhague.

315. Linguiste jouant aux osselets encombré par sa langue pustuleuse - Dessin de Pierre Alechinsky.

Les illuminations étant dans ce livre quantitativement encombrantes, nous nous voyons dans l’obligation de déclarer ce qui suit :

Nous regrettons d’avoir dû faire appel à l’Institut Scandinave de Vandalisme Comparé : cet organisme, lamentablement désorganisé, s’est montré incapable de fournir les références précises de la plupart des documents provenant de ses archives anarchitectoniques.

En revanche, il nous est agréable de donner un coup de chapeau à M. François Mathey, conservateur en chef du Musée des Arts Décoratifs à Paris, qui nous a introduit auprès des services impeccables des archives photographiques des Monuments Historiques dont l’amabilité et la diligence sont une des curiosités du monde moderne.

Il nous plaît pareillement de saluer M. Michel Leiris, directeur au Musée de l’Homme, qui nous a guidé dans les fouilles de ses services avec science et bonne humeur.

Bibliographie exhaustive

La graphomanie biblique de la linguistique est d’une richesse et d’une qualité si élevées et si structes que nul ne saurait, sans impertinence, en tamiser les éléments.

Aussi nous garderons-nous de nous déprimer à cette orientation générale par une sélection particulinaire. Du reste, cette biblicothèque s’engrosse à une décadence si accélérée que les informations dont elle s’emphilomêle sont périmées avant de naître. Comme bouée de sauvetage, nous conseillons donc au lecteur et exclusivement le

• Petit Larousse illustré.